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Seuls ensemble. De plus en plus de technologies, de moins en moins de relations humaines
Turkle Sherry ; Richard Claire
ECHAPPEE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782915830910
Comment les nouvelles technologies ont-elles redessiné le paysage de nos vies affectives et de notre intimité ? Telle est la question centrale de Seuls ensemble. Pour y répondre, l'anthropologue Sherry Turkle a étudié pendant quinze ans nos relations avec les objets technologiques. Elle a observé chez les utilisateurs de robots de compagnie une tendance à les considérer comme vivants et à se laisser duper par leurs réactions pré-programmées. Un nouveau fantasme est ainsi en train d'émerger, où des substituts technologiques, sûrs et sans surprises, pourraient bientôt remplacer les relations interpersonnelles, éprouvantes et imparfaites. Elle a constaté qu'une dynamique similaire était à l'oeuvre dans nos rapports aux nouvelles technologies en général. L'ultra-connectivité s'accompagne de comportements compulsifs qui mettent en péril les bienfaits d'une certaine solitude, nécessaire à la construction de soi. Ses enquêtes sur les adolescents révèlent leur dépendance accrue aux smartphones et leur tendance à préférer les interactions médiatisées à celles en tête-à-tête - considérées comme trop risquées et trop exigeantes. Ce livre captivant a eu un grand retentissement aux Etats-Unis, car il montre, preuves à l'appui, comment nous nous coupons de ce qui est au fondement de toute relation humaine : l'altérité et sa part d'imprévisibilité, de risques et de plaisirs, à jamais inaccessibles à des systèmes informatiques.
Résumé : Ce deuxième ouvrage de l'auteur sur la politique étrangère et la défense de l'Union européenne étudie l'évolution des missions de la Politique de sécurité et de défense commune en Afrique, dans le concert de la diplomatie européenne et l'activité des organisations internationales et des différents acteurs. L'approche régionale nous aide à comprendre la complexité des enjeux et des défis, la structure des conflits, et à analyser les interactions transfrontalières. Les premières missions et opérations sont l'expression concrète de la volonté de l'UE d'agir. Agir pour promouvoir la paix et la stabilité, agir pour contribuer à la prévention et à la résolution de conflits. Mais, est-ce que les missions européennes strictement limitées dans l'espace et dans le temps sont capables de contribuer à la stabilisation en Afrique ? L'auteur se pose les questions suivantes : dans quelle mesure l'Union peut-elle devenir un acteur international ? Comment l'Union peut-elle transformer sa puissance économique en une puissance politique dans le système international du XXIe siècle ? Comment concevons-nous la coopération entre les institutions de l'Union européenne et celles de l'Union africaine et de l'OTAN ?
La patrie de Descartes est longtemps restée plus rebelle que toute autre à la psychanalyse. Même le premier psychiatre qui la toléra dans son service de Sainte-Anne la décrivait comme "choquante pour la délicatesse des sentiments intimes" et "inadaptée à la mentalité française". Seuls enthousiastes : certains cercles littéraires, notamment les surréalistes. Cette résistance tenace ne s'effondra que dans le courant des années soixante. Mais alors, ce fut un déferlement : médecins et psychiatres, psychologues et travailleurs sociaux, universités et cénacles intellectuels effectuèrent un brutal revirement. Et le langage, le mode de pensée, jusqu'au style de vie de tous les Français, avec l'aide puissante de la presse et de la télévision, se trouvèrent soudain totalement imprégnés de psychanalyse. Cette révolution française en psychanalyse porte le nom d'un homme : Jacques Lacan. Et elle coïncide étroitement avec le bouleversement culturel qui devait trouver sa plus vibrante expression en mai 1968. Double originalité, dont nous sommes trop familiers pour bien la mesurer. En même temps qu'une parfaite connaissance de la culture et de la société française, il fallait la distance d'une sociologue étrangère pour nous renvoyer cette fascinante image de nous-mêmes. Sherry Turkle enseigne la sociologie au Massachusetts Institute of Technology. Pour écrire ce livre, elle a fait en France des séjours fréquents et interviewé des centaines de personnes, dont de nombreux psychanalystes et Jacques Lacan lui-même.
