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Biafra, la déchirure. Sur les traces de la guerre civile niégériane de 1967-1970
Ugochukwu Françoise
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782296086890
On a qualifié la guerre du Biafra de " guerre oubliée ". C'est pourtant le terrain où est née l'ONG Médecins sans frontières et où les journalistes français ont d'abord acquis les compétences interculturelles qu'ils allaient ensuite mettre au service d'autres conflits africains. Le conflit biafrais est aussi le terreau qui a nourri les relations privilégiées entre la France et le Nigeria où, la guerre à peine terminée, une vague de francophilie envahissait le secteur de l'éducation, amenant les établissements secondaires à accorder au français une place de choix dans leurs programmes de langues. Cette guerre civile, qui a ravagé le sud-est du pays trois ans durant, a surtout été une expérience collective qui a inspiré poètes, dramaturges et romanciers, d'Achebe et de Soyinka à Okigbo et Saro-Wiwa, d'Okpewho à Adichie, et suscité le renouveau religieux que connaît actuellement le pays. Elle a mobilisé politiciens et organismes humanitaires, marqué ce grand pays africain de façon durable et contribué à le faire connaître. On découvrira dans cet ouvrage, à travers le témoignage de l'oralité, des médias, de l'Internet et d'une littérature en continuelle expansion, l'histoire humaine de ce conflit, le rôle qu'y ont joué les médias, les radios en particulier, et la profondeur du traumatisme qu'il a laissé dans les consciences et dans la chair de ceux qui l'ont vécu.
Oba, village situé dans la forêt du Nigéria, se transforme de jour en jour. Des boutiques s'ouvrent, des pylônes électriques se dressent un peu partout, de petits immeubles sortent de terre. Si certains regrettent le temps passé, d'autres, au contraire, se réjouissent de l'animation qui règne dans les rues et au marché. Une autoroute achève la modernisation d'Oba et permet aux membres dispersés de la famille d'Udoka de se retrouver, grâce aux emplois créés par cette route à la poussière d'or...
Cette vue d'ensemble de divers genres oraux (contes, épopées, mythes, proverbes, poésie orale et chants) des sociétés d'Afrique de l'Ouest donne la vue la plus complète possible de la femme traditionnelle et contemporaine dans son quotidien, ses relations familiales et sociales, ainsi que son rôle politique et religieux. (Contributions en français et en anglais).
Une sécheresse impitoyable s'abat sur une partie du Nigéria. Les jeunes d'un village s'organisent malgré les vieilles histoires et les querelles locales. Et ils vont déplacer des montagnes pour faire venir de l'eau dans leur village.
Le docteur Dike vient de s'installer avec sa famille à Umusu, petite ville au Nigéria. Partisan du modernisme, il souhaite, avec l'aide de personnes de bonne volonté, améliorer les conditions de vie des citadins. Mais lorsqu'on abat "l'arbre aux chauves-souris" pour construire un supermarché, une série de malheurs fond sur les habitants ... Faut il renoncer à ce projet ? Les traditions seront-elles encore assez puissantes pour barrer la route du progrès ?
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.