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Le détroit du Loup
Truc Olivier
METAILIE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782864249634
Extrait Jeudi 22 avril. Lever du soleil : 3 h 31. Coucher du soleil : 21 h 15. 17 h 44 d'ensoleillement. Détroit du Loup, Laponie norvégienne. 10h45. Depuis plus d'une heure, la plupart des hommes demeuraient invisibles. Certains se cachaient depuis bien plus longtemps. Ils patientaient, placés stratégiquement sur les deux rives distantes de cinq cents mètres. Ceux en embuscade sur Kvaløya, l'île de la Baleine, occupaient leur poste depuis la veille au soir. Loin là-haut, le soleil dominait la scène depuis un long moment. Difficile de somnoler. Difficile de bouger sans être vu. En cette mi-avril, la lumière imposait sa présence même en pleine nuit. Mais personne ne parlait encore de nuit. Ils veillaient, attendant patiemment le signal. Une forme brune allongée dans une barque conservait la même attitude impassible. Les insectes virevoltants autour des hommes les laissaient insensibles. Ils avaient la peau tannée des coureurs de toundra, les yeux clignant à peine pour ne rien perdre du moindre mouvement. Certains fumaient pour tromper l'ennui, trop loin pour que l'odeur les signale, et uniquement après s'être assurés de la direction du vent. D'autres buvaient de leur thermos de café. Ils grignotaient des tranches de renne séché, lisaient les dernières nouvelles sur leur téléphone mobile, regardaient des vidéos sur YouTube, avec une seule oreillette, l'autre oreille aux aguets. Allongé dans la barque, Erik Steggo observait le ciel. Le jeune homme commençait à sentir la chaleur, signe qu'elle allait bientôt devenir pénible. La température atteignait pourtant à peine 3 ou 4 degrés, mais ses couches de vêtements le maintenaient au chaud. La neige couvrait encore la rive, même si la fonte s'amorçait. La blancheur dominait aussi les montagnes aplanies. Il les apercevait en se tournant un peu, lentement. Erik reconnaissait les sentiers courus si souvent. Il songea à enlever une épaisseur de vêtements, mais renonça, cédant à la torpeur agréable dans laquelle il baignait. Le simple clapotis de l'eau suffisait à le rafraîchir, le bruissement des vagues à le tenir éveillé. La barque attendait du côté terre ferme, vers le sud. Sans la voir de son angle de vue, Erik imaginait la pierre sacrificielle qui se dressait sur l'autre rive, roc pointé vers le ciel. Par le passé, des générations d'hommes s'y étaient recueillis avant l'opération qu'Erik et les siens allaient entreprendre. Ils connaissaient les risques. Ils savaient comment les éviter. Quand le destin se montrait clément. Le jeune homme dans l'embarcation n'avait pas eu le temps d'y déposer une pièce d'offrande. Il avait demandé à Juva de s'en occuper. Juva avait promis. Une promesse, c'était important. Le bruit s'approcha. Un groupe se détachait. Venait vers lui. Erik se recroquevilla au fond de la barque. Il sentait le souffle nerveux à quelques dizaines de mètres, l'entrechoquement sur les galets. Mais le souffle ne se rapprochait plus, maintenant. A nouveau calme, puissant toujours, mais plus calme. Cette alerte avait mis Erik en sueur. Il respira profondément. Il oublia le souffle lourd et laissa sa pensée vagabonder vers le roc pointu et son offrande. Erik n'y croyait pas complètement. Mais il aimait la poésie de ces lieux mystiques. Anneli, elle seule avait pu lui ouvrir les yeux et l'âme sur ces beautés cachées. Anneli. C'est pour elle aussi, pour eux, qu'il fallait réussir. Il essaya de se concentrer à nouveau. Il ne pouvait se relever pour regarder, mais la tension qui allait grandissant indiquait que le moment approchait.
