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Une femme porte-bonheur
Lee Helie ; Perrin-McCraven Clémence
ATELIER CAHIERS
19,00 €
En stock
EAN :9791091555982
En découvrant la vie de sa grand-mère née à Pyongyang à l'aube du XXème siècle, une jeune Américaine ouvre une fenêtre sur l'histoire de la condition féminine en Corée. Avec pour point de départ le besoin intime et universel de concilier son héritage culturel familial avec celui de son pays d'accueil, Helie Lee nous entraîne dans un magnifique récit biographique aux tournures de roman d'aventures historique. Dans une petite maison jaune au coeur du quartier coréen de Los Angeles, Baek Hong-yong, quatre-vingts ans, raconte l'histoire de sa vie à sa petite-fille. Cette dernière vient de rentrer aux Etats-Unis après deux années passées en Corée du Sud et en Chine, où elle était partie se confronter à la culture et à l'histoire des deux femmes qui l'impressionnent le plus : sa mère et sa grand-mère. Baek Hong-yong est née à Pyongyang en 1912, dans une Corée alors unifiée, mais soumise à l'occupation japonaise. Dès l'âge de neuf ans, les rôles prescrits aux femmes - fille obéissante et réservée, ménagère accomplie - lui sont transmis par sa mère. Après un mariage arrangé et la naissance de trois enfants, elle suit son mari quand il décide d'installer sa famille en Chine pour échapper à l'oppression japonaise. En Chine, grâce à son esprit d'entreprise et son sang-froid, elle devient une femme riche et subvient largement aux besoins de sa famille par le traffic d'opium. De retour en Corée après la capitulation du Japon, elle est précipitée dans la guerre civile et doit se battre pour tenter de sauver son mari et ses enfants des communistes qui ont pris le pouvoir à Pyongyang. L'intelligence et la persévérance de l'héroïne, son ingénieuse utilisation des ressources accordées aux femmes dans une société confucéenne pensée par et pour les hommes, sa fidélité à la culture et aux traditions de son pays natal en font un personnage lumineux et attachant, un témoignage unique et historique d'une vie de femme au Pays du Matin calme. Helie Lee est née à Séoul le 29 août 1963. Elle grandit en Californie où sa famille a émigré dans les années 1970. Après des études à UCLA et l'obtention d'une maîtrise en sciences politiques en 1986, elle éprouve le besoin de se confronter à ses racines coréennes et décide de partir en Corée du Sud et en Chine, De cette quête d'identité naîtra son premier récit biographique : "Une femme porte-bonheur" (Still Life with Rice, 1997). En 2002 elle publie une suite : "In the Absence of Sun" (à paraître en français) qui décrit en détail les étapes et les risques pris pour permettre la défection de son oncle et de sa famille de Corée du Nord. Helie Lee réalise également des documentaires et donne régulièrement des conférences sur son double héritage culturel américain et coréen ainsi que sur la question des droits de l'homme pour les réfugiés nord-coréens. Clémence Perrin-McCraven est née aux Etats-Unis de parents français et a passé son enfance sous le soleil d'Amérique latine. Rentrée en France, elle a mené des études de sciences-politiques et d'ingénierie multimédia avant de devenir game-designer, chef de projet numérique, éditrice de guides de voyage et dernièrement technicienne lumière dans le spectacle vivant. C'est à la faveur du confinement qu'elle a repris des études et obtenu un master de traduction littéraire à l'université Diderot, Paris 7, qu'elle a obtenu en 2021. Ce roman est sa troisième traduction.
La possibilité de mettre le reggae au service de la pensée universitaire et de l'utiliser comme un moyen de résolution des problèmes caractéristiques de ce monde peut se vérifier à travers la musique de Tiken Jah. Voilà l'idée essentielle qu'il conviendrait de retenir de ce périple au tréfonds de la musique et des discours de ce reggaeman africain d'origine ivoirienne. Des questions sociologiques, politiques, anthropologiques, métaphysiques, et même économiques sont abordées de belle manière par Tiken Jah. Le recours à ce dernier par des intellectuelles, dans les arènes universitaires, témoigne bien du fait que sa musique n'est pas que dansante ou une simple engueulade fantaisiste de certains dirigeants politiques. Mieux, elle peut guider ou soutenir n'importe quel chercheur en science sociale qui s'intéresse à l'Afrique d'aujourd'hui.
Lee Hyun-young ; Charbonnier Hélène ; Véran Yun-he
Pour Yoon, la rentrée des classes s'avère douloureuse. Ses nouveaux camarades et même sa maîtresse la prennent pour un garçon. Le soir à la maison, Yoon est bien malheureuse. Elle s'interroge sur son apparence devant le miroir. Dans la chambre de sa grande s?ur, elle trouve un joli serre-tête et deux mèches de cheveux bouclés. Et Yoon a une idée ! Car elle est bien déterminée, demain à l'école, à lever toute ambiguïté !
