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Vivre à la cour des Césars. D'Auguste à Dioclétien (Ier-IIIe siècle après J.-C.), 2e édition
Turcan Robert
BELLES LETTRES
29,90 €
Épuisé
EAN :9782251338309
Quiconque a rêvé dans les ruines du Palatin ou de la Villa Adriana s'est interrogé sur les travaux et les jours à la cour des Césars. Vous plonger dans l'intimité de cet état dans l'Etat qui a eu son propre mode de vie, ses moeurs, ses mentalités, ses pratiques, ses dévotions et aussi ses folies, tel est le sujet de ce livre qui s'appuie sur les témoignages des contemporains et de l'archéologie. Conçu pour informer, sans rien romancer de la grande ou de la petite histoire vécue durant trois siècles par les maîtres du monde méditerranéen et leur entourage, il s'adresse à tous ceux que passionne l'antiquité romaine. Avec Tacite, Suétone, Dion Cassius, Hérodien et l'Histoire Auguste, mais aussi avec la mémoire concrète des monuments construits, peints et sculptés, toujours présents à Rome, à Capri, à Tivoli ou dans les musées, vous revivrez dans leur disparité déconcertante, tragique ou pittoresque, les vies quotidiennes des quelque quarante empereurs qui ont tour à tour fait, défait ou refait la grandeur de l'Empire.
Un descendant de Bédouins fixés à Emèse, en Syrie, passe pour le fils adultérin d'un empereur assassiné. Il sert passionnément le culte d'un aérolithe qui passe pour figurer le soleil : Elagabal. Il continuerait volontiers à danser devant l'idole si une grand-mère avide de régner sous son nom ne le faisait proclamer empereur. Loin de renoncer à sa vocation sacerdotale, l'empereur-prêtre, qu'on surnommera Héliogabale, prétend imposer à Rome et aux Romains, à la barbe de Jupiter Capitolin, l'adoration de la pierre noire, ramenée des confins du désert. Rome réagit mal à cette volonté. L'exotisme audiovisuel d'une liturgie barbare choque son sens de la dignité. De surcroît, l'adolescent joue de son pouvoir pour jouir et régner autrement que ses prédécesseurs. Les gamineries, les farces cruelles, la gourmandise inventive, la sexualité frustrée ou pseudo-érotique de ce prince immature ont alimenté la chronique scandaleuse de l'historiographie romaine, qui fait paradoxalement d'Héliogabale un précurseur du premier empereur chrétien. Ce règne éphémère ressemble aux Saturnales d'une révolution manquée, le tout sur fond de complot familial, avec une aïeule inquiète de perdre sa position à la cour et une tante soucieuse de pousser son fils Sévère-Alexandre sur l'échiquier du pouvoir. Le cadavre de l'empereur-prêtre sera jeté dans le Tibre, en pâture aux poissons qu'il aimait naguère servir à table. Ancien élève de l'Ecole normale supérieure, ancien membre de l'Ecole française de Rome, professeur à l'Université de Lyon, Robert Turcan s'est consacré à l'étude des religions du monde romain, en particulier à l'archéologie figurée du dionysisme et des cultes orientaux (Mithra, Cybèle et Attis).
Résumé : Au IIe siècle de notre ère, Rome domine le bassin méditerranéen. Mais ses fonctionnaires et ses soldats adorent Isis, Attis, Mithra, les Baals de Commagène et d'Héliopolis. Les dieux de souche égyptienne, syrienne, anatolienne ou même iranienne occupent les sept collines. En occident, ces divinités orientales sont présentes dans les ports fluviaux et maritimes, dans les camps et les villes de garnison, de l'Ecosse aux lisières du Sahara, et même dans certains bourgs de la " Gaule profonde ". Qui sont ces dieux venus d'ailleurs ? Comment sont organisés leurs cultes et leurs clergés ? Que signifient-ils pour leurs fidèles ? Robert Turcan répond à toutes ces questions, en étudiant l'ensemble de ces dévotions immigrées, sans négliger les cultes marginaux ou sporadiques, traitant également des courants gnostiques occultistes et théosophiques (comme l'hermétisme et les oracles chaldaïques). Déesses-chattes, - serpents ou - poissons ; mères à l'enfant ou maîtresses des fauves ; reines du ciel, de l'amour ou de la mer ; dieux sacrifiants ou sacrifiés, souffrants et sauveurs, morts et renés, ophidiens ou cavaliers, à tête de chien, de chacal, d'âne, de coq ou de lion, souverains du monde sidéral ou infernal : Robert Turcan nous guide dans cet extraordinaire panthéon polymorphe où la piété des Romains s'est dépaysée, avant de se convertir à une autre religion grandie sur un surgeon de l'Orient sémitique.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français