Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les historiens de Napoléon (1821-1969) vus par Jean Tulard
Tulard Jean ; Tabeur Jean ; Boudon Jacques-Olivier
SPM LETTRAGE
20,50 €
Épuisé
EAN :9782917232361
Chaque année depuis 1964, Jean Tulard a donné à l'Ecole pratique des Hautes Etudes un cycle de conférences différent, souvent en lien avec les publications qu'il préparait alors ? on songe en particulier aux séries sur Paris, les mémoires, la légende, ou la noblesse d'Empire. Pour sa dernière année, en 2002-2003, il avait choisi d'évoquer les historiens de Napoléon, ce qui était une manière de proposer une synthèse sur ses devanciers et en même temps de réfléchir sur sa propre conception de l'histoire et son approche de l'histoire napoléonienne. C'est l'ensemble de la production historiographique concernant l'Empire qui fut abordée, de la chute de l'Empire au bicentenaire de la naissance de Napoléon. Quatre-vingts portraits sont ici brossés des plus importants historiens qui ont produit l'énorme corpus napoléonien depuis 1821 jusqu'à 1969. A lire la retranscription des conférences prononcées, on entend parfaitement la voix du maître et l'on mesure le caractère extrêmement vivant d'un enseignement par ailleurs très érudit. C'est ce qui fit la force des cours donnés hier par Jean Tulard, comme encore des conférences prononcées aujourd'hui. Sa capacité à faire vivre l'histoire napoléonienne a marqué des générations d'étudiants et d'auditeurs de tous âges qui en conservent un souvenir prégnant. La publication de ce précieux et utile répertoire des historiens de Napoléon rend un hommage particulier à celui qui restera comme le pape des études napoléoniennes des années du bicentenaire.
Résumé : Joseph Fouché (1759-1820) fascine toujours aujourd'hui parce qu'il fut un acteur de premier plan durant plus de vingt années d'une densité exceptionnelle (ses deux grands rivaux ne s'appelèrent-ils pas Robespierre et Napoléon ?) et qu'il fut l'inventeur de la police politique. Il n'eut pas son pareil pour " vouloir être de tout ", comme le déclara un jour l'Empereur, pour occuper le devant de la scène à tout prix (" l'intrigue [lui] était aussi nécessaire que la nourriture "). Ne pouvant se résoudre à rester au second plan, il se singularisa durant la Terreur par un comportement particulièrement sanguinaire comme représentant en mission à Nevers et à Lyon ; il fut ensuite l'un des inspirateurs du complot contre Robespierre le 9 Thermidor ; le 13 vendémiaire, il prodigua ses conseils à Barras mais l'abandonna le 18 brumaire. Ministre de la Police de Napoléon, il se délectait à démêler les fils des intrigues jacobines ou royalistes. Disgracié à deux reprises pour avoir manifesté une fidélité à éclipse au régime et au souverain, il intrigua un peu plus tard auprès de Murat, roi de Naples, pour le détacher de Napoléon. La confusion des Cent-Jours le combla par les occasions qu'elle lui donna de multiplier les man?uvres, et il parvint un temps à devenir le ministre de la Police de Louis XVIII lui, le régicide, avant de mourir en exil, riche à millions. Ce parcours plus tortueux encore - s'il est possible - que celui de Talleyrand, a passionné des auteurs aussi divers que Balzac, Zweig et, récemment, Jean-Claude Brisville. N'était-il naturel qu'il retînt l'attention de notre meilleur historien de l'Empire, Jean Tulard ?
Résumé : Biographie traditionnelle mais aussi ouvrage de référence, le Napoléon de Jean Tulard, paru en 1977, aura été le premier à faire mentir Stendhal quand il prophétisait : D'ici cinquante ans. " Il est, en effet, devenu un véritable classique dont nul ne saurait se passer. Augmentée de nouvelles annexes, d'une chronologie et d'une filmographie, cette nouvelle édition est, en outre, enrichie des recherches les plus récentes menées par les historiens sur tout ce qui touche la France du début du XIXème siècle et la geste napoléonienne."
De la Chronique de Paris, la feuille inspirée par Mirabeau qu'il imprimait dès 1789, au National, auquel il donnait des articles sous la Monarchie de Juillet, Fiévée fut l'un des représentants les plus typiques de ce pouvoir apparu avec la Révolution, la presse Redoutable pouvoir : il lui nuisit autant qu'il le servit. Royaliste modéré, il est brièvement incarcéré sous la Terreur ; deux ans plus tard, il doit quitter Paris pour échapper à une proscription du Directoire contre la droite. C'est à cette occasion qu'il écrit l'un des grands succès littéraires du temps, La Dot de Suzette, " tableau de moeurs " réhabilitant les valeurs de la société d'Ancien Régime face à l'arrivisme de la nouvelle bourgeoisie. Très vite rallié à Bonaparte (car il aime les pouvoirs forts), il n'en garde pas moins des liens avec la contre-révolution : il est de nouveau arrêté en 1800. Mais Napoléon, qui apprécie son indépendance d'esprit, l'appointe pour qu'il lui envoie régulièrement, en marge de tous les réseaux policiers, des notes sur l'état de l'opinion. Préfet de la Nièvre de 1813 à 1815, il devient sous Louis XVIII l'un des chefs de file intellectuels des Ultras. Emprisonné une troisième fois en 1818 pour avoir défendu la liberté de la presse, il glisse de plus en plus vers le libéralisme sous Charles X et se rallie à la Monarchie de Juillet. Avant de mourir (1839), il contribue à la naissance de la légende napoléonienne. Ami de Chateaubriand et de Mérimée, détesté par Stendhal, évoqué par Sainte-Beuve, écrivain classique au plus fort de la vague romantique, homosexuel affiché en plein ordre moral napoléonien, anticlérical impénitent quand le " parti-prêtre " était au pouvoir, ce non-conformiste avait des " principes et des moeurs très monarchiques " avec " le caractère assez républicain ". Il tenait à " l'indépendance " et à " l'influence qu'on acquiert par la persuasion ". Indépendance, influence : tout le personnage est là. Jean Tulard est le meilleur spécialiste de l'histoire de l'Empire. Il vient de publier une synthèse sur Les Révolutions, dans L'Histoire de France dirigée par Jean Favier.
