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La respiration de l'infini
Ufan Lee
DILECTA
35,00 €
Épuisé
EAN :9782373720242
A la fois artiste, écrivain et philosophe, mais aussi fondateur du mouvement Mono-Ha, Lee Ufan est l'un des artistes coréens les plus en vue dur la scène international. En 2001, il a reçu le prestigieux prix Praemium Imperiale (peinture), équivalent du prix Nobel. Ses oeuvres, reconnues dans le monde entier, font partie de grandes collections. Le Centre Pompidou, la collection Pinault, le MoMA (New York), le Brooklyn Museum (New York), le Guggenheim Museum (New York), ou encore la Galerie nationale de Prague en sont quelques exemples. Ses sculptures, exposées dans les jardins du château de Versailles, ont attiré des dizaines de milliers de visiteurs et ont été louées par la critique. Pour ce livre, à la fois artiste et auteur, Lee Ufan propose un ensemble d'aquarelles épurées, suivant ses influences orientales. Elles sont dans la lignée de ses peintures et oeuvres sur papier. Il a également ponctué son travail de poèmes inédits.
Les oeuvres de l'artiste coréen Lee Ufan ont la propriété, exceptionnelle aujourd'hui, d'appeler à une contemplation hors du temps. Ses formes sont épurées à l'extrême. Ses peintures, larges ponctuations colorées, leurs proportions par rapport à la toile, leur densité et les nuances suscitent des sensations diverses, mais demandent que l'on prenne le temps de les regarder, de se laisser toucher par elles et découvrir ainsi l'équilibre qui s'établit entre les formes et le vide de la toile. Tout est silence, lumière, immobilité dans ses oeuvres. Ses sculptures offrent les mêmes sensations, mêlant le métal, le verre et la pierre. Lee Ufan ne cherche pas à opposer les matériaux mais, à l'inverse, désire créer une entente entre eux. Ces oeuvres portent le terme générique de Relatum, cette relation qu'il veut établir entre les matériaux, au-delà de leurs différences, et avec le monde extérieur. L'artiste invite le spectateur à engager un dialogue silencieux et serein avec ses oeuvres. Après un séjour au Couvent de la Tourette, l'artiste s'est imprégné de l'esprit de ce lieu habité et de l'architecture de Le Corbusier. Il propose un ensemble d'oeuvres qu'il met en relation avec l'architecture du couvent, suscitant un nouveau dialogue dans la continuité des ceux créés par les précédents artistes invités à La Tourette, dont François Morellet et Anish Kapoor.
Lee Ufan ; Bourriaud Nicolas ; Charrier Isabelle ;
Cet ouvrage réunit les écrits de Lee Ufan qui traitent tant de philosophie que de littérature et d'art. Comme le souligne Nicolas Bourriaud dans sa préface : "Les fragments, notes et textes critiques contenus dans cet ouvrage sont (...) ouverts aux résonances, plus ou moins lointaines, entre son propre travail et l'art de son temps. Et c'est encore dans un texte consacré à Cézanne que l'on pourrait trouver l'ultime leçon de ces écrits : "Ne peut-on pas penser que si, en voyant une peinture, le monde nous apparaît différemment, c'est un événement poétique en soi ? "
Avec cent peintures et vingt-sept paravents, la collection Lee U-fan forme un ensemble exceptionnel présenté ici pour la première fois dans sa totalité : invitation au voyage, invitation au rêve et à la poésie dans cette Corée lointaine aujourd'hui disparue de la période Choson (1392-1910), qui se voulait l'héritière de la grande tradition de la Chine des Ming (1368-1644). L'ensemble étonne par son goût des couleurs, sa richesse thématique et sa vitalité, sa fantaisie aussi et son humanité ; dans ce monde officiellement néo-confucéen, contemporain du Japon de l'école de Kano et d'Ogata Korin. Révélatrice d'un art hautement décoratif, la collection Lee U-fan invite à la réévaluation de la peinture coréenne du XVIIe au XIXe siècle entre Chine et Japon ; elle est également l'introduction la plus heureuse à cet art pictural encore si mal connu, en Occident du moins, où l'abstraction et la calligraphie se mêlent au goût de la nature ou des scènes de genre, sur fond de fantastique et de tradition chamanique. Elle est le reflet enfin d'un certain art de vivre et de l'imaginaire lettré, l'écho d'une société où les peintres itinérants adaptent, au c?ur même des campagnes, les codes de l'Académie hérités de la Chine pour les besoins de leur clientèle et du cadre privé, personnel et intime, celui de la maison. Magie du quotidien et charme des couleurs, élégance du dessin, mélange des perspectives, cette collection est celle d'un érudit qui s'est passionné pour ce genre de peinture dès 1960 ; elle est aussi celle d'un artiste pour qui l'art est avant tout " espace de résonance "...
