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Sept manifestes Dada
Tzara Tristan ; Béhar Henri ; Picabia Francis
DILECTA
36,00 €
Épuisé
EAN :9782916275024
Bilan de Dada, contre-feu au surréalisme naissant, les Sept Manifestes Dada, parsemés des dessins facétieux de Picabia, gardent toute leur fraîcheur explosive. La preuve ? Le prière d'insérer rédigé par Tzara : "Si vous êtes très faibles, si vous êtes trop forts, si vous êtes malades, si vous êtes petits, si vous avez des ennuis, lisez mon livre, il vous guérira. Vous verrez que tout le monde est fou, vous verrez pourquoi la logique doit être supprimée ; tous les secrets vous seront dévoilés [... ] Vingt siècles d'histoire n'ont servi qu'à démontrer la vérité de mes manifestes [... ] Si vous voulez redevenir des hommes pour entendre avec vos oreilles et parler avec votre bouche, si vous voulez savoir pourquoi il ne faut pas prendre au sérieux l'art, la morale, la religion, la politique, la grammaire [... ] lisez mes manifestes : vous pourrez m'écrire que je suis fou". A vous de voir.
En 1916, Tristan Tzara publie La première aventure céleste de M. Antipyrine dont plusieurs extraits reviendront dans la revue DADA qu'il anime de 1917 à 1921. Le volume est accompagné de bois gravés et coloriés par Marcel Janco. En 1938 paraît La deuxième aventure céleste de M. Antipyrine qui avait été jouée près de vingt ans auparavant lors d'un festival Dada.
Que l'homme qui, il y a près d'un demi-siècle, fondait le mouvement Dada, soit aujourd'hui ce chercheur qui, de Villon à Rabelais, s'attache à démontrer que l'obscurité des textes tient essentiellement à notre ignorance et des conditions sociales des écrivains et de leur biographie, sera un jour un grand sujet d'étonnement et d'étude déclarait Aragon en 1963, deux mois avant la mort de Tristan Tzara. Ce sixième et dernier volume des Ouvres complètes présente, d'après ses manuscrits inédits, la totalité des recherches qu'il mena, dix ans durant, sur l'usage des anagrammes dans la poésie et qu'il envisageait de publier sous le titre Le Secret de Villon. Outre de nouvelles attributions et des précisions biographiques, on y lira, pour la première fois décrypté en sa totalité, le "roman" de Villon, l'histoire de ses amours contrariées, la manière dont il s'est vengé de ses adversaires en poète, au moyen d'une oeuvre à double entente. L'un des plus beaux poèmes de notre littérature, des plus obscurs et des plus mal connus, se trouve ainsi magistralement interprété par un poète, en raison de ce que nous savons, aujourd'hui, de l'acte poétique et de sa triple fonction narrative, analytique et ludique. Henri Béhar.
Lampisteries" précédées des "Sept manifestes Dada" et quelques dessins de Francis Picabia : textes lus entre 1916 et 1920 lors de manifestations Dada dont la première eût lieu à Zürich -Salle Waag - le 14 juillet 1916.
Préparant l'exposition "Esprit es-tu là ? ", laquelle s'apparente à une tentative de rétrospective augmentée de documents et de sources d'inspiration, je me suis replongé dans des travaux anciens. J'ai alors constaté, à peine surpris, que dès mes premières années d'artiste, avant même ma sortie de l'école des Beaux-Arts, certaines "obsessions" (je ne trouve pas immédiatement d'autre mot) se sont faites jour, qui n'ont cessé d'être présentes". Arnaud Labelle-Rojoux Artiste, essayiste et historien de la performance, Arnaud Labelle-Rojoux est une personnalité atypique formée à l'Ecole des beaux-arts de Paris. Il vit et travaille à Paris et enseigne actuellement à l'Ecole nationale supérieure d'art de la Villa Arson à Nice. Il est représenté par la galerie Loevenbruck à Paris. On notera les expositions suivantes : 2016, Villa Tamaris, Toulon ; 2014, "Tombe la neige" , galerie Loevenbruck, Paris ; 2013, "Le surréalisme et l'objet" , MNAM/CCI Centre Pompidou, Paris ; 2011, "L'oignon fait la sauce" , galerie Loevenbruck, Paris ; 2008, "Ne pas jouer avec des choses mortes" , Centre d'art de la Villa Arson, Nice.
