Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Documents diplomatiques français 1969. Tome 2 (1er juillet - 31 décembre)
Vaïsse Maurice
P.I.E. P. LANG
100,70 €
Épuisé
EAN :9782875740014
Les premiers pas du nouveau président de la République, Georges Pompidou, sont marqués par l'ouverture dans le domaine de la politique européenne avec au premier chef le déblocage de la question de l'adhésion du Royaume-Uni à la CEE. La proposition du président Pompidou de réunir une conférence au sommet à La Haye (1er et 2 décembre 1969) va dans le sens d'un élargissement et d'un approfondissement des Communautés européennes. Elle se solde par un succès et constitue un bilan favorable pour la France qui sort de l'isolement dans lequel elle se trouvait depuis le veto français de 1967. Au chapitre de l'ouverture, on doit noter aussi la reprise des contacts avec les pays d'Afrique du Nord, marquée par les voyages du nouveau ministre des Affaires étrangères, Maurice Schumann, et par les ventes d'armes à la Libye. Du point de vue des relations franco-américaines, on est exactement à mi-chemin entre continuité et changement. En effet, ces relations étaient en voie d'amélioration sensible dans les derniers mois de l'ère gaullienne – avec l'élection de Georges Pompidou, cette amélioration se confirme, au point qu'il est tout de suite question d'une visite du président de la République aux Etats-Unis. En dehors de ces secteurs, la continuité prévaut et on s'en réjouit à Moscou comme dans les pays arabes. Corollairement, les relations avec Israël ne s'améliorent guère : elles subissent même une de ces fortes tensions qui vont les caractériser au cours de la présidence de Georges Pompidou (vedettes de Cherbourg et vente de Mirage à la Libye). Continuité aussi dans les relations avec les pays d'Afrique noire, dont la situation est celle des pays pauvres qui attendent tout de l'aide française, et qui sont souvent secoués par des coups d'Etat ou des troubles intérieurs, en particulier universitaires. Sur le plan général, la diplomatie française relève qu'aux Nations unies, les petites nations ont mis à profit leur supériorité numérique pour faire échec aux superpuissances, que les groupes autrefois cohérents ont tendance à l'émiettement et font place à des regroupements " d'insatisfaits et d'ambitieux ".
Quelle place pour la France dans le monde? Le demi-siècle qui s'est écoulé a bouleversé le système international. Et cependant, la politique étrangère française, qui porte la marque du fondateur de la Ve République, est restée paradoxalement stable et permanente. Autant les questions de politique intérieure ont divisé les Français, autant la politique étrangère et de défense a participé de ce consensus républicain, qui est une des spécificités françaises. La rupture prônée par Nicolas Sarkozy correspond-elle à l'aggiornamento, maintes fois réclamé, ou est-elle une simple posture? Et si elle est vraiment une rupture, le consensus si prisé ne risque-t-il pas de se rompre? Cet ouvrage se veut d'abord une étude des institutions, des grandes orientations de la politique étrangère et de tous ses agents depuis le début de la Ve République; il est aussi une réflexion sur l'image que la France veut donner d'elle-même: est-elle toujours une grande puissance sans en avoir tous les moyens? Ou doit-elle abandonner toute prétention à la puissance et se convertir en Europe et dans le monde à une diplomatie d'influence? Biographie de l'auteur Maurice Vaïsse est professeur des universités à Sciences Po et responsable de la publication des Documents diplomatiques français (série des années 1960) au ministère français des Affaires étrangères. Il a notamment publié Diplomatie et outil militaire (1871-1991), Le Seuil, 1992; La Grandeur: la politique étrangère du général de Gaulle (1958-1969), Fayard, 1998; Les Relations internationales depuis 1945, Armand Colin (11e édition). 2008.
Ranimer des sentiments de solidarité, affirmer la présence de la France dans les pays "latins" de l'Amérique, proposer une troisième voie dans le contexte de l'affrontement Est/Ouest, tel était l'objectif du général de Gaulle, en s'y rendant deux fois en 1964. Le résultat fut-il à la hauteur des ambitions ? Les contributions rassemblées dans ce volume apportent une réponse nuancée : si l'action politique est restée sans lendemain, pour des raisons à la fois internes et externes, le message de dignité et d'espoir semé par De Gaulle n'a pas été oublié. Avec le soutien de la Fondation Charles de Gaule.
