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Sylvia Plath. Une écriture embryonnaire
Tuhkunen-Couzic Taïna
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782747532280
Sylvia Plath, l'un des plus grands poètes américains de sa génération, se suicide à Londres le 11 février 1963, à l'âge de trente ans. Au moment de sa disparition, Plath avait publié un premier recueil de poésie, Le Colosse, de même qu'un roman, La Cloche de détresse, futur best-seller qui donne voix à une femme séquestrée à la fois dans son corps et dans la langue. Classée par certains critiques sous l'étiquette de la pathologie personnelle, son oeuvre dérangeante ne peut s'examiner sans la lecture parallèle de la légende déformante qui l'entoure. Si la poésie et la prose de Plath coïncident avec le retour du moi dans la littérature américaine, en entrelaçant, souvent de manière explosive, les histoires de famille avec l'histoire portant les stigmates d'un passé puritain, ses cris "confessionnels", tout comme ses propos néo-féministes, sont traversés des chuchotements d'une langue hybride et transgressive encore en cours de création. Capable de prendre en charge aussi bien le langage publicitaire, la rhétorique de la guerre froide, le discours sur la folie, les comptines pour enfants que les mots d'ordre fascistes, son écriture marque l'avènement d'un être hétéroclite prometteur, avènement qui ne va pas sans risque. Le premier versant de cette étude propose une plongée dans l'univers bleu des poèmes de jeunesse de Sylvia Plath, pour s'achever sur la fulgurance ultime, imprégnée de rouge, d'Ariel. Après les retraversées d'écrits canoniques, le sujet en gestation se révèle indissociable de l'émergence du texte dans l'oeuvre de ce poète qui est l'un des seuls à avoir obtenu le Prix Pulitzer à titre posthume. Au cours de l'acheminement, à la fois lent et impatient, vers le féminin pluriel perceptible à travers l'écriture de Plath, y compris dans son journal intime, maints mythes, rythmes et figures archaïques sont revus et déconstruits pour dire ce monde sous cloche, univers de recherche autant que de détresse.
Bien plus qu'un espace géographique, le Sud des Etats-Unis est une Histoire autant qu'un ensemble de mythes et de fantasmes qui a inspiré de nombreux cinéastes. Déployant des personnages grandiloquents, gothiques ou grotesques, à l'image des récits des conteurs sudistes, le Sud filmique nous introduit dans un espace composite fascinant où le mot "Amérique" se colore de teintes inattendues. Marqué de nostalgie, de sensualité et d'une sombre trivialité, le Sud américain reconstruit à l'écran retrace la perte d'idylles et de rêves associée à la période d'avant la guerre de Sécession. C'est grâce aux succès cinématographiques qu'il s'est inscrit définitivement dans la conscience collective. Cet ouvrage, composé d'articles écrits par des spécialistes du cinéma américain, est le premier sur le sujet à voir le jour en France : il explore le Sud filmique depuis D. W. Griffith à nos jours en s'appuyant à la fois sur des films emblématiques et sur des films moins connus du grand public. Il élargit ainsi le débat sur la spécificité de l'espace sudiste américain tout en examinant sa place dans l'imaginaire états-unien.
Conçu en trois parties ? études du roman, du film, études croisées ? ce volume propose des approches délibérément variées de Lolita, livre scandaleux, best-seller, livre-culte de Vladimir Nabokov, et film d'un réalisateur tout aussi hors normes et talentueux, Stanley Kubrick. Replaçant le roman et le film dans le contexte où ils ont vu le jour, conjoignant synthèses et analyses, il en éclaire des aspects essentiels. Il vise tant à mettre en lumière les modalités de fonctionnement et les choix stylistiques propres à l'un et l'autre qu'à faire apparaître les liens et les ruptures entre deux oeuvres à lire et relire, à voir et revoir.
Taïna Tuhkunen est maître de conférences HDR en littérature et cinéma américains à l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Ses recherches portent sur les littératures et les arts cinématographiques nord-américains, ainsi que sur l'adaptation filmique de textes de pays anglophones.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.