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Dictionnaire de Jean-Jacques Rousseau
Trousson Raymond ; Eigeldinger Frédéric-S
CHAMPION
24,00 €
Épuisé
EAN :9782745314741
Peu d'écrivains, de philosophes, de penseurs politiques ont joui d'une renommée comparable à celle de Jean-Jacques Rousseau. Au cours de ces trois dernières décennies, l'élan de la recherche, loin de retomber, s'est au contraire accéléré jusqu'au vertige. Rien de surprenant, puisque cette période englobe le bicentenaire de la mort de l'écrivain et que, partout présent en 1978, Rousseau est encore revenu plus d'une fois sur la scène pour le bicentenaire de la Révolution française. La pensée et l'oeuvre du Genevois, toujours mieux étudiées, mieux connues, explorées dans leurs moindres nuances, continuent d'être ressenties comme actuelles et mobilisatrices. Il devient donc chaque jour moins aisé de s'orienter dans un maquis critique de plus en plus touffu et de s'initier à une spécialisation de plus en plus pointue que favorisent d'ailleurs le large humanisme des Lumières et la variété des aspects de l'oeuvre de Rousseau : politologues, juristes, sociologues, linguistes, psychologues, ethnologues, musicologues, botanistes, philosophes, chacun apportant l'immense arrière-plan de son savoir particulier, concourent à diversifier, compliquer et affiner les analyses. Un Dictionnaire de Rousseau devrait permettre de faire le point, de rassembler nos connaissances sur toutes les facettes de son oeuvre et de sa pensée. Une telle tâche devait être confiée à une large équipe, capable de réaliser une synthèse synergique. Telle est l'intention qui a présidé à la réalisation du présent Dictionnaire rédigé par les spécialistes les plus notoires. A travers quelque 700 entrées, on y trouve des articles relatifs non seulement aux oeuvres de Rousseau, mais aussi aux thèmes traités, aux personnes côtoyées et aux lieux fréquentés par le Citoyen de Genève. Enfin chaque article est suivi d'une bibliographie sommaire qui permettra à l'utilisateur de pousser plus avant ses recherches et de s'informer aux meilleures sources.
Du Discours sur les sciences et les arts à sa mort en 1778, Rousseau fut au centre de polémiques passionnées qui se prolongèrent bien au-delà de sa disparition. Chacune de ses débats philosophiques, politiques et religieux dont tout le siècle a retenti, jusqu'au c?ur de la Révolution. La publication des scandaleuses Confessions, en 1782 et 1789, remet en cause sa personnalité de maître à penser et de guide spirituel, tandis que ses fidèles célèbrent à sa mémoire un culte qui atteint à la frénésie. Les textes rassemblés ici sortent de la plume de quelques-uns de ses contemporains les plus en vue : Diderot, Voltaire, d'Alembert, Grimm, Marmontel, Mme de Charrière ou Mme de Staël, mais aussi de celle de journalistes et de critiques attentifs à rendre compte de la moindre production du Citoyen de Genève. De ses débuts en 1751 au transfert de ses restes au Panthéon en 1794, on voit ici s'édifier, non seulement la carrière, mais la légende de Jean-Jacques Rousseau.
Les rêves de bonheur ont depuis toujours hanté l'imagination humaine. Tombée de l'âge d'or dans l'âge de fer, l'humanité nostalgique, en inventant l'utopie, substitua à la conscience navrée d'un impossible retour, un espoir. Révolution capitale, puisque la construction de la cité heureuse dépendrait désormais d'une volonté d'agir sur l'histoire et d'en rectifier le cours. Avec l'utopie, l'homme se fait démiurge et révise la Création. A la passivité de l'âge d'or, il oppose le constructivisme et la foi dans un lendemain dont il pense pouvoir maîtriser et diriger l'avènement. "L'âge d'or, dit à son tour Saint-Simon, est dans l'avenir", et Lamartine : "Les utopies ne sont souvent que des vérités prématurées". L'utopie se présente aussi comme un genre littéraire privilégié. Non seulement elle draine avec elle les expériences formelles du genre romanesque, mais elle est sans doute le domaine où s'expriment le mieux la conscience que l'homme a de son destin et sa volonté souvent pathétique de le modifier et de l'orienter. C'est dans cette mesure qu'elle dépasse la fantaisie imaginative : elle est le reflet de l'humanité devant sa hantise de la perfection et de l'absolu, ou encore, si l'on veut, l'incarnation de son rêve d'échapper à la contingence.
A la différence de Stendhal, Montesquieu ou Rousseau, Diderot n'a pas encore fait l'objet d'un essai de chronologie serrée. Depuis quelques décennies, les progrès de la recherche ayant éclairé certaines zones d'ombre, il est devenu possible de se faire une idée plus précise de l'existence du philosophe. Ce Diderot jour après jour fournit un aperçu très succinct du contenu des lettres de et à Rousseau, et même parfois de correspondances externes qui permettent de fixer des dates et des faits. Sans se substituer ainsi à la biographie, ni à la correspondance elle-même, elle fournit des points de repère et surtout permet d'embrasser d'un coup d'?il telle période de la vie de Diderot, de le saisir dans sa vie quotidienne en relevant les faits, déterminants ou insignifiants, qui en ponctuent le cours, de mentionner ses préoccupations, ses relations suivies ou ses rencontres.
