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Les Solennels
Vaché Jacques ; Sarment Jean ; Allain Patrice
DILECTA
13,00 €
Épuisé
EAN :9782916275208
De Jacques Vaché (1895-1919), ce météore considéré comme une figure fondatrice du surréalisme, la critique s'est employée à faire l'un des modèles de " l'artiste sans ?uvre ". Avec la publication de cet ouvrage intitulé Les Solennels, le mythe du " dandy des tranchées " s'éclaire d'un autre jour. A la veille de la Première Guerre mondiale, Jacques Vaché décide avec Jean Sarment de réunir, sous le titre Les Solennels, des textes courts écrits à quatre mains dans un esprit de satire sociale. C'est ce recueil que nous publions aujourd'hui. Le présent ouvrage contient deux autres textes inédits de la même époque, La Parente pauvre et Ma vie est un long pourrissement, ainsi qu'un portrait littéraire de Jacques Vaché par Jean Sarment, publié pour la première fois. Cette édition est illustrée de plusieurs photographies de Jacques Vaché et Jean Sarment, et de plus de vingt dessins au trait réalisés par Jacques Vaché, beaucoup d'entre eux restant jusqu'ici inconnus.
Jacques Vaché écrit ainsi son existence au front, dans une lettre célèbre à André Breton. Il a alors et pour toujours 23 ans, la Première Guerre mondiale va finir et il devient une légende. Personnage remarquable par son aptitude à résister au désastre, Jacques Vaché instille dans ses Lettres un ton désinvolte et subversif qui dévitalise les nerfs de la guerre et électrise les avant-gardes naissantes.
Jobert Marlène ; Vacher Jean-Jacques ; Gravillon I
Le capitaine Tribord est un drôle de marin: il n'a pas de bateau! Pourtant, chaque jour, il raconte ses expéditions lointaines aux enfants sur le port. Peut-être est-il un menteur? Peut-être pas...
Krosney Herbert ; Vaché Jean ; Rosson Christophe ;
C'est d'une découverte archéologique majeure - la plus spectaculaire depuis les Rouleaux de la Mer morte - dont il est question dans ce livre celle de l'Evangile de Judas. Judas. Le traître de Gethsémani, celui qui embrassa jésus avant de le livrer. Judas, l'homme aux trente deniers, universellement détesté. Rien de bon ne saurait venir d'un tel homme. Et pourtant...Pourtant, cet évangile présente Judas comme celui que Jésus choisit pour le livrer - en somme le plus fidèle de ses disciples ! Mais condamné comme hérétique par l'Eglise, ce texte du IIe siècle devait disparaître dans les oubliettes de l'Histoire.. . Jusqu'à aujourd'hui. Car il s'en est fallu de peu que son message soit perdu pour toujours. Enfoui dans une tombe du désert égyptien pendant dix-sept siècles, le papyrus, découvert lors de fouilles clandestines à la fin des années 70, a circulé sur trois continents et pendant vingt ans dans le monde ténébreux des marchands d'antiquités et certains cercles scientifiques, tout aussi avides. Il a fait l'objet de toutes les convoitises. Manipulé sans ménagement, traité comme une vulgaire marchandise, conservé en dépit du bon sens, congelé, c'est en lambeaux qu'il est parvenu, en 2000, aux experts qui l'ont authentifié, puis au professeur Rodolphe Kasser qui en a entrepris avec une équipe le lent sauvetage. Dans cette enquête fourmillante de personnages et de détails, Herbert Krosney nous fait revivre la véritable histoire de ce texte miraculé.
Non sans humour, le travail de Laure Prouvost joue avec le langage et les codes de notre société, en particulier ceux qui guident l'adolescence. L'instabilité de ce passage de l'enfance à l'âge adulte est au coeur de la réflexion qu'a menée l'artiste au musée départemental d'Art contemporain de Rochechouart en 2015. L'exposition "We Will Go Far" révèle son intérêt pour l'exploration, les rêves d'ailleurs, les pistes mystérieuses. Pensée comme un contre-point, l'exposition "A Way to Leak, Lick, Leek" à la Flax Foundation, à Los Angeles, interroge les mêmes dimensions. L'ouvrage se compose comme un carnet de voyages, au sein duquel se rencontrent les thématiques explorées à Rochechouart et Los Angeles. Deux parties, l'une nourrie de l'exposition française, l'autre de l'exposition américaine, sont séparées par une série de photographies, d'installations, de captures de ses films. A rebours du catalogue classique, le propos tente de dessiner une narration, vécue du point de vue de l'adolescence. En lien avec les thématiques explorées par Laure Prouvost, l'oeil se déplace dans l'ouvrage et l'invitation au voyage se retrouve dans des notes manuscrites de Laure Prouvost, insérées çà et là dans les pages. Ce livre révèle la façon dont les films immersifs, les installations, les dessins et les tapisseries de Laure Prouvost, mêlant représentation du désir, onirisme et description fantasmée de la nature, mettent en péril notre relation au langage et à la compréhension à travers l'intrication de narrations complexes et de moments surréalistes qui nourrissent son approche, inhabituelle, des conventions du cinéma et de l'image. Il est enrichi de textes des commissaires, Annabelle Ténèze et Martha Kirszenbaum, ainsi que d'essais de l'écrivaine américaine Joan Didion (inédit en français) et des auteurs français Mehdi Meklat et Badroudine Saïd Abdallah.