Prisonnier de guerre, résistant, rescapé du goulag? Le destin du sous-officier français Richard Douchenique-Blostin est aussi exceptionnel qu?empreint de mystère. Était-il vraiment celui qu?il prétendait ? En des temps de frontières floues et d?identités troubles, ce héros méconnu s?est construit une existence plurielle afin d?échapper à ses multiples ennemis. Une imposture nécessaire à sa survie.Journaliste, Olivier Truc vit à Stockholm où il est le correspondant du Monde. Spécialiste des pays nordiques et baltes, il est l?auteur des romans policiers Le Dernier Lapon et Le Détroit du Loup, disponibles en Points. Avec L?Imposteur, il s?inscrit dans la lignée du journalisme narratif.« Une enquête passionnante. »Libération
L?hiver est froid et dur en Laponie. À Kautokeino, un grand village sami au milieu de la toundra, au centre culturel, on se prépare à montrer un tambour de chaman que vient de donner un scientifique français, compagnon de Paul Emile Victor. C?est un événement dans le village. Dans la nuit le tambour est volé. On soupçonne les fondamentalistes protestants laestadiens: ils ont dans le passé détruit de nombreux tambours pour combattre le paganisme. Puis on pense que ce sont les indépendantistes sami qui ont fait le coup pour faire parler d?eux.La mort d?un éleveur de rennes n?arrange rien à l?affaire. Deux enquêteurs de la police des rennes, Klemet Nango le Lapon et son équipière Nina Nansen, fraîche émoulue de l?école de police, sont persuadés que les deux affaires sont liées. Mais à Katokeino on n?aime pas remuer les vieilles histoires et ils sont renvoyés à leurs courses sur leurs scooters des neiges à travers l?immensité glacée de la Laponie, et à la pacification des éternelles querelles entre éleveurs de rennes dont les troupeaux se mélangent. Au cours de l?enquête sur le meurtre Nina est fascinée par la beauté sauvage d?Aslak, qui vit comme ses ancêtres et connaît parfaitement ce monde sauvage et blanc.Que s?est-il passé en 1939 au cours de l?expédition de Paul Emile Victor, pourquoi, avant de disparaître, l?un des guides leur a-t-il donné ce tambour, de quel message était-il porteur? Que racontent les joïks, ces chants traditionnels que chante le sympathique vieil oncle de Klemet pour sa jeune fiancée chinoise? Que dissimule la tendre Berit malmenée depuis cinquante ans par le pasteur et ses employeurs? Que vient faire en ville ce Français qui aime trop les très jeunes filles et a l?air de bien connaître la géologie du coin?Dans une atmosphère à la Fargo, au milieu d?un paysage incroyable, des personnages attachants et forts nous plongent aux limites de l?hypermodernité et de la tradition d?un peuple luttant pour sa survie culturelle. Un thriller magnifique et prenant, écrit par un auteur au style direct et vigoureux, qui connaît bien la région dont il parle.
Novembre 2017, un des plus grands quotidiens suédois publie une enquête choc. En pleine ère #MeToo, dix-huit Suédoises accusent une personnalité culturelle de harcèlement sexuel et de viol. Cet homme s?appelle Jean-Claude Arnault, il est Français et l?époux d?une poétesse membre éminente de l?Académie suédoise. Viennent s?ajouter des soupçons de fuites sur les lauréats du prix Nobel de littérature, décerné par cette même Académie. Une enquête interne est tenue secrète, mais l?affrontement entre académiciens se répand dans la presse à coup d?insultes et de violentes diatribes.Sidéré par cette histoire en apparence si peu suédoise, Olivier Truc, correspondant à Stockholm depuis 25 ans, décide de mener l?enquête. Il raconte la déflagration nationale, et montre comment ce qui aurait pu n?être qu?un fait-divers presque cocasse reflète les contradictions profondes d?une société en apparence si policée et si progressiste. Il nous emmène dans les archives de l?Académie et dans son restaurant favori, rencontre des personnalités du monde des lettres pour mettre en lumière l?opacité du prix littéraire le plus célèbre au monde. Il raconte : comment un Français sans éclat est devenu le Weinstein suédois, les conflits autour des lauréats ou de refusés aussi célèbres que Zola, Freud ou Strindberg, l?histoire étonnante d?Alfred Nobel, le rôle de la Fondation créée à sa mort en 1901, les rituels du prix et les sommes en jeu, ou encore le rôle ambigu de la royauté, paradoxal au pays d?une social-démocratie parfois moins sociale qu?il n?y paraît.Le prix Nobel de littérature 2018, d?abord suspendu, sera finalement attribué à l?automne 2019, en même temps que le lauréat 2019. Tout va-t-il rentrer dans l?ordre ? Une enquête fouillée qui se lit comme un roman et nous fait découvrir comment un si petit pays a un rôle central dans la littérature mondiale?Notes Biographiques : Installé à Stockholm depuis 1994, Olivier Truc est journaliste, romancier et scénariste. Il est l?auteur de six ouvrages dont Le dernier Lapon (Métailié, 2012), best-seller traduit en 19 langues et vendu à 175 000 exemplaires, qui a reçu 23 prix littéraires (dont le prix des lecteurs Quais du Polar et le prix Mystère de la critique), et Le Cartographe des Indes boréales (Métailié, 2019).
