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Un livre des Pyrénées
Tucholsky Kurt ; Bréjoux Jean
HEROS LIMITE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782889550302
La plume acerbe et féroce de Kurt Tucholsky dénonce les différences de classes, la soif de profit des hommes d'affaires, la vermine nationaliste et l'institution militaire. Journaliste, critique littéraire et écrivain satirique, né en 1890 à Berlin, fils d'un fabricant juif, Kurt Tucholsky fut l'un des auteurs les plus demandés et les mieux payés de la République de Weimar. Il publia plus de trois mille articles dans presque cent journaux. Parmi les romans et les recueils de textes et de poèmes parus de son vivant, certains atteignirent une douzaine d'éditions. Jean Bréjoux, introducteur et premier traducteur de l'oeuvre de Tucholsky en France, présente l'auteur comme " l'écrivain et le journaliste le plus brillant, le plus attentif de l'Allemagne de l'entre deux guerres ". Cette attention ne porte pas ici sur le territoire et les moeurs allemands, mais sur la région franco-espagnole des Pyrénées. Le livre s'ouvre sur un souvenir de classe : les cours de géographie et d'histoire du professeur Gierke, au cours desquels Tucholsky rencontre une première fois les Pyrénées : "Les Pyrénées c'était quelque chose comme une bande rousse sur la carte, verte et noire par ailleurs, sur laquelle apparaissaient quelques taches : les montagnes. A droite et à gauche la carte virait au bleu, c'était la mer. Oui, les Pyrénées séparaient l'Espagne de la France. Avec ça, il fallait chaque fois réfléchir un brin avant d'écrire leur nom." Parti explorer la région après s'être muni d'un passeport, l'écrivain relate son séjour. Ce récit s'organise moins comme un journal classique que comme une série de tableaux ou de portraits, dans lesquels sont décrits les événements auxquels assiste ou participe Tucholsky, les rencontres qu'il a pu faire au cours de son voyage. Le livre se présente comme une traversée géographique, sociale et humaine de la région des Pyrénées, et fait entendre ses traditions et ses voix multiples, mais aussi son histoire : du Cirque de Gavarnie, aujourd'hui encore un haut-lieu du tourisme pyrénéen, à la ville de Lourdes, en passant par les villes de Cauterets, la station thermale d'Eaux-bonnes, la Corrida à Bayonne, les Basques de Saint-Jean-Pied-de-Port... Tout est observé et décrit avec une minutie et une justesse rares, qui se ponctuent par ce ce que Jean Bréjoux nomme une "déclaration d'amour à la France". L'écrivain s'adresse littéralement au pays et à cette région des Pyrénées dans lesquels il a été accueilli par des habitants dépassant l'hostilité du bric-à-brac nationaliste. Un accueil et un abri essentiels alors que son pays natal, l'Allemagne, devenait, pour lui et sa pensée, invivable.
Agréable surprise pour le lecteur moderne de découvrir ou redécouvrir Kurt Tucholsky, cet auteur berlinois des années 1920 tellement lié à son époque, à son pays et à sa langue, mais aussi tellement universel ! De la période d'efferverscence dont il brosse le portrait, il a les contrastes, tiraillé entre la créativité débridée des Années folles et le quotidien de la République de Weimar, fait de tensions tant politiques qu'économiques et sociales. Armé de sa machine à écrire, ce maître de la forme courte met en garde contre tout assoupissement intellectuel et moral ; il veut en même temps rire et faire rire, par une écriture créative, jeu de mots, jeu avec les mots.
Dix-neuf textes d'auteurs allemands, suisses et autrichiens contemporains : - La famille de K. Tucholsky (1830-1935) - Une charmante soirée de E. Kastner (1899-1974) - Un regard méprisant de K. Kusenberg (1904-1983) - Reportage dans un foyer de E. E. Kisch (1885-1948) - L'aquarium de K. Valentin (1882-1948) - Rieur de profession de H. Böll (1917-1985) - Les plaintes concernant... de M. Walser (1927-) - Pourquoi je me suis transformé en rossignol de W. Hildesheimer (1916-1991) - Au café, les rôles sont inversés de I. Morgner (1933-1990) - L'oeil de G. Kunert (1929-) - Où l'on commet l'adultère de L. Kusche (1929-) - Où passe l'argent du ménage de L. Kusche (1929-) - La carpe de la Saint-Sylvestre de E. R. Greulich (1909-2005) - Le conte du petit Monsieur... de W. Biermann (1936-) - La Suisse du Suisse de P. Bichsel (1935-) - L'homme qui avait une mémoire de P. Bichsel (1935-) - Du bonheur de l'identification de H. Weigel (1908-1991) - La jeune fille de T. Bernhard (1931-1989) - La machine de T. Bernhard (1931-1989)
Résumé : Louise aime l'obscurité, les vêtements sombres, les toiles d'araignées et les chats noirs. Sa soeur, Rose, aime la lumière, les vêtements colorés, cueillir des fraises, les journées chaudes et ensoleillées. Les deux soeurs, ne se comprennent pas. Même lorsqu'elles rêvent, tout les oppose. Réussiront-elles à dépasser leurs différences ? En faisant chacune un pas vers l'autre, elles finiront par se comprendre.