Résumé : Cet hallucinant (anti-) conte de fées moderne au rythme endiablé nous embarque aux côtés de Lionel Asbo, 24 ans, voyou répugnant à tous points de vue, et de Desmond Pepperdine, son neveu qui, malgré une relation incestueuse avec sa grand-mère, tente d'échapper à l'horreur de son environnement. Lionel multiplie les frasques et les séjours en prison jusqu'au jour où il gagne le gros lot. Devenu multimillionnaire, il est saisi par une véritable hystérie "nouveau riche", et sème la terreur dans les milieux huppés. Desmond, lui, s'installe paisiblement et suit les errances de son oncle dans le Sun. Une fois de plus, Martin Amis nous offre un portrait au vitriol de l'Angleterre d'aujourd'hui. Alternant entre les destins de ses deux personnages, il s'attaque avec délice aux bas-fonds de la société anglaise comme à ses nantis. Ce roman ravageur et terriblement drôle démontre une nouvelle fois la virtuosité verbale de son auteur. Son extrême talent de satiriste et sa capacité à dépeindre l'Angleterre avec tous ses travers, sont encore éclatants.
Résumé : Par une belle journée d'avril 1943, dans les laboratoires Sandoz à Bâle, c'est un accident de manipulation qui permet au professeur Albert Hofman de se rendre compte de la puissance du diéthyllysergamide, cette molécule qu'il a réussi à synthétiser à partir de l'ergot. Intrigué par sa propre réaction suite à l'ingestion involontaire du produit, le chimiste fonde immédiatement de grands espoirs thérapeutiques sur sa découverte. Mais c'est seulement près de 20 ans plus tard et de l'autre côté de l'Atlantique, dans le département de psychologie de l'université de Harvard, que l'on s'intéressera vraiment au potentiel de ce qui est encore considéré comme un médicament et qui deviendra une drogue à la mode connue sous le nom de LSD. Fitz est justement étudiant de cette prestigieuse université en 1962 quand son directeur de thèse, Tim Leary, commence des expérimentations avec la fameuse molécule produite par les laboratoires Sandoz. Malgré sa situation financière précaire - sa femme Joanie a arrêté ses études quand elle est tombée enceinte et son salaire de bibliothécaire ne permet pas à la petite famille de vivre correctement - Fitz est irrésistiblement attiré par le petit cercle qui gravite autour de Tim Leary et de son collègue Dick Alpert et se réunit tous les samedis soirs lors de " séances " visant l'élargissement des consciences. Très vite, lui et son épouse sont happés par l'expérience hallucinatoire et psychédélique, et cherchant à la renouveler le plus souvent possible, une vie en dehors de la petite communauté de fidèles leur paraît bientôt impossible. Lorsque les autorités académiques de Harvard finissent par exclure Tim et Dick à cause de l'absence de rigueur scientifique de leurs travaux, mais aussi parce que la presse a commencé à s'émouvoir de leurs pratiques, ils n'hésitent pas longtemps avant de rompre les amarres. Avec une douzaine d'autres fidèles ils déménagent à Millbrook, dans le nord de l'Etat de New York, et s'installent dans une grande bâtisse qu'on prête à Tim afin qu'il puisse aller au bout de ses " recherches " . Mais si le sexe et les " trips " dominent le quotidien d'une communauté désormais incapable de vivre sans les prises régulières de LSD (appelé " le sacrement "), ils mettent aussi à rude épreuve le couple de Joanie et Fitz, ainsi que l'avenir de leur fils Corey... A travers ce saisissant portrait de groupe, T. C. Boyle fait revivre une époque, celle du début des années 60, quand Aldous Huxley, J. F. Kennedy, John Coltrane et les Beatles faisaient la une des journaux, ce moment de l'Histoire où toute une génération éprise de liberté avait imaginé que les psychotropes permettraient à l'humanité tout entière de vivre une autre vie. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Bernard Turle
Heath Joseph ; Potter Andrew ; Saint-Germain Miche
Malgré tous ses efforts pour paraître subversive, la contre-culture n'a pas seulement été inefficace dans sa lutte contre le capitalisme, elle lui a fait faire ses plus grands bonds en avant : création de nouveaux segments de marché, triomphe de l'individualisme, dissolution des structures collectives, exaltation de toutes les formes de consumérisme, fabrication d'un conformisme rebelle... Les auteurs ébranlent de manière argumentée et précise, parfois provocatrice, nombre de certitudes sur la nature du capitalisme et le sens du combat contre celui-ci. Une lecture résolument à contre-courant.