Résumé : Ruo??abáhkat, " chaleur russe ", c'est comme ça qu'on appelait ce vent-là. Ruo??abáhkat, c'est un peu l'histoire de la vie de Piera, éleveur de rennes sami dans la vallée de Pasvik, sur les rives de l'océan Arctique. Mystérieuse langue de terre qui s'écoule le long de la rivière frontière, entre Norvège et Russie. Deux mondes s'y sont affrontés dans la guerre, maintenant ils s'observent, s'épient. La frontière ? Une invention d'humains. Des rennes norvégiens passent côté russe. C'est l'incident diplomatique. Police des rennes, gardes-frontières du FSB, le grand jeu. Qui dérape. Alors surgissent les chiens de Pasvik. Mafieux russes, petits trafiquants, douaniers suspects, éleveurs sami nostalgiques, politiciens sans scrupules, adolescentes insupportables et chiens perdus se croisent dans cette quatrième enquête de la police des rennes. Elle marque les retrouvailles ? mouvementées ? de Klemet et Nina aux confins de la Laponie, là où l'odeur des pâturages perdus donne le vertige.
Résumé : Septembre 1713. Juché sur une étique rossinante, la rapière au côté, Blasco de Castiglione, coeur tendre et tête brûlée, entre dans Palerme. En quête du secret de sa naissance, il rencontre Don Raimondo de la Motta, qui a commis tous les crimes pour ceindre la couronne ducale, l'éblouissante et ténébreuse Donna Gabriella, le sbire Matteo Lo Vecchio, maître ès scélératesses, Violante, belle comme un rêve de pureté, le séduisant et mystérieux Coriolano della Floresta, et tout un petit peuple pittoresque et rebelle. Il rencontre aussi une ville de palais arabes, où se réunit la secte des Beati Paoli, dont l'idéal de justice sera défiguré par la mafia...
