Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Livre et typographie. Essais choisis
Tschichold Jan
ALLIA
24,80 €
Épuisé
EAN :9782904235818
Parmi ceux qui s'interrogent sur les problèmes de la typographie et l'esthétique du livre, rares sont ceux qui ont su présenter leurs connaissances et leurs réflexions avec autant de clarté et de précision que Jan Tschichold. Livre et typographie, premier ouvrage de l'auteur à être traduit en français, offre un choix des plus importants essais que Tschichold fait paraître tout au long de sa carrière. Du rôle de la tradition en matière de typographie à l'emploi des guillemets ou des points de suspension, en passant par les méfaits de la typographie asymétrique, Tschichold livre ici le fruit d'une expérience de plus de cinquante années passées au service du livre. C'est pourquoi cet ouvrage ne s'adresse pas seulement aux compositeurs, aux éditeurs ou aux maquettistes. Il intéressera tous les amateurs de livres, en leur apprenant à décortiquer un ouvrage, à en relever les défauts et à en apprécier les beautés.
Résumé : L'ouvrage emblématique de Tschichold, La Nouvelle Typographie (1928) est un véritable manifeste pour la modernité, analogue dans son domaine au livre du Corbusier Vers une architecture. Prenant la forme d'un manuel, l'auteur y fait table rase de la typographie ancienne qui ne trouve grâce à ses yeux que dans son contexte historique, maintenant dépassé. Pour concevoir son histoire de la typographie, Tschichold s'est d'abord tourné vers l'art moderne. Pour lui, l'ancienne ère, centrée sur l'individu, a laissé place à une nouvelle époque, celle de la reproductibilité et de la dissolution de l'art dans l'architecture et autres formes directement publiques. La vie ainsi bouleversée, mécanisée, urbanisée, accélérée, le centre de gravité s'est déplacé vers le social et le collectif. Il s'agit d'en prendre acte. Les idées et le langage utilisés sont caractéristiques des textes modernistes de cette époque. Cette révolution agit comme une lame de fond dans tous les domaines de la création, de la nouvelle architecture au théâtre politique de Bertolt Brecht, du mobilier tubulaire au cinéma de Dziga Vertov et jusqu'à la littérature. Les avant-gardes ; les futuristes, le mouvement Dada, le mouvement De Stijl, les constructivistes russes, le Bauhaus dessinent une véritable constellation internationale dont s'abreuvent les nouveaux typographes autant qu'ils y apportent leurs contributions.
Peut-on concilier variété des désirs individuels et quête universelle du bonheur ? Y aurait-il un dénominateur commun aux désirs de chacun ? Peut-on imaginer des principes nous permettant de bien vivre ? Spinoza distingue d'emblée actions, portées par la raison, et passions, contraintes depuis l'extérieur. Parce qu'indépendantes de notre seule volonté, les passions sont généralement mauvaises. Le libre examen et l'intelligence confèrent au contraire à l'homme une puissance d'agir, garantie de son bien-être. Il faut donc oeuvrer à parfaire ses facultés d'entendement. D'un même allant, être de nature, l'homme ne peut faire fi des contingences extérieures, et encore moins d'autrui. Spinoza expose les fondements de la sociabilité humaine, vertu à laquelle accéder par l'exercice de la raison.
Dès 1933, Edmund Husserl, d'ascendance juive, se voit rayé de la liste officielle des professeurs d'université. Peu après sa mort, le père Van Breda, alors étudiant à Louvain, rencontre sa veuve en 1938 à Fribourg. Devant la masse de documents qu'il découvre, dont maints inédits et une bibliothèque de plus de 2700 volumes souvent annotés de la main du maître, Van Breda pressent que s'y trouvent les clefs pour retracer la genèse de la phénoménologie. Sa décision est prise : il faut créer un centre d'études dédié à cette oeuvre. Les précieuses archives doivent franchir les frontières du Reich. Van Breda entend coûte que coûte les sauver d'une destruction certaine, par les mêmes moyens dont usent les nazis dans leur entreprise de spoliation. Un périlleux périple commence dans la clandestinité.
La Chine est de plus en plus présente dans le monde, mais elle en est en même temps comme absente. Nous n'entendons pas sa voix. Jean François Billeter