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Le Mot sablier
Tsepeneag Dumitru
POL
11,60 €
Épuisé
EAN :9782867440212
L'écrivain qui doit quitter sa langue pour une autre est-il pareil à ce soldat sans armes qui déserte son pays et dont la fuite éperdue tient d'une course de cauchemar dans un temps suspendu ? Mue douloureuse s'il en est. De vieilles phrases collent à la chair et quand on a réussi à les en arracher, il y reste encore des lambeaux de mots, des grains de syllabes anciennes. Peu à peu cependant le vieux langage bat en retraite, moulu jusque dans ses structures, et finit par disparaître face à l'invasion du nouveau. Mais quand on a enfin traversé et que, le tablier du pont derrière soi, on est arrivé sur l'autre rive, arrivé à faire langue neuve, a-t-on pour autant vraiment changé d'écriture ? Les fantasmes de toujours sont peut-être trop profondément enfouis en nous pour que même une armée de terrassiers puisse les extraire et nous en affranchir. Le Mot sablier a été écrit en partie en roumain, en partie en français directement. Sous des apparences modestes et ludiques, il s'agit à la fois d'un roman, d'une étude sur l'imaginaire et sur la langue, leurs pouvoirs. De nombreux personnages pittoresques - parmi lesquels l'auteur, le traducteur, une libraire - illustrent le propos théorique de l'auteur.
Quatrième de couverture Entre Marguerite Duras et les calendriers érotiques des routiers, Le camion bulgare trace une route sombre et fantasmatique destinée à ce couple étrange de la littérature contemporaine : l'écrivain rêveur et la lectrice frustrée. C'est une belle Roumaine impénétrable, que les braves Français n'arrivent pas à faire jouir... C'est un puissant camionneur bulgare auquel ne suffit plus la petite mort permanente d'une société hyper-sexuée, ici symbolisée par une touriste américaine... Entre la solitude convexe du flirt par ordinateurs interposés, et les coups de théâtre charnels d'une rencontre au hasard des chemins, le gouffre se creuse, que Dumitru Tsepeneag ne remplit ni de tragédies romantiques, ni de catastrophisme moralisateur, mais d'onirisme et d'autodérision.
Résumé : Ce nouvel opus de Dumitru Tsepeneag emprunte singulièrement des voies romanesques déjà traversées, héritières des grands genres littéraires. Entre onirisme et hyperréalisme, l'Histoire et l'humour font bon ménage dans ce roman aux rebondissements picaresques où les fantasmes animaliers de l'auteur accompagnent l'interminable accouchement dans la douleur d'un monde post-communiste avec lequel l'Ouest rechigne à partager ses richesses. Pourtant, et c'est cela que nous raconte ce livre, après la chute du Mur nombreux sont les jeunes qui ont été attirés par le mirage occidental, le miroir aux alouettes de la vie facile. Parmi eux Ion qui s'est lancé à l'aventure et devient une sorte de Jacques le Fataliste des années quatre-vingt-dix, parcourant du Danube à la Vilaine les chemins de traverse tracés par la plume narquoise de Tsepeneag, faisant halte dans cet hôtel borgne qu'est devenu l'Europe de cette fin de siècle. C'est ainsi qu'on le voit traqué par des truands moscovites et des justiciers extraterrestres, ne trouvant de repos provisoire que dans des bras pas toujours féminins. Devant cette fuite en avant une question nous taraude : quel péché doit expier ce jeune homme qui ne veut pas savoir à la lumière du souvenir que le pire est toujours certain ? Dans quelles serres finira-t-il son voyage ? En roumain, il y a un seul mot pour aigle et vautour.
Résumé : D Tsepeneag ne se cache plus derrière Ed Pastenague. Ce nom s'était glissé sous sa plume au moment où le blanc de la feuille lui devenait insupportable et que, pour le noircir, il jouait avec son propre nom en le faisant culbuter dans tous les sens. Une fois né ainsi, comment empêcher le jeune Pastenague de succomber à la tentation littéraire. Mais regarder par la fenêtre, devant sa machine à écrire, décrire les pigeons qui volent, la maison d'en face, et Madame Maryse qui passe sous sa marquise à cinq heures, tout cela ne suffit pas à faire un roman. Il appelle à la rescousse ses amis du lycée d'Agen, les trois Ed : Edmond le Nègre, Edgar le Jaune, Edouard le Rouge. Echange de lettres, de questions, de coups de téléphone, de critiques, de rencontres, d'injures : l'atelier d'écriture est à l'oeuvre. A travers une succession de scènes désopilantes d'invention et d'humour se dessine la saga multiraciale de plusieurs familles : vietnamienne, martiniquaise, arabe, anglaise et même française. Après avoir servi de pseudonyme, Pastenague est devenu personnage et on peut le retrouver dans tous les romans de D Tsepeneag qui ont suivi Pigeon vole. C'est peut-être mieux d'être personnage que l'auteur d'un seul et unique livre, un nom oublié en haut de la couverture...
Résumé : Bertrand Schefer, qui est aussi cinéaste, a longtemps travaillé sur le scénario d'un film dans lequel il voulait raconter l'histoire d'un cher ami d'enfance qui s'était peu à peu coupé du monde et vivait en marge de la société, errant sans domicile fixe et sans travail. Son destin hantait Bertrand Schefer et sa figure grandissait en lui avec les années, absorbant ses forces. Il vivait avec ce qui était devenu comme un double obscur, une part d'ombre qui le dévorait de remord et de culpabilité. Grâce au cinéma il espérait en finir avec ce fantôme et se libérer du passé. Le film n'a pas pu se faire, mais de cet échec est sorti un texte, ce récit d'un homme hanté par un double dont la figure et les choix de vie radicaux ont fixé à jamais l'époque de la jeunesse. Entre le temps de l'éloignement et celui du retour, le narrateur retrace sous la forme d'un rapport factuel, comme pour donner de la réalité à sa mémoire trouée, l'histoire réelle et fantasmée d'une amitié fondatrice.
4e de couverture : "- Les enfants ? Quels enfants... ? C'est pas nos enfants, Bobby. C'est pas les nôtres... J'ai des enfants. Je n'en ai plus. Je veux des enfants. Je n'en veux pas. La vie de famille c'est un truc de dingue, je te jure."
Résumé : Automne 1952 : dans un château délabré de l'Eure, Eric Rohmer tourne Les Petites Filles modèles. C'est son premier long métrage. Presque achevé, jamais sorti au cinéma, il a disparu. Printemps 2016 : Sophie, une prof d'université à la retraite spécialiste de la comtesse de Ségur, et Paul, un jeune homme qui consacre sa thèse à des films introuvables, traversent ensemble la Normandie à la recherche de traces, de témoins, d'explications : Joseph Kéké, l'étudiant béninois qui a produit le film, a-t-il vraiment cassé une dent à une strip-teaseuse poétesse ? A quoi servent les châteaux en ruine ? Quel rapport entre la comtesse de Ségur, Eric Rohmer et le cinéma érotique des années 1970 ? Chemin faisant, c'est avant tout sur eux-mêmes que Paul et Sophie enquêtent.
Résumé : Pour Dominique Fourcade, deuil répond à la nécessité de donner un écho, sinon le plus approprié, du moins le plus à sa portée, à la mort tragique de Paul Otchakovsky-Laurens. Passées les premières heures d'un deuil dévastant, il se demande comment faire face à cette mort, comment la comprendre, et aussi comment comprendre le nouvel homme qu'il est devenu d'un coup, frappé par la foudre. Comment absorber et comment répondre.