Darwin Charles ; Tort Patrick ; Bernard Christiane
Patrick Tortavec la collaboration deClaude RouquetteUN VOILIER NOMMÉ DÉSIRUn coeur à marée hauteAu cours de la première quinzaine du mois d'août 1831, tandis que le jeune Charles Darwin, âgé d'un peu plus de 22 ans, fraîchement diplômé de Cambridge et converti à la géologie par son cher et respecté maître et ami John Stevens Henslow (1796-1861), se livrait à des études de terrain dans le nord du pays de Galles en compagnie d'un autre professeur de la même université, Adam Sedgwick (1785-1873) - ou bien l'avait déjà quitté pour rejoindre des camarades à Barmouth -, une lettre, écrite par un certain George Peacock (1791-1858), proche de ce dernier et mathématicien influent, parvint à Henslow. L'offre qu'elle contenait devait jouer dans la vie et la carrière de Darwin un rôle absolument décisif:George Peacock à J.S. Henslow [samedi 6 ou samedi 13 août 1831]Mon cher HenslowLe Capitaine Fitz Roy est sur le point de partir pour effectuer les relevés de la côte méridionale de la Terre de Feu, visiter ensuite de nombreuses îles de la Mer du Sud & revenir par l'Archipel indien: le vaisseau est équipé expressément à des fins scientifiques, combinées avec le relevé [,]: il fournira donc une occasion rare pour un naturaliste et ce serait un grand malheur si elle devait être perdue:On m'a proposé de recommander une personne appropriée pour partir à titre de naturaliste avec cette expédition; elle sera traitée avec tous les égards; le Capitaine est un jeune homme aux manières très avenantes (un neveu du duc de Grafton), d'un grand zèle dans sa profession et dont on parle avec une très haute estime; si Léonard Jenyns pouvait partir, quels trésors il pourrait rapporter avec lui à son retour, étant donné que le navire serait mis à sa disposition chaque fois que ses recherches le rendrait nécessaire ou souhaitable; faute d'un naturaliste aussi accompli, est-il une personne que vous pourriez recommander fortement: une personne d'une qualité telle qu'elle ferait honneur à notre recommandationRéfléchissez-y: ce serait une perte grave pour la cause de la science naturelle si cette belle occasion était perdue Le navire appareille vers la fin de septembre].Pauvre Ramsay! Quelle perte pour nous tous et particulièrement pour vousÉcrivez-moi immédiatement et dites-moi ce que l'on peut faire Croyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre | George Peacock.7, Suffolk Street | Pall Mall East[P.S.]Mon cher HenslowJ'ai écrit cette lettre samedi, mais c'était trop tard pour la Poste: Quelle magnifique occasion ce serait de former des collections pour nos musées: écrivez-moi immédiatement et veillez à ce que cette occasion ne soit pas perdueCroyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre |Geo Peacock 7, Suffolk St. |Lundi
TOME I : Confessions - Dialogues - Rêveries du Promeneur solitaire - Fragments autobiographiques et documents biographiques. Édition publiée sous la direction de Bernard Gagnebin et Marcel Raymond avec la collaboration de Robert Osmont.
Résumé : " La raison humaine a cette destinée particulière, dans un genre de ses connaissances, d'être accablée de questions qu'elle ne peut écarter ; car elles lui sont proposées par la nature de la raison elle-même, mais elle ne peut non plus y répondre, car elles dépassent tout pouvoir de la raison humaine. Ce n'est pas de sa faute si elle tombe dans cet embarras. Elle part de principes dont l'usage est inévitable dans le cours de l'expérience, et en même temps suffisamment garanti par elle. Avec leur aide, elle s'élève toujours plus haut (comme le comporte aussi bien sa nature) vers des conditions plus éloignées. Mais, s'apercevant que, de cette manière, son ?uvre doit toujours rester inachevée, puisque les questions ne cessent jamais, elle se voit contrainte de se réfugier dans des principes qui dépassent tout usage possible d'expérience, et qui pourtant paraissent si peu suspects que la raison humaine commune elle-même se trouve en accord avec eux. Mais, par-là, elle se précipite dans l'obscurité et des contradictions, d'où elle peut certes conclure que cela doit tenir à des erreurs cachées quelque part, mais sans pouvoir les découvrir, parce que les principes dont elle se sert, comme ils vont au-delà de limites de toute expérience, ne connaissent plus désormais de pierre de touche prise à l'expérience. Le champ de bataille de ces combats sans fin, voilà ce qu'on nomme Métaphysique. "
J'ai d'abord examiné les hommes, et j'ai cru que, dans cette infinie diversité de lois et de moeurs, ils n'étaient pas uniquement conduits par leurs fantaisies. J'ai posé les principes, et j'ai vu les cas particuliers s'y plier d'eux-mêmes, les histoires de toutes les nations n'en être que les suites, et chaque loi particulière liée avec une autre loi, ou dépendre d'une autre plus générale. Quand j'ai été rappelé à l'antiquité, j'ai cherché à en prendre l'esprit, pour ne pas regarder comme semblables des cas réellement différents, et ne pas manquer les différences de ceux qui paraissent semblables. Je n'ai point tiré mes principes de mes préjugés, mais de la nature des choses. Ici, bien des vérités ne se feront sentir qu'après qu'on aura vu la chaîne qui les lie à d'autres.
Diderot Denis ; Delon Michel ; Abramovici Jean-Chr
Les Bijoux indiscrets - La Religieuse - Mystification - Les Deux Amis de Bourbonne - Entretien d'un père avec ses enfants - Ceci n'est pas un conte - Madame de La Carlière - Supplément au Voyage de Bougainville - Le Neveu de Rameau - Jacques le fataliste et son maître - Éloge de Richardson.