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Une ville. Le quartier du Mirail à Toulouse
Delahaye Luc ; Candilis G ; Josic Alexis
XAVIER BARRAL
22,50 €
Épuisé
EAN :9782915173000
Le quartier du Mirail était un rêve d'urbaniste : "Sur des terrains nus, en bordure du périmètre urbain, une opération d'avant-garde, humaniste par excellence, est en train de naître", c'est ainsi que le Maire de Toulouse, Louis Bazerque, présentait le projet dans les années 60. Cette réalisation utopique ne pu s'adapter aux réalités changeantes de la ville, aux mutations de la société française. Les raisons de l'échec ont été analysées, et le photographe, avec ses outils approximatifs, se contente alors de mesurer l'espace entre l'idéal d'une époque et la réalité d'aujourd'hui. De portes en portes, il entre chez les gens, scrute leur paysage intime ; puis il va au-dehors et cherche ce qui subsiste du rêve. Ce mouvement est multiplié par la présence d'images d'archives et de transcriptions d'entretiens réalisés avec des habitants et l'architecte. La réalité complexe y est mise en scène, avec le soucis de la clarté et un attachement à la poésie des petites choses. Le Mirail apparaît alors comme un observatoire exemplaire, ou une métaphore, de notre société.
Une petite boîte à bijoux qui contient tout le matériel nécessaire pour créer 2 bracelets fleuris en pâte à modeler mousse avec : 2 cordons ciré colorés, 3 sachets de pâte à modeler mousse, 1 tube de paillettes, 1 aiguille en plastique et un livret explicatif de 12 pages.
Pourquoi ce malaise grandissant qui traverse le corps médical, malgré la croissance et l'efficacité des techniques d'objectivation des maux du corps ? Face à la faillite de la normalisation des corps et des pratiques de santé dont il est le témoin, mais dont il se doit pourtant d'appliquer les principes pour "soigner", le médecin se trouve aujourd'hui écartelé entre la tentation du refuge que procure l'ordre collectif et l'illusion séduisante d'une liberté individualiste. Ce livre invite à explorer les fondements de ce dilemme pour en dépasser les apparences, en prenant appui sur ce qui fait sa réalité quotidienne : la relation. L'ombre de la médecine, aux origines bien conservées dans le secret d'un corps médical en souffrance, ne devrait-elle pas être reconnue afin de nous libérer tous du poids d'une santé trop parfaite ? Qu'est-ce qui anime un médecin ? A quelle source puise-t-il ce qu'il nomme vocation ? D'où lui vient ce besoin de passer sa vie au contact de la maladie ? Comment se protège-t-il de ce qui, irrémédiablement, l'attire ? Si la formulation du discours médical repose désormais sur un savoir scientifique, ses réalisations dans l'acte de soin sont grevées par l'ensemble des résistances à la rencontre de l'autre. Retourner alors aux sources du désir médical, en parcourant les modalités et les enjeux de sa formation, tel est le chemin proposé ici pour retrouver ce qui fonde et anime celui qui prétend guérir, en quête des possibilités de continuer à porter aujourd'hui une parole singulière.
L'univers poétique du duo de photographes espagnols Anna Cabrera et Angel Albarrán est ici présenté au fil d'un voyage onirique au pays des oiseaux. 7e titre de la collection "Des Oiseaux" Le temps, la mémoire, la beauté sont des thèmes qui traversent toute l'oeuvre des photographes. " Nous cherchons à expérimenter la beauté de la découverte ", précisent-ils. Entre réel et illusion, l'image interroge notre rapport au monde tangible. " La photographie nous aide à comprendre la réalité, les images sont comme des notes visuelles dans un carnet. " Chaque image est comme une histoire arrêtée. Ses nuances chromatiques, nous immergent dans la couleur. Cabrera et Albarrán utilisent de nombreux procédés : tirage platine, au palladium, cyanotype, gélatine argentique, impression pigmentée... L'image se fait vibration sensible. Pour la collection Des oiseaux, le duo a réalisé des photographies spécialement pour le livre. La beauté de l'éphémère, une certaine mélancolie mais aussi la fragilité de l'instant saisi par l'objectif se révèlent au fil d'images en couleurs mordorées ou en monochrome. Les oiseaux semblent tout droit sortis de contes fantastiques ; ils prennent leur envol sur des surfaces miroitantes, se dispersent parmi de sombres frondaisons. Les cadrages serrés soulignent leur présence physique. Les oiseaux deviennent presque abstraits. Cou souple bicolore d'un couple de cygnes, bec immaculé d'une poule d'eau d'un noir lustré, ailes de palombes déployées aux pennes argentées, plumes de paon au somptueux tombé : le jeu formel des formes sert de contrepoint à la saturation des couleurs. Cabrera et Albarrán laissent l'interprétation de leurs images à la mémoire du spectateur, s'inscrivant dans la démarche de Joan Miró, qui dans son tableau Bird in Space, donne une représentation minimale de l'oiseau, à travers des points ou des ombres, pour laisser voler notre imagination.