Le Nègre au chapeau relate l'extraordinaire destin du Jamaïcain Marcus Garvey (1887-1940), considéré comme le " père " du panafricanisme et l'un des intellectuels noirs les plus influents du 20e siècle. Loin de l'hagiographie, cette dense biographie, saluée par la critique britannique et traduite pour la première fois en français, s'attache à révéler la complexité et les paradoxes de la personnalité de ce leader charismatique que ses détracteurs n'hésitèrent pas à traiter de démagogue, voire de charlatan. L'ascension fulgurante et mondiale d'un leader noir : Activiste infatigable se consacrant à l'émancipation de son peuple, Garvey prône le retour en Afrique des Noirs de la diaspora avec le mouvement " Back to Africa ". En parallèle, il multiplie les initiatives pour l'indépendance économique des Noirs à l'image de la Black Star Line, une compagnie maritime censée servir au projet de rapatriement en Afrique. Il connaît alors une ascension fulgurante et devient, dans les années 1920 et 1930, un leader noir mondialement connu, perçu comme un prophète par ses admirateurs qui le surnomment le Moïse noir. Son discours éthiopianiste est un des piliers fondateurs de la pensée rastafari, ce mouvement religieux et contestataire, popularisés par Bob Marley et le Reggae, si indissociables de la Jamaïque. Marcus Garvey meurt seul à Londres, le 10 juin 1940, ostracisé tandis que son mouvement se délite.
Quand je me déshabille, je suis la nature. Quand je m'habille, je suis la culture". Ces mots résument la philosophie de Lee Young-hee (1936-2018), grande figure de la mode coréenne dont la collection a rejoint le musée national des arts asiatiques - Guimet. Dédiant son art à la diffusion des traditions de son pays, Lee Young-hee s'est attelée à de minutieuses reconstitutions des habits de cour et d'apparat de l'époque Joseon (1392-1910). Elle a su imposer son style en réinventant le hanbok, le costume traditionnel coréen, avec des créations et pièces de haute couture fluides et vaporeuses, aux formes libérées. Des vêtements faits de rêve et de vent.
Cette longue nouvelle de l écrivaine Pak Wan-seo met en scène une gynécologue « accoucheuse d anges » dans le Séoul des années 1980 à trois de jours de prendre sa retraite. Pendant ces 3 dernières longues journées d automne, elle fait le bilan des trente années écoulées et se demande désespérément s il lui sera donnée une dernière chance de mettre au monde un enfant vivant. A travers ce portrait sans concession d une femme face à son destin, c est un tableau de la Corée contemporaine que dresse, non sans humour, Pak Wan-seo. Comme toujours chez ce grand auteur, derrière le masque grimaçant des personnages et de leur misère, se cache un profond humanisme qui donne une résonance universelle à ce très beau texte coréen.
La question du lieu nous est apparu comme le point de rencontre concret de la théorie et de la pratique, là où s'articulent l'habiter et l'aménager. Le lieu est ce dont on doit parfois rendre compte mais également celui dont on est toujours responsable, dont on doit s'occuper ; dont on s'entretient et que l'on doit entretenir. Cette rencontre tenta de mettre à jour ce qui, dans l'héritage de traditions éloignées mais dans l'actualité d'une contemporanéité convergente, fait la question du lieu et les moyens d'y répondre.
George Orwell's dystopian masterpiece, Nineteen Eighty-Four is perhaps the most pervasively influential book of the twentieth century, making famous Big Brother, newspeak and Room 101.'Who controls the past controls the future: who controls the present controls the past'Hidden away in the Record Department of the sprawling Ministry of Truth, Winston Smith skilfully rewrites the past to suit the needs of the Party. Yet he inwardly rebels against the totalitarian world he lives in, which demands absolute obedience and controls him through the all-seeing telescreens and the watchful eye of Big Brother, symbolic head of the Party. In his longing for truth and liberty, Smith begins a secret love affair with a fellow-worker Julia, but soon discovers the true price of freedom is betrayal.Eric Arthur Blair (1903-1950), better known by his pen-name, George Orwell, was born in India, where his father worked for the Civil Service. An author and journalist, Orwell was one of the most prominent and influential figures in twentieth-century literature. His unique political allegory Animal Farm was published in 1945, and it was this novel, together with the dystopia of Nineteen Eighty-Four (1949), which brought him world-wide fame. All his novels and non-fiction, including Burmese Days (1934), Down and Out in Paris and London (1933), The Road to Wigan Pier (1937) and Homage to Catalonia (1938) are published in Penguin Modern Classics. If you enjoyed Nineteen Eighty-Four, you might like Orwell's Animal Farm, also available in Penguin Great Orwell.'His final masterpiece... enthralling and indispensible for understanding modern history'Timothy Garton-Ash, New York Review of Books'The book of the twentieth century... haunts us with an ever-darker relevance'Independent