Non sans humour, le travail de Laure Prouvost joue avec le langage et les codes de notre société, en particulier ceux qui guident l'adolescence. L'instabilité de ce passage de l'enfance à l'âge adulte est au coeur de la réflexion qu'a menée l'artiste au musée départemental d'Art contemporain de Rochechouart en 2015. L'exposition "We Will Go Far" révèle son intérêt pour l'exploration, les rêves d'ailleurs, les pistes mystérieuses. Pensée comme un contre-point, l'exposition "A Way to Leak, Lick, Leek" à la Flax Foundation, à Los Angeles, interroge les mêmes dimensions. L'ouvrage se compose comme un carnet de voyages, au sein duquel se rencontrent les thématiques explorées à Rochechouart et Los Angeles. Deux parties, l'une nourrie de l'exposition française, l'autre de l'exposition américaine, sont séparées par une série de photographies, d'installations, de captures de ses films. A rebours du catalogue classique, le propos tente de dessiner une narration, vécue du point de vue de l'adolescence. En lien avec les thématiques explorées par Laure Prouvost, l'oeil se déplace dans l'ouvrage et l'invitation au voyage se retrouve dans des notes manuscrites de Laure Prouvost, insérées çà et là dans les pages. Ce livre révèle la façon dont les films immersifs, les installations, les dessins et les tapisseries de Laure Prouvost, mêlant représentation du désir, onirisme et description fantasmée de la nature, mettent en péril notre relation au langage et à la compréhension à travers l'intrication de narrations complexes et de moments surréalistes qui nourrissent son approche, inhabituelle, des conventions du cinéma et de l'image. Il est enrichi de textes des commissaires, Annabelle Ténèze et Martha Kirszenbaum, ainsi que d'essais de l'écrivaine américaine Joan Didion (inédit en français) et des auteurs français Mehdi Meklat et Badroudine Saïd Abdallah.
Le bruit des bonbons - The Astounding Eyes of Syria aborde la force de langage de la confiserie et des objets quotidiens. L'oeuvre explore les condensations de l'histoire, la résistance de nos héritages passés. Si le bonbon est un transmetteur universel qui humanise les relations entre les individus, il est ici l'objet moteur qui a le pouvoir de rassembler, de transmettre comme de se souvenir. C'est à travers la confiserie syrienne, que l'installation évoque et partage des souvenirs qui survivent au temps et à l'horreur de la guerre. Elle tisse des temporalités à la fois vraisemblantes et réelles sur fond de traditions partagées. Beaucoup de Syriens se retrouvent aujourd'hui autour de leur héritage vivant dont les souvenirs collectifs et individuels engagent la survie d'un immatériel qu'on ne saurait faire plier, réduire et oublier. Le Louloupti est un véritable petit bonbon qui nous rappelle les Abaib Ghouwar, petits sabots syriens en sucre, le souk d'Al-Hamidiyah et la Booza qui sont aujourd'hui plus que jamais dans la mémoire des Syriens en Jordanie, en France, au Canada, en Italie... Ces confiseries, objets-images et de liens, réparent notre regard et réveillent notre capacité à voir et à mobiliser. Imaginées par Benjamin Loyauté, ces sucreries narratives sont des agents transmetteurs, des actants. Durant plusieurs siècles, les peuples arabes introduisent le sucre dans la pharmacopée. Au XVIe siècle, le sucre était vendu par les apothicaires. Le bonbon avait ses vertus que l'histoire ne lui a pas depuis, reprises. Découverte en Syrie par Max Mallowan en 1937, l'idole aux yeux est une sculpture qui intrigue toujours et dont la fonction n'a jamais été véritablement tranchée. Le Louloupti dessiné à partir de cette archéologie est aussi spéculatif que tangible. En meringue et à la rose de Damas, il aurait aussi la fonction de prolonger le temps et les souvenirs comme de préserver l'avenir... En collectant les mots, les histoires et les "mémoires sucrées" de ses amis syriens sur des cartes postales, l'artiste et designer participe à la protection d'une culture dont la trace forme une armure. L'installation est une expérience "fictio-fonctionnelle" , où les objets-mots ont une force perlocutoire. Benjamin Loyauté utilise pour la première fois le terme design sémantique en 2014. Il définit alors le design comme un langage et développe ses premières installations autour des actes de langage. Il engage depuis une réflexion sur la géopolitique du design, nos sociétés contemporaines et l'ensemble de ses actes conditionnés par la langue, la culture, le temps et l'espace. "Les objets sont comme des mots et mes installations comme des histoires, aussi factuelles que spéculatives elles révèlent nos comportements, affectent nos certitudes et notre perception des choses" . B. L.
Ryan Bartholomew ; Danto Arthur Coleman ; Martin J
Présentation de l'oeuvre de l'artiste, qui utilise des oeuvres préexistantes qu'il détourne pour dénoncer la consommation dirigée, l'érotisme mercantile ou encore l'américanisation forcée de nos existences.