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Au bonheur des lettres. Recueil de courriers historiques, inattendus et farfelus
Usher Shaun ; Debru Claude
SOUS SOL
36,00 €
Épuisé
EAN :9782364680388
Editeurs de la revue Feuilleton, nous avons pris l'habitude de publier au sein de notre trimestriel des lettres inédites et étonnantes. Dans nos recherches, un blog anglais a été un précieux vivier, il s'intitule Letters of note. Depuis la création de ce site dirigé par Shaun Usher, le succès ne s'est pas démenti, démontrant qu'Internet pouvait indirectement rendre hommage à la tradition de l'écrit et de l'épistolaire. Fort de ce succès, en octobre 2013, est paru en association avec l'éditeur Canon Gate, une anthologie des plus belles trouvailles du site Internet. Un beau-livre format cartonné de 368 pages imprimé en quadrichromie regroupant 125 lettres de personnalités et d'anonymes. Ces lettres représentent un hommage à l'art de la correspondance, compilant des missives de toute époque, d'anonymes ou de personnalités. On y retrouve le chanteur Elvis proposant au président Nixon sur papier à en-tête d'American Airlines ses services en tant qu'agent double FBI, la Reine Elizabeth II livrant à Eisenhower sa recette personnelle des drop scones... Mais aussi un enfant s'adressant à l'architecte Frank L. Wright afin qu'il dessine les plans de la niche de son chien, Jack l'éventreur narguant la police de Londres, Jack Kerouac conseillant Marlon Brando, ou bien encore, les délicates recommandations adressées par Iggy Pop à une jeune fan en difficulté ; un courrier du scientifique de Francis Crick à son fils, par lequel il lui annonce la découverte de la structure de l'ADN. Drôle, amusant, émouvant, érudit, l'anthologie s'adresse au plus grand nombre et cultive l'art du coq à l'âne sans jamais perdre le lecteur. Outre l'aspect cocasse de certaines lettres, d'autres plus littéraires sont des outils de compréhension de l'oeuvre, que ce soit Virginia Woolf, Dostoïevski, Charles Dickens, Emily Dickinson, Flannery O'Connor, Ernest Hemingway, etc.
Résumé : De fiers mots d'amour aux conseils d'un père expérimenté, d'affectueux remerciements à de colériques reproches, d'un chaleureux adieu à la confession d'une peur partagée, d'Arthur Conan Doyle à Che Guevara, de Nicola Sacco à Barack Obama, du Mahatma Gandhi à Rudyard Kipling, toutes les facettes de la paternité sont ici rassemblées par Shaun Usher. Au bonheur des lettres : Pères réunit des missives poignantes, touchantes, inspirantes ou tragiques écrites par ou pour des pères, explorant cette relation unique, aussi complexe et variée qu'elle puisse être.
Résumé : Shaun Usher revient avec un nouveau millésime de lettres toutes plus savoureuses les unes que les autres : Au bonheur des lettres II, ou comment renouer avec une aventure épistolaire qui en dit souvent autant sur les hommes, l'histoire, la politique, les guerres et les sentiments que la meilleure littérature. 122 lettres où l'humour le dispute au drame et le passé au présent : la confession d'une Jane Austen ayant forcé sur la bouteille, la colère de Michel-Ange, l'enthousiasme de John Lennon, l'ironie d'un Forster Wallace, la tendresse de Che Guevara ou les mots d'adieux de passagers japonais quelques instants avant le crash de leur avion. Des correspondances choisies pour leur intérêt historique, leur fantaisie ou leur poésie. Et c'est génial. Nicolas Carreau, " Le Livre du jour " . C'est un chef-d'oeuvre à chaque page. La Voix du Nord.
Résumé : Les hommes ont commencé à faire des listes bien avant d'écrire des lettres. Ils y consignent l'essentiel de ce qui leur tient à coeur : espoirs et aspirations, préférences et aversions, règles de vie et d'amour, souvenirs et rappels des choses à faire avant de mourir. Listes de courses de Galilée et de Michel-Ange, des livres préférés d'Edith Wharton et d'Ernest Hemingway, des résolutions de nouvelle année de Marilyn Monroe, "to do list" de Johnny Cash, ou encore tentative d'inventaire de Georges Perec composent ici une anthologie riche et visuelle de cent vingt-cinq listes brillantes et fantasques. Shaun Usher, qui a connu un grand succès avec Au bonheur des lettres, s'est plongé dans les archives du monde entier pour produire un recueil original, un surprenant petit bijou d'humanité.
Résumé : Des premiers rougissements de l'émoi amoureux aux reproches de la rupture, des regrets de sentiments cachés à la joie de passions vécues, des courriers du coeur aux bons soins de, de Simone de Beauvoir à Frida Kahlo, de Zora Neale Hurston à John Steinbeck, de Nelson Mandela à Mark Twain, ce sont toutes les facettes de l'amour qui sont ainsi rassemblées par Shaun Usher. Florilège de courriers historiques, inattendus et farfelus, Au bonheur des lettres : Amour réunit des missives poignantes et amusantes, inspirantes et tragiques, où toujours l'amour est au coeur, comme l'on jouerait à détacher des pétales d'une fleur, il m'aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout...