Herzog est le roman d?un homme en plein effondrement. Le contexte historique est celui de l?époque où écrit Bellow: le mur de Berlin, la décolonisation, l?exploration de l?espace? Moses Herzog, lui, s?enfonce dans la mélancolie, fait le tour de ses malheurs en quête d?un sens qui lui serait dérobé. Hanté par ses désordres privés, il ne l?est pas moins par la duplicité de la vie publique et par un sentiment d?universelle défaite morale. Ce n?est pas seulement la question de son seul destin qu?Herzog veut résoudre, il voudrait tirer les hommes de leur coma.Sa colère contre Mady, sa seconde épouse partie avec son meilleur ami, un bellâtre rouquin, minable poète à jambe de bois, entrave son généreux projet. Mais Herzog ne se laisse pas démonter: pour faire connaître au monde le contenu de ses accusations fortement argumentées, il écrit. D?abord à ses amis, à ses épouses, au pape, à Eisenhower, aux psychiatres, au « Monsignor » qui a converti Mady au christianisme, à Sono sa maîtresse japonaise. Puis, à mesure que son état de souffrance s?aggrave, il s?adresse aussi aux morts: à sa mère dont il a négligé la tombe, à Spinoza avec lequel il se querelle, à Nietzsche auquel il tient à dire son fait, et finalement à Dieu. Le rythme des lettres, de plus en plus comiques à mesure que Herzog se dégrade, scande tout le roman. Mais les personnages deviennent aussi de plus en plus comiques et délabrés?La virtuosité avec laquelle sont traités les flux et reflux de la conscience, la manière dont ils convergent puis se défont au gré des circonstances, emporte le lecteur: c?est au prix de ce combat de gladiateur que, dans le sillage d?Herzog, nous apprenons ce que signifie d?accéder pleinement à l?humanité.La Planète de Mr Sammler: Mr Sammler est un universitaire, un Juif polonais spécialiste de poésie anglaise. Il est un survivant de l?extermination, resté vivant sous un tas de cadavres. Il s'est caché dans la forêt, il a tué, il a perdu un oeil. C?est son neveu qui a réussi à le faire venir à New York.Tout commence dans un autobus à Broadway où, pour le malheur de Mr Sammler, son unique oeil valide aperçoit ce qu?il ne devrait pas voir: un pickpocket noir en train de commettre un vol. Cet oeil fait comme s?il n?avait rien vu. Mais le Noir a vu qu?il voyait. La tension dramatique est déjà là. Nous supposons que ce qui va suivre sera horrible, et c?est horrible. Mr Sammler, qui a alors plus de 70 ans, n?imagine pourtant pas qu?après ce qu?il a vécu, il aurait droit à un peu de paix. Il sait que la coupe de la folie du monde est toujours sur le point de déborder. C?est par sa force intérieure qui lui a permis de survivre que Mr Sammler retient le monde, la première et dernière de ses convictions étant que la culture peut apporter une rémission, faute de rédemption. Mr Sammler n?a pas renoncé après la fosse commune, il ne renoncera pas davantage à New York, même si la folie est partout. En tête, sa fille, authentique cas psychiatrique, et son gendre israélien: Mr Sammler devra interposer son corps de vieillard mutilé pour les empêcher d?achever le voleur. Et son généreux neveu a fait fortune en pratiquant des avortements illégaux. Ainsi va l?Amérique, terre de tous les espoirs? D?instant en instant, Mr Sammler doit accomplir sa reconstruction mentale pour trouver la force de continuer à vivre.
Résumé : Si Truman Capote est surtout connu pour deux titres, De sang-froid et Petit déjeuner chez Tiffany, il fut extraordinairement doué pour des genres très variés : romans, nouvelles, journalisme, enquêtes, portraits sont connus. Mais il mérite tout autant d'être redécouvert comme auteur de récits de voyage, de scénarios, de pièces de théâtre, et même d'une comédie musicale. Ses entretiens comme sa correspondance, sont émaillés de phrases cinglantes - on le traitait volontiers de langue de vipère... - qui, avec le recul du temps, semblent le plus souvent pertinentes malgré leur extrême méchanceté : il écrit ainsi à propos d'un roman qui vient de paraître " J'ai sûrement lu pire, mais je ne m'en souviens pas "... Cet homme immensément cultivé fut aussi l'un des pionniers, sinon l'inventeur, d'un genre littéraire, avec De sang-froid qui répond à un défi : " transformer la vérité en fiction ou la fiction en vérité ". Il aura beaucoup d'imitateurs, mais peu parviendront à atteindre la même profondeur. Enfin, ce " solitaire mondain " a connu " tout le monde " en Europe et aux Etats-Unis, a été photographié par les plus grands photographes (Richard Avedon, Cartier-Bresson ou le futur lord Snowdon), était présent dans les shows de télévision et dans les pages de Playboy et de Vanity Fair. À travers ses écrits comme à travers les documents présentés dans le " Vie et oeuvre " c'est tout le milieu littéraire et artistique de son temps qui revit.