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BOROBOUDOUR CHOSES VUES EN EGYPTE LA REUNION
Vailland Roger
GALLIMARD
21,00 €
Épuisé
EAN :9782070240173
Le cours du temps court plus vite que la route du voyage. Mais parfois le voyageur fait la nique à la déroute du temps. Les trois voyages dont on réunit ici le récit qu'en fit Roger Vailland sont sûrement "dépassés" par le temps. L'Indonésie d'aujourd'hui, après le grand massacre des "communistes", n'est plus l'Indonésie que découvre Vailland en 1950, celle du lendemain de l'indépendance et des débuts de la décolonisation. L'Egypte de maintenant laisse mal imaginer ce que put être en 1952 l'Egypte révolutionnaire qui renversa Farouk. (Qui donc, hors les historiens, se souvient que "l'homme fort" là-bas, c'était à l'époque un certain colonel Néguib ?) Quant à La Réunion que visite l'écrivain en 1958, elle a dû bouger elle aussi. Ces voyages datent, et c'est d'ailleurs une des raisons de leur intérêt et un des secrets de leur charme : ils ont la beauté et la précision de très bonnes photographies déjà anciennes. Car une photo commence à être une photo ancienne une minute à peine après avoir été développée. Mais ce qui ne date pas, et ce qui dans ces voyages vaut plus que jamais le déplacement, c'est le voyageur." Bulletin Gallimard, mars 1981.
Résumé : "C'est par son rire enfantin que Frédérique fit son entrée dans notre vie à tous, un soir de juin 1960, au bowling du Point-du-Jour". Il y avait là Rambert et Lou sa vieille épouse, Saint-Genis et Mariline sa maîtresse, une bande d'amis, riches et puissants, liés les uns aux autres par des intérêts d'affaires et toutes sortes de complicités. Et l'auteur, immédiatement fasciné par Frédérique. Ce soir-là, elle "arnaque" les joueurs du bowling. Comme une truite, elle glisse entre les doigts. Elle accompagnera Saint-Genis jusqu'en Californie, mais lui échappera, promet à Rambert de vivre avec lui, mais s'enfuit et provoque sa chute. L'auteur essaie de comprendre, interroge Rambert, Saint-Genis. A l'âge de quatorze ans, Frédérique avait fondé une société secrète, aux rites aussi étranges que ceux des clans primitifs. Avec les années, seule Frédérique est restée fidèle au serment de sa jeunesse. Cela suffit-il à expliquer son pouvoir ? L'auteur peu à peu découvre Frédérique dans toute sa singularité, tandis que le roman continue à se vivre sous ses yeux.
En observant les habitants d'une région du sud de l'Italie, Roger Vailland analyse les différentes classes qui composent une société, leurs querelles intestines, leurs interconnexions et leurs rivalités. Ses personnages, du plus riche au plus pauvre, du plus influent au plus opprimé, mènent un combat incessant pour gravir les échelons du pouvoir, pour assouvir leurs perversions ou pour survivre.
Écrivain né en 1907 à Acy-en-Multien (Oise). Licence de philosophie en 1925. Cofondateur de la revue Le Grand Jeu avec, notamment, René Daumal et Roger Gilbert-Lecomte. Entre dans la Résistance en 1942, devient correspondant de guerre sur le front d'Alsace. Auteur de nombreux romans, d'essais, de pièces de théâtre, de récits historiques et d'Écrits intimes. Mort à Meillonnas (Ain) en 1965.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.