Pour la première exposition à caractère rétrospectif d'Anne et Patrick Poirier en France, le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole réunit une quarantaine d'oeuvres majeures de l'un des tout premiers et rares couples d'artistes. Danger Zones, titre choisi à dessein par Anne et Patrick Poirier, reprend celui donné à l'une de leurs pièces, emblématique et prémonitoire, de 2001. Il témoigne du caractère visionnaire de leurs intuitions, nourries par leur observation attentive et distanciée de l'histoire passée et du cours du monde actuel. Il réaffirme avec éclat la pertinence de leurs questionnements au centre de leur oeuvre polymorphe et poétique : la fragilité des civilisations et de la nature, le rôle primordial de la mémoire et de son fonctionnement, antidote à la tyrannie du temps, les désordres des guerres et les menaces pesant sur la connaissance".
Le bruit des bonbons - The Astounding Eyes of Syria aborde la force de langage de la confiserie et des objets quotidiens. L'oeuvre explore les condensations de l'histoire, la résistance de nos héritages passés. Si le bonbon est un transmetteur universel qui humanise les relations entre les individus, il est ici l'objet moteur qui a le pouvoir de rassembler, de transmettre comme de se souvenir. C'est à travers la confiserie syrienne, que l'installation évoque et partage des souvenirs qui survivent au temps et à l'horreur de la guerre. Elle tisse des temporalités à la fois vraisemblantes et réelles sur fond de traditions partagées. Beaucoup de Syriens se retrouvent aujourd'hui autour de leur héritage vivant dont les souvenirs collectifs et individuels engagent la survie d'un immatériel qu'on ne saurait faire plier, réduire et oublier. Le Louloupti est un véritable petit bonbon qui nous rappelle les Abaib Ghouwar, petits sabots syriens en sucre, le souk d'Al-Hamidiyah et la Booza qui sont aujourd'hui plus que jamais dans la mémoire des Syriens en Jordanie, en France, au Canada, en Italie... Ces confiseries, objets-images et de liens, réparent notre regard et réveillent notre capacité à voir et à mobiliser. Imaginées par Benjamin Loyauté, ces sucreries narratives sont des agents transmetteurs, des actants. Durant plusieurs siècles, les peuples arabes introduisent le sucre dans la pharmacopée. Au XVIe siècle, le sucre était vendu par les apothicaires. Le bonbon avait ses vertus que l'histoire ne lui a pas depuis, reprises. Découverte en Syrie par Max Mallowan en 1937, l'idole aux yeux est une sculpture qui intrigue toujours et dont la fonction n'a jamais été véritablement tranchée. Le Louloupti dessiné à partir de cette archéologie est aussi spéculatif que tangible. En meringue et à la rose de Damas, il aurait aussi la fonction de prolonger le temps et les souvenirs comme de préserver l'avenir... En collectant les mots, les histoires et les "mémoires sucrées" de ses amis syriens sur des cartes postales, l'artiste et designer participe à la protection d'une culture dont la trace forme une armure. L'installation est une expérience "fictio-fonctionnelle" , où les objets-mots ont une force perlocutoire. Benjamin Loyauté utilise pour la première fois le terme design sémantique en 2014. Il définit alors le design comme un langage et développe ses premières installations autour des actes de langage. Il engage depuis une réflexion sur la géopolitique du design, nos sociétés contemporaines et l'ensemble de ses actes conditionnés par la langue, la culture, le temps et l'espace. "Les objets sont comme des mots et mes installations comme des histoires, aussi factuelles que spéculatives elles révèlent nos comportements, affectent nos certitudes et notre perception des choses" . B. L.
Cette exposition vise à montrer que chez Pierre David la représentation du corps tend à contester les codes sociaux qui enferment chacun dans des catégories ethniques, stylistiques et comportementales. Les portraits sans regard (Portraits d'argent), présentent des visages aux yeux clos qui anéantissent toute communication avec l'autre. Les corps étendus sur une table (Dormir) et les corps fragmentés (Modèles, Nu) sont saisis par l'exactitude d'un dessin mimétique au style clinique. Ces témoins de vies mises à nu, sans décorum et sans fard, ces morceaux d'êtres que Pierre David s'applique à représenter, sont la mémoire précieuse (d'or et d'argent) des années et des tragédies de l'existence qui conduisent à l'inexorable déchéance. Les commandes passées à l'artiste par des particuliers ou des institutions permettent de les contextualiser et de leur conférer une humanité. De ce fait, l'oeuvre de Pierre David acquiert une dimension sociale. Les notices accompagnant les oeuvres parviennent à leur donner un souffle, une vie". Caroline Bongard