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Rouen sous la IIIe République. Politiques et pratiques culturelles
Vadelorge Loïc ; Chaline Jean-Pierre
PU RENNES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782753500358
Le propos de ce livre est de montrer ce que la vie culturelle d'une grande ville de province doit à la IIIe République. Cette période voit en effet s'affirmer conjointement les premières formes de politiques culturelles publiques, l'essor du secteur associatif et la mise en place d'un marché des loisirs. Le paysage culturel qui s'esquisse ici relève d'une prodigieuse complexité. Le politique entremêle l'État, le département, les grandes villes mais aussi les communes de banlieue. L'associatif, structuré bien avant la loi de 1901, relaye. et hiérarchise la demande sociale. Les industries culturelles enfin établissent leur légitimité au sein des anciens mondes de l'art. Au-delà de l'analyse approfondie de ces structures culturelles, l'ouvrage entend aussi s'interroger sur les débats qui agitent la sphère locale entre 1870 et 1940. Trois sont ici étudiés, qui donnent la mesure de la distance qui sépare cette époque de la nôtre. Le premier, classique pour l'époque, oppose l'Église et l'État, de part et d'autre de la loi de Séparation de 1905. Second débat, tout aussi classique, celui qui oppose culture populaire et culture savante. Ville académique, Rouen s'évertue à préserver son rang artistique et les processus de distinction qui permettent à la bourgeoisie d'exercer une véritable hégémonie culturelle sur la cité. Reste que l'impératif de démocratisation de la culture court d'un bout à l'autre de la période, des universités populaires de 1900 aux espoirs, localement déçus, de 1936. L'histoire de la banlieue éclaire ici l'histoire locale révélant des clivages toujours vivants entre les communes.
Fondée autoritairement en 1819 par la fusion des communes de Saint-Aignan et du Mont-aux-Malades, Mont-Saint-Aignan demeure longtemps un village surplombant Rouen. Cent ans séparent l'urbanisation sous le Second Empire du quartier Saint-André, simple faubourg rouennais et celle du Bois l'Archevêque aux débuts de la Ve république. Le gros bourg où dominent encore les fermes et les herbages connaît alors une mutation analogue à celle des communes riveraines de Rouen et devient en deux décennies une ville de 20 000 habitants. L'objet de ce livre est de faire le récit historique de cette transformation. On trouvera ici les principaux repères de l'histoire de la ville, l'analyse des étapes et des modalités de son urbanisation mais aussi l'explication de sa position actuelle dans la métropole du Grand Rouen. Mont-Saint-Aignan est-elle une commune de banlieue ou une ville nouvelle, le Neuilly rouennais ou un pôle universitaire ? A ces questions et à d'autres, ce livre propose d'apporter des éléments de réflexion historique susceptibles d'éclairer le devenir d'une commune à l'occasion de son bicentenaire.
Résumé : L'action culturelle dans les villes nouvelles a connu plusieurs moments forts. A l'heure où les villes nouvelles rejoignent le droit commun de l'intercommunalité, il est apparu fécond de reconstituer cette histoire à travers archives et témoignages d'acteurs et de répondre à certaines interrogations : Qu'est-il advenu des actions expérimentales initiales ? Dans quelle mesure et dans quels domaines le développement de la vie culturelle doit-il relever de l'initiative communale ou de la solidarité intercommunale ? Quelles nouvelles configurations d'acteurs et quels partenariats se dessinent aujourd'hui dans les jeunes communautés d'agglomération ? Le présent ouvrage - réalisé grâce au programme interministériel d'histoire et d'évaluation des villes nouvelles françaises - vise à répondre à ces questions qui intéressent les élus locaux mais aussi les animateurs et professionnels du secteur culturel et associatif ainsi que les milieux de recherche.
Résumé : Que fait la mobilité aux mondes urbains ? Infrastructures, architectures, technologies, images, pratiques : pour qui s'intéresse aux futurs des villes, à leurs passés et leurs présents, l'imaginaire constitue un champ fécond de compréhension. En scrutant les objets, les langages, les dispositifs, et leurs multiples apparitions, Anne Jarrigeon et Nathalie Roseau explorent, à travers l'imaginaire, l'un des ressorts les plus puissants de l'expérience contemporaine, l'une de ses inséparables conditions : la mobilité. Livre à deux voix, Condition mobile croise les temporalités et les disciplines : l'ethnologie urbaine, l'anthropologie visuelle et la sémiotique pour Anne Jarrigeon, l'architecture, l'aménagement du territoire et l'histoire pour Nathalie Roseau.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?