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Projet luciole
Truong Nicolas
ESSE QUE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782918937098
Les lucioles symbolisent la joie et le désir qui illuminent amis et amants au coeur de la nuit. Mais auraient-elles disparu ? Pour Pier Paolo Pasolini, leur extinction due à la pollution est la métaphore d'une humanité rongée par la "merdonité" de la modernité. Bien décidé à sauver les lucioles et à témoigner de leur survivance, le "Projet Luciole" donne corps, forme et voix à toutes les histoires possibles de la pensée critique. Parce que l'art, la politique, l'amour et l'amitié peuvent, dans leur radicalité, encore réenchanter notre quotidien. Parce que les lucioles brillent encore au coeur des nuits surveillées". Nicolas Truong "Ils vont et viennent, sont instables, incertains, désirants, fantasques. Ils sont là pour faire danser les paroles de Baudrillard, Orwell, Adorno, Didi-Huberman, etc. Ils en font une scène d'amour, de ménage, de malentendu, parfois même un vaudeville. Sur scène, quand la lumière baisse, le sol est jonché de feuilles volantes, translucides : lucioles, que l'universel bavardage éteint. C'est un spectacle, en somme, à la bougie". Philippe Lançon Libération
Résumé : En pleine pandémie mondiale, durant les années 2020 et 2021, le journaliste du quotidien Le Monde Nicolas Truong est parti à la rencontre d'une nouvelle génération d'auteurs qui, au croisement de la philosophie, de l'écologie et de l'anthropologie, réinventent notre rapport au vivant, renouvellent pratiques et théories pour faire souffler un air rafraîchissant et bienvenu en ces temps plus que troublés. Entretiens avec ces penseurs qui inventent de nouvelles façons d'habiter la Terre.
Nicolas Truong est directeur des pages "Idées-Débats" du Monde et responsable du Théâtre des idées au Festival d'Avignon. Metteur en scène du Projet Luciole, il a récemment publié, avec Alain Badiou, Eloge du théâtre (Flammarion, 2013).
Résumé : "Les armes, le sang, les larmes. Mais comment, au coeur même du recueillement, tenter de penser l?événement ? Notre pays, comme notre monde, est en effet en proie à une terreur postmoderne, qui mêle individualisme radical et fondamentalisme global. D?où la difficulté de mener un combat frontal contre un nomadisme djihadiste pratiqué par une jeunesse nihiliste, au moment même où la guerre classique fait place à des états de panique, à des assauts armés destinés à provoquer le chaos et à des opérations de police mondialisées". Nicolas Truong. Les contributions d?intellectuels rassemblées dans cet ouvrage proposent une analyse intelligente et précise des événements, de leurs causes et de leurs conséquences, et lancent un appel à l?unité et à la solidarité.
L'aventurière Sarah Marquis déclare qu'en marchant, on "se découvre courageux", le sociologue David Le Breton pense que la marche est souvent guérison... Pratique sportive ou spirituelle, touristique ou thérapeutique, la marche retrouve aujourd'hui ses lettres de noblesse. Pourquoi marche-t-on ? Qu'y cherche-t-on ? Echappatoire au monde de la vitesse et à la modernité, la marche pousse aussi bien à se dépasser physiquement qu'à entreprendre un chemin spirituel. "Puissance réorganisatrice" ou façon de "tenir debout", "interstice" de "liberté" dans un monde privé d'imprévu... Les auteurs de cet ouvrage réflexif et réjouissant nous exposent le sens de "leur" marche ou de notre façon de marcher.
Nora et Thierry sont fébriles : ils se préparent à devenir parents tout en s'occupant du père de Thierry, atteint de la maladie d'Alzheimer, quand l'usine de jouets qui les emploie annonce sa fermeture. Le groupe industriel japonais qui rachète l'entreprise lance la fabrication de "rabudôru" (ou poupées d'amour). Ces versions grandeur nature de la poupée Barbie, à destination des adultes, sont conçues dans un souci de réalisme parfait et de passivité. Cette perspective inquiète Nora qui refuse de fabriquer ces femmes-objets et déclenche un mouvement social au sein de l'entreprise. Si certain·e·s salarié·e·s rejoignent son combat, d'autres au contraire entrevoient dans la rabudôru un produit révolutionnaire, quasi thérapeutique, et l'espoir d'un développement économique sans précédent, à l'image de Thierry qui s'engouffre corps et âme dans le projet de l'entreprise.