Résumé : Nos existences parfois nous pèsent. Même pour un temps, nous aimerions prendre congé des nécessités qui leur sont liées. Se donner en quelque sorte des vacances de soi pour reprendre son souffle. Si nos conditions d'existence sont sans doute meilleures que celles de nos ancêtres, elles ne dédouanent pas de l'essentiel qui consiste à donner une signification et une valeur à son existence, à se sentir relié aux autres, à éprouver le sentiment d'avoir sa place au sein du lien social. L'individualisation du sens, en libérant des traditions ou des valeurs communes, dégage de toute autorité. Chacun devient son propre maître et n'a de compte à rendre qu'à lui-même. Le morcellement du lien social isole chaque individu et le renvoie à lui-même, à sa liberté, à la jouissance de son autonomie ou, à l'inverse, à son sentiment d'insuffisance, à son échec personnel. L'individu qui ne dispose pas de solides ressources intérieures pour s'ajuster et investir les événements de significations et de valeurs, qui manque d'une confiance suffisante en lui, se sent d'autant plus vulnérable et doit se soutenir par lui-même à défaut de sa communauté. Dans une société où s'impose la flexibilité, l'urgence, la vitesse, la concurrence, l'efficacité, etc., être soi ne coule plus de source dans la mesure où il faut à tout instant se mettre au monde, s'ajuster aux circonstances, assumer son autonomie. Il ne suffit plus de naître ou de grandir, il faut désormais se construire en permanence, demeurer mobilisé, donner un sens à sa vie, étayer ses actions sur des valeurs. La tâche d'être un individu est ardue, surtout s'il s'agit justement de devenir soi. Au fil de ce livre, j'appellerai blancheur cet état d'absence à soi plus ou moins prononcé, le fait de prendre congé de soi sous une forme ou sous une autre à cause de la difficulté ou de la pénibilité d'être soi. Dans tous les cas, la volonté est de relâcher la pression. Il s'agit ici de plonger dans la subjectivité contemporaine et d'en analyser l'une des tentations les plus vives, celle de se défaire enfin de soi, serait-ce pour un moment. Sous une forme douloureuse ou propice, cette étude arpente une anthropologie des limites dans la pluralité des mondes contemporains, elle s'attache à une exploration de l'intime quand l'individu lâche prise sans pour autant vouloir mourir, ou quand il s'invente des moyens provisoires de se déprendre de soi. Les conditions sociales sont toujours mêlées à des conditions affectives. Et ce sont ces dernières qui induisent par exemple les conduites à risque des jeunes dans un contexte de souffrance personnelle, ou qui font advenir la dépression, et sans doute la plupart des démences séniles. Si souvent les approches psychologiques occultent l'ancrage social et culturel, celles des sociologues délaissent souvent les données plus affectives, considérant les individus comme des adultes éternels, n'ayant jamais eu d'enfance, ni d'inconscient, ni de difficultés intimes. La compréhension sociologique et anthropologique des mondes contemporains peut ressaisir la singularité d'une histoire personnelle en croisant la trame affective et sociale qui baigne l'individu et surtout les significations qui alimentent son rapport au monde. Telle est la tâche de ce livre.
Résumé : Shannon, le jeune Irlandais désespéré par la guerre qu'il a faite en Italie, a trouvé refuge auprès d'une équipe de flotteurs de bois qui descend le Haut-Tage. Emporté par le fleuve, il découvre l'univers quotidien d'une société proche de la terre, imprégnée de picaresque, d'honneur, de violence et de révolte. Aux côtés de l'Americano, convalescent des illusions révolutionnaires, de Damaso le cruel, de Galerilla l'enfant qui apprend son métier d'homme et de la troublante Paula, innocente et captive de sa condition de femme jeune et belle dans un monde d'hommes, Shannon va de rencontre en rencontre dans une traversée initiatique de l'hiver des montagnes à la renaissance du printemps et de la vie. José Luis Sampedro raconte, avec la passion et la profonde humanité que ses lecteurs lui connaissent, des personnages forts confrontés à leur destin. Avec eux, il nous entraîne dans une aventure singulière dont le fleuve règle le rythme.
Revisitant une réflexion menée il y a dix ans, l'auteur constate que le statut de la marche a énormément changé en une trentaine d'années. Aller à pied, livré à son seul corps et à sa volonté, est un anachronisme en un temps de vitesse, de fulgurance, d'efficacité, de rendement, d'utilitarisme. Marcher ainsi de nos jours - et surtout de nos jours, disait J Lacarrière, "ce n'est pas revenir aux temps néolithiques, mais bien plutôt être prophète". Il est l'un des premiers à en retrouver le goût. Les chemins de Compostelle sont devenus en quelques années des lieux très fréquentés et dotés d'une organisation méticuleuse. Nous sommes bien loin des anciens chemins, mal aménagés, mal balisés, avec une population méfiante envers ces gens de passage portant leur sac à dos qui étaient les pionniers de leur renaissance dans les années 70. Ceux qu'essaient alors de reconstituer P Barret et J-N Gurgand ont disparu sous les "coquelicots, les chemins sont goudronnés ou ne sont plus". Les années 80 voient leur réorganisation méthodique, en 1983 est créée la première association jacquaire, qui sera suivie de bien d'autres. Dans les années 90 les chemins de Compostelle prennent leur essor. Aujourd'hui la marche s'impose comme une activité essentielle de retrouvailles avec le corps, avec les autres. Là où ils existent, même dans les villages, rares sont les syndicats d'initiative qui ne proposent pas un répertoire de chemins bien balisés pour la découverte de la cité ou de ses environs. Les imaginaires contemporains de la marche sont heureux, ils réfèrent plutôt au loisir, à la disponibilité. Marcher est un long voyage à ciel ouvert et dans le plein vent du monde dans la disponibilité à ce qui vient. Tout chemin est d'abord enfoui en soi avant de se décliner sous les pas, il mène à soi avant de mener à une destination particulière. Et parfois il ouvre enfin la porte étroite qui aboutit à la transformation heureuse de soi.