Capturer le réel, en saisir ses moindres traces et fragments, telle est la quête de Marie Bovo, photographe qui travaille depuis de nombreuses années sur l'espace et son occupation par diverses communautés. Marseillaise d'adoption, la photographe s'intéresse particulièrement aux zones urbaines ou rurales du bassin méditerranéen et des côtes africaines : cours intérieures ou restaurant kebab à Marseille, camp de Roms dans les faubourgs de cette même ville, appartements vides à Alger ou cuisines aménagées en plein air au Ghana. " C'est moins l'architecture qui m'intéresse, dit-elle, que la façon dont elle est vécue. " La culture méditerranéenne du regard est toujours dérobée. Les images de Marie Bovo donnent à voir les coulisses, ce qui est caché, ce qui demeure dans le silence. Avec une attention constante au cadrage, entendu comme une imbrication d'espaces physiques et mentaux, l'oeuvre de Marie Bovo, qui se construit par séries, questionne la façon dont nous vivons dans certains lieux, publics ou privés. La photographe s'est emparée de son médium : ses temps de pause très longs en lumière naturelle et réalisés à la chambre captent le moindre détail. Le temps et le mouvement sont des composantes avec lesquelles elle construit ses images. Réalisés à l'aube depuis un pont en surplomb d'un camp de Roms ou au crépuscule peu avant l'arrivée des protagonistes venant prendre leur repas ou encore la nuit dans des cours intérieures d'immeubles, l'objectif tourné vers le ciel saisissant le linge suspendu : les photographies de Marie Bovo donnent à voir une vie qui se dérobe. Les objets disparaissent d'une image à l'autre, les lumières se déclinent en teintes presque irréelles, l'image devient picturale. Cette révélation du flux de la vie dans un aller-retour permanent entre passé et présent suggère des récits à venir. Cet ouvrage présente son travail filmique inédit et sa dernière série En Suisse - Le palais du roi.
La maison Vuitton, partenaire de cette publication, ouvrira à cette occasion ses archives. Ses images raconteront certains des voyages évoqués ici. Créatrice de malles aux usages les plus divers et exotiques, elle a accompagné les nouveaux modes de voyages et participé à l'émergence du globe-trotteur moderne. Les nouveaux moyens de transports et équipements qui apparaissent au milieu du XIXe siècle et au début du XXe siècle offrent des moyens inédits pour explorer le monde. Transatlantiques, voitures chenilles, avions longs courriers, zeppelins, trains express permettent des expériences autres du voyage et déploient de nouveaux horizons. Désormais, les pays lointains ne sont plus uniquement accessibles aux seuls aristocrates, explorateurs et aventuriers en tous genres, leur découverte s'ouvrent à des voyageurs aux curiosités multiples : savants, artistes, dandys, archéologues, écrivains, agents secrets, négociants... Pour tous, le monde devient un livre que l'on peut parcourir plus aisément, luxueusement ou de manière pittoresque. Les cinq continents sont sillonnés, traversés, parcourus à pieds, en traîneau, à vélo, en Jeep, en steamer, ou survolés en ballon, hydravion, planeur... Ces moyens de locomotion, nouveaux pour certains, donnent à voir et à percevoir autrement l'espace, les paysages et les lieux, les confins du monde deviennent tangibles. Ces moyens de parcourir le monde constituent également de nouveaux instruments de connaissance. Au fil d'une cinquante d'épopées menées par de grands voyageurs mais aussi par des excentriques, des sportifs, des aventuriers, cet ouvrage évoquera les voyages les plus étonnants menés depuis le milieu du XIXe siècle jusqu'à nos jours.
Je suis partie sans idée préconçue lorsque j'ai entrepris ce long voyage en Orient, j'ignorais que je deviendrais photographe. Je cherchais simplement à découvrir le monde et moi-même. Une photographie n'est pas nécessairement un mensonge mais ce n'est pas la vérité non plus. [...] Il faut être prêt à saluer l'inattendu. Saluer l'inattendu, c'est ce qu'entreprend de faire Martine Franck tout au long de son oeuvre. En témoigne sa pratique photographique, caractérisée par son attrait pour l'instantané, malgré le soin apporté à la composition et au cadrage. Cette monographie, la plus exhaustive à ce jour, est dirigée par Agnès Sire. Le choix des images résulte d'une collaboration avec Martine Franck, avant son décès. La construction chronologique met en lumière l'approche singulière de la photographe, dont les images en noir et blanc sont marquées par la géométrie, les courbes et les lignes. Parmi ses portraits de personnalités et d'artistes, ses photographies des manifestations de Mai 1968 et de carnavals, son étude sur la vieillesse ou encore ses nombreux voyages aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Irlande ou en Asie, on retrouve ses photos emblématiques et d'autres moins connues. Relatant son engagement, ses rencontres, ses idées et cette élégance qui la caractérise si bien.