Oppression des femmes et destruction de la nature seraient deux facettes indissociables d?un modèle de civilisation qu?il faudrait dépasser : telle est la perspective centrale de l?écoféminisme. Mais derrière ce terme se déploie une grande variété de pensées et de pratiques militantes. Rompant avec une approche chic et apolitique aujourd?hui en vogue, ce livre restitue la richesse et la diversité des théories développées par cette mouvance née il y a plus de 40 ans : critique radicale du capitalisme et de la technoscience, redécouverte des sagesses et savoir-faire traditionnels, réappropriation par les femmes de leur corps, apprentissage d?un rapport intime au cosmos? Dans ce road trip philosophique alternant reportage et analyse, l?auteure nous emmène sur les pas des écoféministes, depuis les Cévennes où certaines tentent l?aventure de la vie en autonomie, jusqu?au nord de l?Inde, chez la star du mouvement Vandana Shiva. Elle révèle aussi les ambiguïtés de ce courant, où se croisent Occidentaux en quête d?alternatives sociales et de transformations personnelles, ONG poursuivant leurs propres stratégies commerciales et politiques, et luttes concrètes de femmes et de communautés indigènes dans les pays du Sud.
Ce travail, amorcé en 2008 par l'Observatoire de l'évolution, est une contribution à la refondation du politique à laquelle les humains sont nécessairement tenus pour préserver une vie sur Terre non machinale et éviter de se retrouver ensevelis sous un champ de ruines sociales. En premier lieu, il s'agit de comprendre la raison et la force de ce qui arrive, puis le moyen d'y faire face. L'hypothèse est que la société industrielle, en tant que société de masse, n'est pas réformable. La voie d'une réhabilitation du politique se trouve donc en partie dans une détermination à vivre autrement qu'en suivant les injonctions de la puissance dominante, et dans le renoncement aux anciennes formes de l'engagement. Ce qui suppose d'inventer de nouvelles modalités de vie, sans attendre un changement social généralisé. Une vie humaine désirable a besoin de s'ancrer dans des territoires habitables. Ce n'est qu'à partir de là qu'il devient possible de formuler les questions existentielles fondamentales. C'est par l'invention d'une nouvelle condition paysanne que l'humain sera en mesure d'oeuvrer à satisfaire ses besoins essentiels et pourra tenter de rétablir un tissu de relations harmonieuses avec ce qui l'entoure. La composition du manifeste laisse entendre une multitude de voix réunies par l'Observatoire de l'évolution, lieu informel animé par Jean Druon. Ce dernier aspire à renouer avec une vie paysanne envisagée comme une voie d'émancipation. Il a cofondé le projet des Terres communes de la Fontié (Tarn) auquel il participe. Il est auteur-producteur de films documentaires parmi lesquels Un siècle de progrès sans merci (2000), Alerte à Babylone (2005) et Le Passage du Nord-Ouest (2014).
Pourquoi les sociétés modernes ont-elles décidé de sacrifier les paysans ? Qui est responsable de ce processus qui semble irréversible ? Pour tenter de répondre à ces questions fondamentales, ce livre montre comment, depuis des décennies, en France comme ailleurs, le productivisme s'est étendu à l'ensemble des activités humaines. Avec pour conséquences : déracinement et marchandisation, exploitation du travail et des ressources naturelles, artificialisation et numérisation de la vie. L'époque est aujourd'hui aux fermes-usines et aux usines que l'on ferme ou délocalise, tandis que dominent, partout, finance et technoscience. Le sacrifice des paysans est l'un des éléments du processus global de transformation sociale dont il faut, au préalable, comprendre les causes. Ainsi, les auteurs analysent le mouvement historique au sein duquel s'est déployé le projet productiviste au cours des 70 dernières années, des "Trente Glorieuses aux Quarante Honteuses". Puis ils expliquent comment le long travail d'"ensauvagement des paysans" a mené à la destruction des sociétés paysannes et des cultures rurales. De ce véritable ethnocide, qui a empêché l'alternative au capitalisme dont une partie des paysans était porteuse, nous n'avons pas fini, tous, de payer le prix.