A la tête de la société Demart pro arte, Robert Descharnes représenta les droits d'auteur de Dali jusqu'en 2004 et défendit son oeuvre contre les faussaires. A sa mort en 2014, Jean-François Marchi, son avocat, fut son exécuteur testamentaire. Il a consacré à Salvador Dali une enquête effectuée sous la forme d'un questionnaire thématique exploré avec le concours de Robert Descharnes qui fut aussi l'ami, le photographe et l'expert du maître catalan. L'itinéraire hyperbolique ainsi visité n'épargne aucun recoin ni détail parfois des plus intimes d'un artiste aussi exceptionnel qu'extravagant.
Au XIXe siècle, Paris avait encore des aspects bucoliques. Jusqu'au milieu du siècle, des maraîchers cultivaient dans l'enceinte de la capitale et la ville était cernée par deux "arrondissements ruraux", celui de Saint-Denis au nord, et de Sceaux au sud. Hors les murs, c'était la campagne, en relation constante avec le marché parisien, hautement valorisant et intensément fréquenté. On produisait de tout autour de Paris : des fruits et légumes de toutes sortes, des plus simples (les légumes pour la soupe de la Plaine des Vertus), aux asperges fines, même en plein hiver, fraises délicates et pêches renommées (la pêche de Montreuil). Cette abondance faisait penser à un "jardin d'Eden". Mais la base de culture était céréalière car la capitale ne devait jamais manquer de pain afin d'éviter les disettes et prévenir les émeutes qui avaient tant marqué les temps révolutionnaires. Les gouvernements successifs étaient donc très soucieux de faire une politique économique qui assure l'approvisionnement de Paris dans les meilleures conditions, celle de "l'échelle mobile", entre protectionnisme et libéralisme. Les cultivateurs de la Seine étaient très majoritairement de petits propriétaires-récoltants. Avec des trésors de savoir-faire et une main- d'oeuvre industrieuse, ils tiraient de quelques arpents de quoi garnir les tables des Parisiens de toutes conditions sociales. Ils ont su résister longtemps à la pression foncière et à l'appel de l'industrie. Cette symbiose ville-campagne peut apparaître comme un modèle de gestion raisonnée de l'environnement, à l'heure où se pose la question des circuits courts de distribution et où les jardins urbains renaissent de façon à remettre le producteur tout près du consommateur.
David Crockett est l'un des plus grands héros de l'histoire des Etats-Unis. Engagé dans la milice, il combat les Indiens Creek durant la guerre de 1813-1815. Ce pionnier du Tennessee gravit l'échelle sociale. Sergent, colonel, juge de paix, il occupe divers mandats politiques locaux jusqu'à devenir député. Des livres de propagande à sa gloire réelle et supposée sont publiés. Il devient le "Lion de l'Ouest" . Le tueur d'ours est cependant battu aux élections législatives de 1835. Voyant sa carrière politique brisée, le Texas lui apparaît comme une Terre promise mais il se trouve désormais mêlé à la guerre d'indépendance menée contre le général Santa Anna. Au fort Alamo, il défend, avec ses hommes, une palissade en bois contre les assauts répétés des troupes mexicaines. Sa mort le 6 mars 1836 demeure pour tous une énigme.
Les "anonymes" de la Résistance en France Les "anonymes" de la Résistance, sont les oubliés de l'ombre, c'est-à-dire ces héros de la première heure qui ont osé agir en rejetant la collaboration avec l'Allemagne. Ce sont surtout les petits, les sans-grades, grâce à qui le travail de la Résistance a pu être accompli, comme des hôteliers, des passeurs, des assistantes sociales et des médecins, des prêtres, des policiers et des gendarmes, des lycéens, des intellectuels et artistes, des fonctionnaires, des enseignants, des pasteurs, etc. Contrairement à une image de la France décrite comme une nation "atone, recroquevillée sur elle-même, uniquement soucieuse de satisfaire à ses besoins vitaux, voire indifférente", cet ouvrage permet de découvrir que ces résistants de la première heure furent nombreux et posèrent les jalons des premiers réseaux et mouvements de Résistance. Les chaînes de solidarités que cette activité illégale a fait naître à travers la France, avant même l'organisation des réseaux et des mouvements, doit être prise en compte, car la Résistance ne peut être identifiée au seul geste de chevalerie d'exception. C'est pourquoi l'auteur distingue entre trois notions : Désobéissance civile, Résistance et Résistance spirituelle, ce qui lui permet de prendre en compte toute l'étendue de cette première Résistance de 1940 à 1942. En mettant l'accent sur l'histoire locale, sur les liens entre les individus avant la guerre, l'auteur brosse un tableau radicalement autre de la France sous l'Occupation, révélant les nombreuses initiatives pour libérer le pays. Ce travail, résultat d'une enquête de plusieurs années, apporte une pierre nouvelle à l'historiographie de Vichy et à l'histoire de la Résistance en France. Il fera date.