Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Itinérances inattendues
Valade Jacques ; Petaux Jean
BORD DE L EAU
22,00 €
Épuisé
EAN :9782356878144
Jacques Valade s'exprime longuement pour la première fois, plus de 60 ans après son premier "engagement public" en tant que doyen de la Faculté des Sciences de l'université de Bordeaux. Homme politique à la carrière nationale (ministre, vice-président du Sénat) et locale (il a présidé successivement le département de la Gironde et la région Aquitaine, en étant par ailleurs adjoint au maire de Bordeaux pendant trente ans), c'est un témoin exceptionnel de la vie politique française qui s'exprime dans ce livre d'entretiens avec Jean Petaux. "Découvert" par Jacques Chaban-Delmas qui le choisit comme suppléant, pour un premier mandat électoral, en août 1970 lors de la fameuse "Bataille de Bordeaux" qui oppose alors le premier ministre en fonction (Chaban) au "duc de Lorraine" (JJSS), Jacques Valade va gravir, une à une, toutes les marches d'un cursus honorum d'abord et avant tout "républicain". L'enfant de Nansouty, né le 4 mai 1930, va terminer sa carrière publique, entre 2008 et 2017, comme ambassadeur thématique pour la coopération décentralisée en Asie. C'est toute son histoire, ses joies, ses échecs, ses bonnes et mauvaises surprises, qu'il nous livre en toute franchise. On y croise Pompidou, Chaban évidemment, Mitterrand, Chirac, Juppé, Sarkozy, mais aussi des "personnalités locales", alliées ou adversaires politiques, parfois un peu des deux. En répondant aux questions de Jean Petaux, Jacques Valade aborde aussi des sujets qui lui sont chers : la coopération décentralisée, la recherche scientifique ou le Japon et la Chine... Tout cela se déguste avec le même plaisir qu'un Médoc ou un Saint-Emilion. Avec un cahier-photos de 16 pages.
Economiste, sociologue, politologue, Vilfredo Pareto (1848-1923) est l'auteur de considérations intempestives. L'ouvrage se propose de montrer comment Pareto a élaboré une sociologie où les dispositifs sociaux s'ajustent aux mécanismes psychologiques.
Valade Bernard ; Fournier Marcel ; Borlandi Massim
L'oeuvre de Durkheim a suscité et suscite des lectures et des interprétations différentes, longtemps accompagnées d'une querelle idéologique, celle que l'institution de la sociologie a provoquée. Le débat sur le sens et la portée de l'entreprise durkheimienne se poursuit donc, sur les fins scientifiques, l'utilité sociale et les dérives idéologiques d'une discipline universitaire dont l'oeuvre de Durkheim constitute l'une des matrices fondatrices. Au début des années 1980 en particulier, fut contestée la vision déterministe de sa sociologie: anti-individualisme, positivisme rigide... Les textes ici rassemblés s'inscrivent dans un courant actuel de relecture des oeuvres de cet auteur, dont le rôle majeur dans l'institution de la sociologie et le développement des sciences sociales est largement admis et reconnu. Ils sont publiés à l'occasion du 150e anniversaire de la naissance de Durkheim (1858-1917). Biographie de l'auteur Ouvrage coordonné par Bernard VALADE, professeur à l'Université Paris Descartes; avec la collaboration de Francis Affergan (Université Paris Descartes), Massimo Borlandi (Université de Turin), Raymond Boudon (membre de l'Institut, Université Paris IV-Sorbonne), Marcel Fournier (Université de Metz) et Patrick Watier (Université de Strasbourg II).
Résumé : Pour le bien des animaux, celui de la planète et pour préserver notre santé, il faudrait de toute urgence renoncer à l'alimentation carnée voire à tous les produits animaux et, en clôturant dix mille ans de vie commune avec les vaches et les brebis, librement consentir à une agriculture sans élevage. Après des décennies de silence médiatique et politique sur la violence industrielle contre les animaux, pourquoi cette soudaine prise de conscience ? C'est en reprenant le fil de l'industrialisation de l'élevage depuis le XIXe siècle et ses liens historiques avec la "cause animale" que l'on peut comprendre la situation actuelle et le développement des start-up de la "viande propre", amie des animaux et des milliardaires. La science et l'industrie, aujourd'hui comme hier, concoctent pour nous "un monde meilleur". Sommes-nous bien sûrs qu'il correspond à nos désirs ?
