René Lalique et sa famille, créateurs inventifs, ont créé un style verrier d'une élégance incomparable. Leur ingéniosité nous captive depuis bientôt cent ans. Aujourd'hui, pour la première fois, Les Flacons à Parfum de Lalique répertorie, illustre et commente la production de quelque huit décennies de flaconnage ; certains des 288 modèles reproduits, d'une rareté extrême, étaient jusqu'à ce jour inconnus des collectionneurs et marchands les mieux informés. Tous les flacons présentés ici sont accompagnés d'informations concernant leur signature, leur rareté et leur valeur relatives. Depuis Coty en 1907 jusqu'à Nina Ricci en 1991, Lalique est le grand innovateur du marché des flacons à parfum. Le nom de " Lalique " est synonyme de diversité plastique, de grâce et de présentation élégante. Coty fut le premier parfumeur qui voulut pour ses parfums un conditionnement luxueux : flacons superbes, étiquettes dorées et cartouches moulés pressés, avec écrins de bois et de cuir, doublés de soie. René Lalique, son voisin de la place Vendôme, devait être l'audacieux concepteur et réalisateur de l'objet de luxe convoité. A la suite de Coty, de très nombreux parfumeurs demandèrent à Lalique de créer pour eux des flacons élégants. Ces flacons connaissent une vogue croissante auprès des collectionneurs, désormais disposés à donner des centaines de milliers de francs pour les exemplaires rares de cette production. Les marchés aux puces, les brocanteurs de province et les salles de ventes réservent encore bien des surprises au collectionneur averti. Les musées et les galeries du monde entier ne cessent d'organiser de grandes expositions sur le thème de Lalique. Les Flacons à Parfum de Lalique, livre indispensable pour le collectionneur, sera aussi l'un des fleurons de sa bibliothèque.
Demetrescu Calin ; Buccleuch Richard ; Alcouffe Da
Une contribution majeure à la connaissance du mobilier français des XVIIe et XVIIIe siècles. (Guy-Michel Leproux, Directeur d'études - Ecole des Hautes Etudes, Paris) Cet ouvrage est le fruit d'un travail de recherche mené sur plus de dix ans. Par un dépouillement de nombreux documents d'archives, la plupart inédits, l'auteur révèle des aspects méconnus de la biographie des artisans ayant oeuvré pour le Garde Meuble de la Couronne et pour les Bâtiments du Roi. Cette approche donne vie aux relations de travail - et de famille - au sein d'une véritable nébuleuse d'artisans (menuisiers ébénistes, bronziers, ornemanistes) français et étrangers, catholiques venus d'Italie et protestants venus des pays du nord de l'Europe. Une méthode de travail originale, fondée sur l'approche des séries analogiques, a permis des identifications et des attributions d'oeuvres majeures : notamment à Alexandre-Jean Oppenordt, par exemple, dont la possible collaboration avec André-Charles Boulle est ici mise en évidence. Outre une étude des oeuvres de Domenico Cucci déjà connues, l'auteur propose également une révision des attributions à Pierre Golle ainsi qu'une nouvelle chronologie de l'oeuvre d'André- Charles Boulle. Plus de 400 illustrations en couleur documentent utilement la démarche de l'auteur de cette somme qui comblera tous les admirateurs du Grand Siècle et qui sera un outil de travail indispensable pour les conservateurs de musée comme pour les antiquaires et les collectionneurs.
LE Nissen - comme on dit le Larousse, le Gaffiot ou le Robert- enfin réédité ! Cette biographie de Mozart fut en effet un classique, car elle fut non seulement la première (publiée à Paris chez Garnier Frères en 1869), mais elle a surtout la particularité d'avoir été établie sur la base des documents originaux en mains de Constance, veuve à 29 ans de Wolfgang Amadeus. En 1797 elle rencontre Georg Nikolaus von Nissen, chargé d'affaires du roi du Danemark à Vienne, qu'elle épousera en 1809. Nissen, une fois retraité, projette de rédiger une biographie du compositeur. Il est grandement aidé en cela, d'une part par ce que possédait Constance, et d'autre part par les lettres et papiers de famille que lui confie Nannerl, la soeur aînée de Wolfgang. Il s'agissait à l'époque d'inédits exclusivement. Mais Nissen meurt avant d'avoir pu terminer son travail, et c'est Constance qui, avec l'aide de deux amis proches, achèvera son oeuvre. Publié à Vienne en 1826 d'abord, le livre est composé entre autre de 134 lettres de Léopold Mozart dont de très nombreuses adressées à son fils, et de 116 lettres de Wolfgang, la plupart adressées à sa femme et à son père. Cette très riche correspondance, comportant notamment l'évocation des trois séjours de Mozart à Paris, apporte un éclairage capital sur le processus de travail de Mozart, sur l'évolution de son art, et donne aussi un intéressant aperçu de la vie de famille des Mozart, avec une "couleur" et sur un ton personnel et attachant. Se fondant sur des sources de première main, l'auteur accompagne cette correspondance de commentaires et de témoignages du plus grand intérêt. La traduction et l'adaptation françaises avaient été faites par le musicologue Albert Sowinski, auteur notamment d'une vie de Chopin. Cette biographie de Mozart "pris sur la vie" est une véritable immersion, non seulement dans le vécu du compositeur, mais encore dans la vie musicale pendant la seconde moitié du XVllle siècle. Une partie analytique ainsi qu'un catalogue des oeuvres du compositeur (le premier !) et des annexes complètent ce livre réédité à l'identique de l'original (seul le format a été changé) qui comblera toutes celles et tous ceux qui aiment Mozart, ainsi que tous les mélomanes.
Résumé : Lalique compte assurément parmi les artistes décorateurs les plus célèbres de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Cette correspondance concerne essentiellement l'activité du bijoutier et la période correspondant à l'éclosion et à l'épanouissement de l'Art nouveau. L'ensemble, constitué des lettres échangées par Lalique et son épouse Alice Ledru - qui se donne la mort en 1909 - ainsi que des lettres que lui avaient adressées ses amis et clients - parmi lesquels on pourra citer les peintres Georges Clairin et Edouard Detaille, le richissime collectionneur portugais Calouste Goulbenkian, l'arbitre des élégances parisiennes le comte Robert de Montesquiou et, naturellement, Sarah Bernhardt pour qui Lalique travailla - est inédit. Ce recueil est donc une contribution originale à la connaissance de l'Art nouveau.