Préparant l'exposition "Esprit es-tu là ? ", laquelle s'apparente à une tentative de rétrospective augmentée de documents et de sources d'inspiration, je me suis replongé dans des travaux anciens. J'ai alors constaté, à peine surpris, que dès mes premières années d'artiste, avant même ma sortie de l'école des Beaux-Arts, certaines "obsessions" (je ne trouve pas immédiatement d'autre mot) se sont faites jour, qui n'ont cessé d'être présentes". Arnaud Labelle-Rojoux Artiste, essayiste et historien de la performance, Arnaud Labelle-Rojoux est une personnalité atypique formée à l'Ecole des beaux-arts de Paris. Il vit et travaille à Paris et enseigne actuellement à l'Ecole nationale supérieure d'art de la Villa Arson à Nice. Il est représenté par la galerie Loevenbruck à Paris. On notera les expositions suivantes : 2016, Villa Tamaris, Toulon ; 2014, "Tombe la neige" , galerie Loevenbruck, Paris ; 2013, "Le surréalisme et l'objet" , MNAM/CCI Centre Pompidou, Paris ; 2011, "L'oignon fait la sauce" , galerie Loevenbruck, Paris ; 2008, "Ne pas jouer avec des choses mortes" , Centre d'art de la Villa Arson, Nice.
Raoul Hausmann (1886-1971) est l'un des fondateurs du mouvement Dada à Berlin qui, au cours de la première guerre mondiale, a profondément redéfini la forme et les buts de l'art. Il fut un pionnier du collage, du photomontage et de la poésie sonore. Au-delà de son iconoclasme affiché, l'expérience dada a remis en cause les cloisonnements artistiques et la frontière entre l'art et la vie, postulat qui n'a jamais quitté ni Hausmann ni l'art du XXe siècle. En 1933, l'artiste fuit l'Allemagne nazie et, après un périple européen, trouve refuge en Limousin où il demeure jusqu'à son décès. Avec 700 oeuvres et un ensemble d'archives considérable (poèmes, textes théoriques, correspondances, carnets ou encore négatifs photographiques), le fonds Hausmann du musée départemental d'Art contemporain de Rochechouart permet de rendre compte de l'oeuvre ambitieuse de Raoul Hausmann et de l'arrière-plan historique et intellectuel qui l'a nourrie.
Non sans humour, le travail de Laure Prouvost joue avec le langage et les codes de notre société, en particulier ceux qui guident l'adolescence. L'instabilité de ce passage de l'enfance à l'âge adulte est au coeur de la réflexion qu'a menée l'artiste au musée départemental d'Art contemporain de Rochechouart en 2015. L'exposition "We Will Go Far" révèle son intérêt pour l'exploration, les rêves d'ailleurs, les pistes mystérieuses. Pensée comme un contre-point, l'exposition "A Way to Leak, Lick, Leek" à la Flax Foundation, à Los Angeles, interroge les mêmes dimensions. L'ouvrage se compose comme un carnet de voyages, au sein duquel se rencontrent les thématiques explorées à Rochechouart et Los Angeles. Deux parties, l'une nourrie de l'exposition française, l'autre de l'exposition américaine, sont séparées par une série de photographies, d'installations, de captures de ses films. A rebours du catalogue classique, le propos tente de dessiner une narration, vécue du point de vue de l'adolescence. En lien avec les thématiques explorées par Laure Prouvost, l'oeil se déplace dans l'ouvrage et l'invitation au voyage se retrouve dans des notes manuscrites de Laure Prouvost, insérées çà et là dans les pages. Ce livre révèle la façon dont les films immersifs, les installations, les dessins et les tapisseries de Laure Prouvost, mêlant représentation du désir, onirisme et description fantasmée de la nature, mettent en péril notre relation au langage et à la compréhension à travers l'intrication de narrations complexes et de moments surréalistes qui nourrissent son approche, inhabituelle, des conventions du cinéma et de l'image. Il est enrichi de textes des commissaires, Annabelle Ténèze et Martha Kirszenbaum, ainsi que d'essais de l'écrivaine américaine Joan Didion (inédit en français) et des auteurs français Mehdi Meklat et Badroudine Saïd Abdallah.
Prison lisière Dans cet ouvrage, l'artiste propose une immersion dans la prison de Draguignan qui a ouvert ses portes en 2017, six ans après l'innondation de l'ancienne prison. Destinée exclusivement à des hommes en attente d'un jugement ou déjà condamnés à des peines de moins de deux ans, la toute nouvelle prison, à la lisière d'une forêt, nous ouvre ses portes sous l'oeil et à la plume d'Arnaud Théval. Au fil de son récit nous découvons les différents lieux de l'établissement et ses contacts avec le personnel et les détenus ainsi que leurs interactions entre eux. Ses photos accompagnent son texte et achèvent de plonger le lecteur dans l'univers carcéral.