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Galions engloutis
Ubersfeld Anne ; Frantz Pierre ; Moindrot Isabelle
PU RENNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782753514010
Anne Ubersfeld ne fut pas seulement une théoricienne du théâtre, une historienne du romantisme et une éminente hugolienne. Elle fut aussi une critique littéraire et dramatique inspirée, à la curiosité encyclopédique, qui exerça sa sagacité fulgurante sur de nombreux auteurs de théâtre. Après Paroles de Hugo (Messidor, 1985) et Le Théâtre et la cité (AISS, 1991), cet ouvrage est le troisième recueil d'articles choisis dans son innombrable production critique. Le choix des éditeurs de cette anthologie s'est porté sur les grands auteurs qu'elle a éclairés d'un regard neuf, inspiré par la sémiotique théâtrale, le matérialisme historique, la psychocritique, mais aussi et surtout par son intuition sûre, sa vive intelligence et sa sensibilité à la magie du spectacle. Conçu avec sa collaboration pendant la dernière année de sa vie, cet ouvrage réunit des articles sur les oeuvres de Molière, Beaumarchais, Goethe, Hugo, Dumas, Musset, Gautier, Claudel, Adamov, Vinaver, sur la réception de Corneille au début du XIXe siècle, une étude fondatrice sur le mélodrame, et un tour d'horizon de la parole solitaire dans le théâtre contemporain (Calaferte, Durringer, Lagarce, Koltès, Reza, Minyana, Vinaver). Cette sélection reflète le dialogue qu'elle avait instauré avec maints auteurs contemporains et sa proximité avec les oeuvres du passé qu'Antoine Vitez comparaît à des "galions engloutis" que nous "ramenons à la lumière par morceaux, sans jamais les reconstituer, car de toute façon l'usage en est perdu, mais en fabriquant, avec les morceaux, d'autres choses".
En 128 pages, cette collection, conçue en priorité pour les étudiants du premier cycle universitaire, propose des manuels de synthèse des connaissances et une gamme d'ouvrages de référence et de méthodologie. Ce livre s'attache à suivre la formation d'Antoine Vitez, son parcours à travers les théâtres et les institutions, son enseignement et sa réflexion théorique sur la pratique théâtrale. La mise en scène est d'abord le travail d'un artiste à partir des acteurs et à l'intention des spectateurs. Cette étude est attentive à considérer la mise en scène en elle-même, sans cesser toutefois de la mettre en relation avec les théories esthétiques et la société dans lesquelles elle s'élabore. Antoine Vitez, qui a su "faire théâtre non seulement de tout lieu, mais aussi de tout texte et de tout temps", a construit une oeuvre qu'il comparait, comme toute mise en scène, à un château de sable. Anne Ubersfeld fait découvrir au lecteur l'importance de ce grand metteur en scène qui a changé l'esprit et l'aspect du théâtre.
Anne Ubersfeld établit, dans une première partie, la biographie et les étapes de la création de Bernard-Marie Koltès. Dans un second temps, elle nous propose une analyse de son écriture au travers des pièces majeures et fait ressortir comment le travail original de Koltès a marqué la dramaturgie des années quatre-vingt.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.