Ludovic Müller est né Verdun en novembre ? 1989. C'est là qu'il a grandi. La rencontre avec l'acteur José Corrini a été déterminante. Depuis, les deux amis ont un rêve ? : monter un grand spectacle sur Jacques Chirac, sa vie, son oeuvre (1932-2019). Pourquoi ?? Sous Chirac, c'était l'enfance, l'adolescence et l'entrée dans l'âge adulte. Aujourd'hui, leur génération fait l'Histoire. Comment prendre le pouls de notre démocratie ?? Comment observer ses empreintes ?? Le roman de Chirac - si populaire et si contradictoire - sera peut-être un révélateur ? : de nos mémoires et de nos oublis, de nos bégaiements et de nos métamorphoses. Pour Ludovic et José, le moment est donc venu de l'incarner sur la scène, ce piège où depuis cinq mille ans nous prenons la conscience des rois. Qui est Jacques Chirac ?? Que cache-t-il sous son masque grotesque, conquérant et populaire ?? Et en quoi peut-il nous révéler quelque chose de notre démocratie ?? Comédie onirique, enquête loufoque, portrait d'un héritage, ce texte pose la première pierre de la série Huit Rois (nos présidents).
Paying for it c'est "payer pour baiser" mais c'est aussi en payer le prix moral, économique et social. Après de multiples rencontres auprès de travailleur. se. s du sexe, de policiers de la brigade des moeurs, de clients, d'associations de défense des travailleur. se. s du sexe et d'une de leur porte-parole, Sonia Verstappen, qui accompagne le projet depuis ses débuts, les actrices et acteurs de ce spectacle incarnent la parole de ces femmes que la société veut rarement entendre. Les travailleur. se. s du sexe sont ici sur scène et nous parlent de leur métier, de leur vie, d'elles, de nous. Elles témoignent de la précarité dans laquelle certaines sont maintenues, des discriminations et des stigmates qu'elles subissent en tant que femmes, en tant que putes, en tant qu'étrangères. Elles, qui connaissent les hontes et les secrets de beaucoup d'hommes. Qui écoutent, accueillent et soignent les corps. Elles parlent de leurs conditions de travail dans une société qui refuse de leur reconnaître des droits. Des pratiques qui se diversifient. Elles rappellent, aujourd'hui encore, que vouloir abolir la prostitution ne mène qu'à aggraver les conditions dans lesquelles elle s'exerce et à augmenter les violences qui leur sont faites. Elles convoquent l'histoire de nombreuses femmes qui, depuis des siècles, se sont un jour prostituées pour survivre ou pour s'émanciper. Des femmes qui, hier comme aujourd'hui, ont été punies pour avoir transgressé l'ordre patriarcal, pour avoir gagné de l'indépendance. Car le stigmate de putain frappe toutes les femmes, comme un coup de fouet, il est un châtiment, il menace, il contrôle. La lutte pour les droits de toutes les femmes ne commence-t-elle pas par la lutte avec les putes et pour les droits des putes ? Le spectacle espère réveiller des alliances en donnant la parole à ces femmes qui réclament qu'on cesse de les traiter comme des victimes ou des criminelles pour enfin les entendre et les regarder comme des personnes.
Entre le 8 et le 17 juin 2018, avec 629 migrants à bord, par une mer agitée, l'Aquarius, navire de sauvetage en Méditerranée, erre de côte en côte dans l'attente d'un port où débarquer. Durant 10 jours, à la fois isolée et dans l'oeil du cyclone médiatique, une communauté humaine se forme, dont le destin est aux mains des décideurs politiques. En quoi cette histoire est-elle le symptôme d'une crise européenne ? Lucie Nicolas est partie à la recherche de ceux qui étaient à bord, équipage et rescapé·es . A partir de leurs témoignages, elle reconstitue cette odyssée inouïe et nous embarque à bord de l'Aquarius.