Professeur émérite des universités à Sciences Po. Editeur des Documents diplomatiques français, membre de la commission des Archives diplomatiques, co-directeur de la Revue d'histoire diplomatique et membre du comité de rédaction de la revue Relations internationales.
Résumé : S'il fallait d'un mot résumer ce qui anima tout au long de sa vie l'action du général de Gaulle, c'est évidemment " l'indépendance nationale " ; c'est elle qui le révéla aux Français et aux autres nations de 1940 à 1946, c'est elle aussi qui le guida durant les onze années où fut de nouveau en charge des destinées de la France. Le présent ouvrage constitue la première étude globale sur la politique étrangère de 1958 à 1969 et porte sur tous ses aspects : aussi bien sur les conceptions géopolitiques du Général que sur ses méthodes et sur les hommes qui mirent sa politique en ?uvre ; sur les questions européennes comme sur l'affrontement Est/Ouest, sur les affaires nucléaires comme sur les relations avec le tiers-monde. Maurice Vaïsse s'appuie sur le dépouillement d'archives inédites - françaises et étrangères-, sur des centaines d'ouvrages et des dizaines d'interviews d'acteurs et de témoins. En historien, il restitue toute sa vigueur à une politique servie par une volonté inflexible et dont les Français comme les pays étrangers ne purent à l'époque - et pour cause- saisir la profonde cohérence.
Les dimensions négligées des apprentissages, tel est le propos de cet ouvrage : pourquoi, en effet, ne pas aller voir du côté des " évidences invisibles " que partagent, parfois à leur insu, ceux qui enseignent et apprennent ? Quand se déploient les résultats des neurosciences et du cognitivisme, mais aussi les pratiques massives et souvent peu réfléchies issues du Cadre européen commun de référence, il nous semble urgent de nous distancier de ces discours convenus et contradictoires. Autrement dit, cet ouvrage constitue un lieu d'interrogation formative indispensable pour les enseignants et formateurs, et tous ceux qui apprennent en particulier des langues. Ce qu'on nomme couramment l'intime est en fait ce segment souvent oublié qui relie le " je " de chacun à ses motivations, désirs, attentes, projets et activités. Cet ouvrage explore donc l'intime, en s'appuyant sur des recherches et des expérimentations menées avec des publics variés : enfants et jeunes en situation scolaire, mais aussi migrants apprenant la langue du pays d'accueil, étudiants en formation pour le professorat, étudiants en immersion bilingue, bref tout individu " prenant langue en terre nouvelle "... Ainsi cet ouvrage se donne-t-il pour objectif d'étudier en profondeur les corpus, les situations et les contextes étudiés, en mobilisant de nombreux exemples, notamment issus de moments dans la classe, dans lesquels apparaît l'émergence des différentes dimensions de l'intime et du sujet apprenant.
Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l'objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s'élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d'une histoire fondée sur des sources irréfutables. Puisés dans les fonds d'archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XXe siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d'archivistes et d'historiens.
Dans l'après-guerre comme dans les années 80, la recrudescence des mythes grecs et latins dans une trentaine de romans de langue allemande entraîne un jeu passionnant de narration et de réécriture. Entre création et recréation, la redécouverte d'un mythe interroge à la fois un fondement culturel essentiel et le monde contemporain. Mais le recours au mythe laisse aussi affleurer toute une interrogation sur le genre choisi. Jusqu'où peut aller le roman contemporain quand il véhicule un mythe ? Quatre textes (Der blaue Kammerherr de Wolf von Niebelschütz, Amanda de Irmtraud Morgner, L'esthétique de la résistance de Peter Weiss et Medusa de Stefan Schütz) ont poussé la réflexion jusqu'à penser le renouveau d'un genre, l'épopée, alliant ainsi de façon plus conséquente et plus audacieuse que les autres romans une réflexion sur le fond et sur la forme. Du mythe à l'épopée, c'est le caractère singulier d'une récriture contemporaine qui ressort de cette étude.
Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l'objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s'élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d'une histoire fondée sur des sources irréfutables. Puisés dans les fonds d'archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XXe siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d'archivistes et d'historiens.