Comme souvent dans les récits de Joseph Mitchell, il ne se passe pas grand-chose, sinon la rencontre entre deux hommes, occasion d'un portrait de ce personnage excentrique - y compris à l'aune des critères de l'auteur, assez élevés en la matière. M. Flood se définit comme un "fruitdemerien" qui, depuis presque six décennies, n'a pratiquement rien mangé d'autre que du poisson, des langues de raie frites, de l'anguille, des palourdes, du crabe et tout ce qui est vendu au marché de Fulton Street. (Les seules exceptions à son régime, ou peu s'en faut, sont les quelques aliments dignes selon lui d'accompagner ces produits de la mer, tels que le pain beurré, les oignons et les pommes de terre au four). Il se dit convaincu que le secret de sa longévité réside dans son régime alimentaire. Lorsque Joseph Mitchell mentionna pour la première fois son nom dans les colonnes du New Yorker en janvier 1944, M. Flood avait quatre-vingt-treize ans et sa principale préoccupation était d'atteindre l'âge de cent quinze ans. C'était bien entendu une idée absurde en soi, mais après avoir fait plus ample connaissance avec le vieux M. Flood, la plupart des lecteurs furent convaincus qu'il y parviendrait. Quoique considéré comme un joyau du journalisme littéraire, le portrait du vieux Flood relève de la fiction de tout premier ordre. Old M. Flood ou l'invention du portrait composite, et tout le reste est littérature.
Plimpton George ; Pons-Reumaux Anatole ; Busnel Fr
Que se passe-t-il quand un écrivain efflanqué au nez fragile affronte un boxeur professionnel ? En 1977, George Plimpton, légende de la presse américaine, âgé de cinquante ans, est sur le point de trouver la réponse. Son insatiable curiosité et son goût pour l'immersion de haut vol le poussent à grimper sur le ring face au champion du monde poids mi-lourd, Archie Moore pour un combat en trois rounds. Journaliste amateur armé d'autant de courage que d'autodérision, il raconte ses trois mois d'entraînement avec humour et force détails, de ses premiers cours de boxe aux éblouissements du combat, "un homme face à un autre dans la configuration la plus élémentaire". Passé le baptême du feu, il poursuit son incursion dans le monde de la boxe suivant Mohamed Ali jusqu'au Zaïre pour assister au fameux Rumble in the Jungle, Ali contre Foreman.
De temps en temps, quelqu'un lâche quelque chose de tellement inattendu que ça en devient magnifique", écrit Joseph Mitchell en préambule de ce recueil au titre teinté d'ironie. Récit choral des bas-fonds de New York, publié à l'origine en 1938, Arrêtez de me casser les oreilles peint en une série d'articles et de portraits un panorama miniature de la Grande Dépression. On repère dans ces premiers textes - sa jeunesse, son enthousiasme, sa gueule de bois et ses imprudences - tout ce qu'il s'est ensuite efforcé de dissimuler. On relève une maturité évidente dans le choix des sujets et un humour désabusé omniprésent, et on décèle d'emblée la marque de fabrique propre aux portraits de Joseph Mitchell - cette empathie pour son prochain, même quand celui-ci est fou à lier, une appréciation anthropologique de ce qui est décalé et raffiné. Des strip-teaseuses du burlesque aux prédicateurs de Harlem, d'un éditeur anarchiste à la tenancière d'un cinéma du Bowery, de la description des antiquités de l'un de ses bars fétiches de Manhattan à l'inventaire des speakeasy de la prohibition, sans oublier des joueurs de baseball en sous-vêtements d'hiver, des prestidigitateurs vaudou, ou une boxeuse qui fut comtesse, toute une galerie de personnages hauts en couleurs.
En 1973, Tom Wolfe inventait l'expression "Nouveau Journalisme' pour désigner ce type de reportage à mi-chemin du récit et du roman. L'auteur de L'Etoffe des héros, lui-même coutumier de cet effacement des frontières entre fiction et non-fiction, théorisait dans l'anthologie réunissant quelques-uns de ces "nouveaux journalistes' (Joan Didion, Norman Mailer, Hunter S. Thompson, Truman Capote, etc.) une écriture qui dans sa forme même se rapprocherait de la littérature mais dont le souci des faits et de leur véracité déterminerait son but : rendre compte du réel, raconter, enquêter, révéler. "Une investigation artistique', écrivait-il, tordant davantage deux termes qui de prime abord semblaient incompatibles. Près de cinquante ans après ce manifeste du Nouveau Journalisme, Robert S. Boynton reprend le flambeau et en actualise le propos en exposant l'importance et la variété du journalisme littéraire contemporain. A travers une série d'entretiens avec les grands noms du reportage, de William Finnegan à Gay Talese, de Michael Lewis à Jane Kramer, l'ouvrage dessine un art du reportage comme l'on écrirait un art du roman. Qu'il s'agisse de Ted Conover exposant ses techniques d'immersion dans une prison d'Etat, ou d'Adrian Nicole LeBlanc racontant dix ans de vie avec une famille du Bronx, ces conversations à bâtons rompus avec des légendes du reportage forment un bréviaire passionnant du genre.