L'actualité offre le spectacle apparemment paradoxal d'un monde des religions pris en tenaille entre deux familles de formes extrêmes : les unes, si idéologiques donc exclusives qu'elles justifient la violence, même terroriste, pour imposer leurs frontières ; les autres, si utopiques, donc iréniques ou angéliques, qu'elles recherchent une spiritualité dépassant toute espèce de frontière, religieuse ou autre. L'islam contemporain pris entre djihadisme, wahhabisme et soufisme, n'est pas le seul particulièrement affecté par cette contradiction. Elle met aussi es sciences sociales au défi d'en rendre compte. Pour y parvenir, il faut repasser par les grands conflits qui ont structuré les théories du social et de la religion, comme celui de René Girard, avec le structuralisme de Lévi-Strauss. Il faut ensuite reprendre de manière méthodique et critique les concepts de base qui servent à ces sciences, comme le dit Danièle Hervieu-Léger, "à penser la religion", comme "symbolique", "sacré", "violence", "idéologie", "utopie", "sécularisation", "laïcité", "radicalisation", "sacrifice", "autosacrifice", "ascèse", "spiritualité", etc. Aussi le présent ouvrage conjoint-il, à la démarche pédagogique d'un cours d'introduction aux sciences sociales des religions, un questionnement critique de leur opérationnalité. Au final, l'analyse des phénomènes de radicalisation confirme la victoire de la sociologie wébérienne des valeurs sur leur réduction marxiste au matérialisme économique de l'intérêt. Les valeurs et leurs conflits appartiennent à l'infrastructure des sociétés humaines parce que c'est sur leur base que se construisent les identités, les mémoires collectives et leurs frontières, légitimées par les polarisations entre valeurs et antivaleurs. Pour tenter d'expliquer le fonctionnement de cette dialectique, on avance, sous deux néologismes, l'idéal-type de l'"archéoreligion" et de la "pharmac/kologie", deux notions neuves pour deux très vieilles choses, qui concernent la sociologie et la physiologie des émotions collectives. Deux notions qui permettent aussi, par comparaison, de comprendre différentiellement où travaillent les religions historiques d'Orient et d'Occident, comme les grandes idéologies séculières, dans k diversité presque infinie des courants qui les traversent et les opposent non seulement mut autres mais parfois à elles-mêmes.
Pourquoi et comment les jeunes reviennent-ils vivre au domicile de leurs parents ? En quoi ce retour est-il ou non la marque d'un échec sur la voie de l'indépendance ? Auparavant, lorsque les jeunes quittaient le domicile parental pour voler de leurs propres ailes, il s'agissait d'un départ définitif qui marquait l'entrée dans l'âge adulte. Tel était du moins le modèle français. En quoi le retour est-il significatif d'un changement dans ce modèle ? Comment décrire, comprendre et analyser ce changement dans le parcours des jeunes ? En quoi le retour remet-il en question la capacité d'autonomie des individus concernés ? L'auteure apporte un éclairage nouveau sur ce phénomène pour trois raisons essentielles : Premièrement, elle situe le phénomène français dans le contexte international. Deuxièmement, elle met en lumière des parcours sous-tendus par des logiques, non seulement économiques, mais aussi affectives, en décrivant les processus vécus au moment des retours du point de vue des jeunes et de leurs parents. Ressentent-ils les uns et les autres un sentiment d'échec ? Comment les jeunes s'autonomisent-ils ? Comment se passe la cohabitation intergénérationnelle ? Enfin, le livre s'interroge sur la considération que les politiques publiques devraient accorder à ce phénomène qui met en lumière les inégalités sociales au sein de la jeunesse.
Avons-nous (vraiment) bien lu Durkheim et bien saisi toute la radicalité de son geste fondateur de la discipline sociologique ? A lire Anne Rawls, et relire avec elle De la division du travail social, rien n'est moins sûr. Peut-être alors le temps est-il venu, cent ans après la mort de Durkheim, de faire revivre ce texte inaugural. Telle est l'invitation du présent ouvrage. Textes à l'appui. La contribution de la sociologue américaine peut être lue comme une nouvelle préface à l'édition originale de La division du travail social. A ce titre, Durkheim lui aussi et tout autant l'auteur du présent livre, notamment par la publication de sa longue introduction oubliée de 1893. Plus encore, tel un palimpseste, orage convoque tout un ensemble d'auteurs contemporains pour esquisser à l'ombre de l'histoire officielle, une histoire en quelque sorte clandestine de la sociologie, attentive à la créativité des pratiques sociales et à la morale propre aux interactions. Pour autant, cette invitation à découvrir un autre Durkheim, jamais lu (ou presque) - à relire cette Division du travail social revisited -, n'intéressera pas seulement les sociologues, mais aussi les philosophes. En effet, un autre texte s'enchâsse dans cette intrigue, la fameuse Théorie de la justice de John Rawls, le père de l'auteur. Car ce qui est avant tout en jeu dans cette relecture de l'ambition sociologique durkheimienne, c'est aussi et surtout sa dimension politique et toute sa pertinence aujourd'hui pour penser les formes et les conditions d'une société juste. Cette audacieuse lecture de l'oeuvre de Durkheim ne manquera pas de susciter des réactions contrastées tant elle bouscule bien des interprétations convenues de la sociologie durkheimienne. Voire de la sociologie tout court. Elle invitera par ailleurs les philosophes à nouer un dialogue renouvelé entre science sociale et philosophie morale et politique.