Mingo, tu sais lire, je le sais, simplement tu ne le montres pas. Ce livre-ci. Il est aussi exempt de mièvrerie, d'enjolivures, aussi peu rassurant - et, dans sa forme, tout aussi noble que toi. Il existe sûrement des hommes-chats et des hommes-chiens. Est-ce que tu aimes les chiens? Moi non plus. Ils braillent toute la journée, détruisent, par tout ce bruit inutile qu'ils font, les plus beaux silences et, en fait d'indélicatesse, ils ne sont surpassés que par leurs propriétaires (Protestation de la Ligue nationale des amis des chiens - Coucher!). On ne peut pas t'attraper, je sais. Mais n'es-tu pas tout entier enfermé dans cette phrase?"Le chat est un aristocrate anarchiste, avec le sain élan vital d'un prolétaire". Cela, c'est toi. Bon, je me relève donc. Et me retrouve tout d'un coup assis dans la grisaille argentée de Paris, et je pense à toi; aussi à ce matou angora gris-bleu, si petit au début qu'il n'avait même pas encore de nom; il pouvait juste s'approcher, tout chancelant, quand on entrait dans la pièce; et puis il n'a plus rien mangé du tout, et il est mort, et maintenant il est enterré dans mon jardin en retraite de Fontainebleau. Salut, Mingo! Salut à toi, et à tout ce qui est beau et énigmatique, superflu et gracieusement cambré, insondable et solitaire, et éternellement séparé de nous: aux chats, donc, et au feu, et à l'eau, et aux femmes. Avec une bonne caresse sur ton pelage, Et bien des salutations aux Messieurs et Dames qui habitent chez toi".
L'écriture de Michel Falempin pourrait se caractériser comme une "? introversion ? " littéraire, à savoir une écriture toujours consciente de sa forme, autant que de sa lecture et de ses effets. Une écriture qui se situerait donc toujours déjà par rapport à du texte, et à la clôture propre de son univers littéral. Dans cet univers clôt, la syntaxe et la grammaire concourent à produire un mécanisme de langage d'une précision inouïe, jusqu'à sa nécessaire prise de conscience par le lecteur.
Résumé : Mendel Singer alluma la bougie dans la bouteille verte à côté du lit et alla à la fenêtre. Là, il vit le reflet rougeâtre de la vivante nuit américaine qui se jouait quelque part et l'ombre argentée intermittente d'un projecteur qui semblait désespérément chercher Dieu dans le ciel nocturne. Oui, Mendel voyait même quelques étoiles, quelques misérables étoiles, des constellations déchiquetées. Mendel se souvenait des nuits claires et étoilées au pays, du bleu profond du ciel immensément étendu, du croissant de lune doucement courbé, du sombre murmure des pins dans la forêt, des voix des grillons et des grenouilles.
Chollier Alexandre ; Bernardis Marc de ; Villani A
Dans Autour du cairn, Alexandre Chollier multiplie les points de vue. Il mêle analyse et références anthropologiques, philosophiques et sociologiques et propose un large éventail de références issues de ses recherches. Rythmé par les dessins de Marc De Bernardis - un ami peintre amoureux de montagne à l'origine de son intérêt pour le cairn, Autour du cairn convoque des lieux, des récits et des voix de poètes, d'anthropologues, de philosophes - pour faire entendre la "parole des pierres". Edouard Glissant, Jean Giono, Maurice Chappaz ou Roger Caillois sont invités à nourrir cette réflexion. Mais aussi Nicolas Bouvier, qui écrivait : "Je ne pars jamais des mots pour aller aux choses, toujours l'inverse". Si la figure du cairn se fait à l'occasion silhouette, ses noms ne manquent pas d'indiquer l'essentiel et de dessiner un monde où l'humain et le non-humain deviennent solidaires l'un de l'autre. Des noms dès lors à la présence vive : galgal, clapier, montjoie, monticule, murger, tumulus, castelet, champignon, garof, segnavia, ometto, uomo di sasso, mound, Steinmann, Steinberg, Steinpyramide, Wegweiser, radjma, kerkour, kalacha, nishan, chaps, chorten, stûpa, laptse, obo, apacheta, innunguaq, inuksuk... Dans le cairn rien n'est isolé, ni mot, ni chose, ni être, ni lieu. Indicateur d'une géographie concrète, le cairn dit le monde tel qu'il est. Dans l'Himalaya, les Alpes et en Laponie, sur les sentiers des anciens pays celtes et chez les Indiens d'Amérique, il indique une frontière, borne le chemin, marque le passage d'un col, une tombe ou un lieu de chasse. Les passants - bergers, nomades, randonneurs ou voyageurs - y ajoutent une pierre, prenant le risque de l'écroulement ; oeuvre collective en constante transformation, le cairn résiste au passage du temps justement parce qu'il est fragile, toujours changeant et reconstruit.
Figure majeure de l?avant-garde poétique américaine au 20e siècle, co-fondateur du mouvement «?objectiviste?» dont font aussi partie Charles Reznikoff ou George Oppen, Louis Zukofsky a publié au cours de sa vie un nombre important de poèmes et d?essais. Malgré l?importance capitale de ces textes tant aux États-Unis qu?outre-Atlantique, peu d?entre eux sont disponibles en français. C?est le cas notamment de Un objectif & deux autres essais, traduit par Pierre Alféri et publié par les éditions Royaumont en 1989.Ce texte que nous nous apprêtons aujourd?hui à rééditer dans la collection feuilles d?herbe comprend donc trois essais?: «?Un objectif?», «?La poésie?» et «?Déclaration pour la poésie?». Définitions et commentaires sur la poésie, ils en exposent en fait une conception singulière, théorisent le rapport que la poésie objectiviste ? et celle de Zukofsky en particulier ? entretient au monde, à la forme, à la musique. Le premier essai est en vérité un programme, celui que la poésie objectiviste se fixe dès 1931, et dont une première version avait été publiée dans la revue Poetry de Harriet Monroe, dans un numéro qui avait en quelque sorte fondé le mouvement objectiviste.