Dashiell Hammett, miné par la tuberculose, se voit incapable de poursuive son activité de détective privé. Désoeuvré, il découvre les premières revues qui publient du "hard-boiled", et décide de tenter l'aventure. Ses première nouvelles, lui valent très vite le succès. C'est son premier roman, "Moisson rouge", qui fait de lui un écrivain vraiment populaire. Ce recueil réunit les cinq romans de ce fondateur du roman noir.
Mars 1937. Le Mount Castle, un cargo républicain transportant trente tonnes d'or de la Banque d'Espagne et faisant route pour l'Union soviétique, s'est réfugié dans le port international de Tanger, où un destroyer franquiste le détruira s'il tente de reprendre la mer. Falcó reçoit pour mission de s'y rendre, de convaincre le capitaine du Mount Castle de changer de camp s'il veut sauver son bateau et son équipage, et de récupérer ainsi l'or républicain. Mais son supérieur lui apprend qu'Eva, à qui il a sauvé la vie dans le précédent roman, est à bord. Et la tâche de Falcó va être beaucoup plus compliquée que prévu...Deuxième volume de la nouvelle série d'Arturo Pérez-Reverte, Eva est un roman magistral, subtil et haletant. Dans le fabuleux décor de Tanger, grouillant d'agents secrets, de tueurs à gages, de marins et de prostituées, on retrouve les personnages qui ont d'ores et déjà fait de Falcó l'une des plus belles réussites de la littérature d'espionnage contemporaine. La passion, la politique, l'honneur, la loyauté - tous les ingrédients sont réunis dans ce livre rythmé par un suspense de chaque page et empreint d'une finesse psychologique remarquable.
Ce volume contient: "Compartiment tueurs" (1962), "Piège pour Cendrillon" (1963), "La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil" (1966), "Adieu l'ami" (1968), "Le Passager de la pluie" (1969), "La Course du lièvre à travers les champs" (1972), "L'Eté meurtrier" (1977). "J'aime beaucoup qu'il y ait un mécanisme policier. Je ne suis pas du tout humble en cela. Je crois que cela demande beaucoup de courage, beaucoup d'astuce. On peut être très fier. Ce n'est pas un genre mineur. Sûrement pas. Vous connaissez la phrase de Chesterton? Elle est un peu exagérée mais révèle quelque chose de vrai comme toutes les choses exagérées:"L'essence du roman policier consiste en la présence de phénomènes visibles dont l'explication est cachée."Et c'est là, si l'on y réfléchit, l'essence de toutes les philosophies." Sébastien Japrisot, Ellery Queen Mystère Magazine, janvier 1972
Résumé : San Francisco. Une colossale livraison d'ecstasy est sur le point d'être réceptionnée. Raymond Gaspar est chargé par son patron, Arthur, de surveiller l'acheminement du produit ainsi que le responsable de la distribution et l'intermédiaire, une femme d'origine philippine. Miami. Un gérant de discothèque, garant du transport maritime de la marchandise, rencontre la femme de ses rêves : une Brésilienne au passé trouble. Bangkok. Un homme se prépare à passer un coup de fil qui va mettre toute la filière en danger...