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Leur morale et la nôtre
Trotsky Léon ; Dewey John ; Hache Emilie
EMPECHEURS
10,00 €
Épuisé
EAN :9782359250763
Pour la première fois, sont réunis et présentés le célèbre essai de Léon Trotski "Leur morale et la nôtre" et la réponse, inédite en français, de John Dewey, philosophe pragmatique américain. Ce dialogue entre philosophie marxiste et philosophie pragmatique porte sur l'accusation qui leur est faite de défendre une maxime honnie de la morale bien-pensante : "La fin justifie les moyens." Si Trotski et Dewey la défendent, ils en donnent une signification profondément divergente qui fait écho à leurs engagements respectifs pour changer le monde. La fin justifie-t-elle les moyens ? A l'heure où se mobiliser contre la menace nazie est la "fin primordiale", n'était-il pas justifié d'éviter toute division entre les "forces de progrès"? Lorsque, depuis son exil au Mexique, Trotski appelle à la création d'une commission d'enquête internationale pour montrer le caractère mensonger des accusations portées contre lui lors des procès de Moscou, de nombreux intellectuels de gauche refusent de s'engager. Dewey, lui, accepte sans hésiter. Leur dialogue constitue une sorte d'épilogue à la rencontre entre deux résistants au consensus moral dans un moment particulièrement tragique. Alors que nous sommes confrontés à de nouvelles menaces et à de nouvelles demandes de mobilisation, comment pouvons-nous hériter de ce débat ?
Résumé : Trotsky se livrait peu à ceux qui l'approchaient. Empressé à convaincre un interlocuteur, il développait ses arguments, s'animait, pouvait se montrer vraiment charmant. Mais il y avait une barrière que l'on ne franchissait pas, celle des confidences personnelles. Le cadre politique marxiste dans lequel sa vie était inscrite ne laissait pas de place aux états d'âme. Mais en outre, au-dessous de cela, il y avait en lui un fond personnel qui donnait à ses rapports avec autrui une sorte de manque d'aisance, à la fois une certaine gêne et une certaine pudeur, une indifférence peut-être. Ses rapports avec Natalia Ivanovna échappaient à cette réserve et formaient un îlot à part. Aussi ces lettres sont-elles un document unique sur sa vie intérieure, plus révélatrices que le journal qu'il tint quelques mois en 1935 et qui tourne vite à l'anecdote politique. Il faut ajouter que certaines de ces lettres furent écrites pendant la tourmente morale qui suivit son aventure amoureuse avec Frida Kahlo. Rarement l'occasion nous est donnée de jeter un coup d'oeil aussi direct dans le monde intérieur d'un grand acteur de l'histoire.
Résumé : Cette autobiographie de Trotsky traduite par Maurice Parijanine a été écrite pendant l'exil de Trotsky, l'un des personnages principaux de la révolution russe de 1917 et de la création et la consolidation de l'URSS dans les années qui suivirent. Elle permet de jeter un regard nouveau sur cette époque de l'histoire de la Russie. Dans l'introduction, Trotsky précise l'objet de cet ouvrage : "Notre époque abonde en Mémoires, peut-être plus que jamais. C'est que l'on a bien des choses à raconter. L'intérêt que suscite l'histoire contemporaine est d'autant plus vif que l'époque est plus dramatique et qu'elle est plus riche en sinuosités... Ainsi s'explique l'énorme développement de la littérature mémorialiste depuis la dernière guerre... Ainsi peut-être se justifie le livre que voici". (Léon Trotsky)
Le titre original de ce texte était L'agonie du capitalisme et les tâches de la IVe Internationale (mobiliser les masses autour de revendications transitoires, afin de les préparer à la prise du pouvoir), titre bien vite résumé en Programme de transition. Celui-ci a été rédigé par Trotsky au début de 1938, un an avant qu'éclate la Seconde Guerre Mondiale. Ce texte fut adopté par la conférence de fondation de la IVe Internationale en septembre 1938. Selon les mots de Trotsky, il est pour les travailleurs et les militants communistes révolutionnaires "un programme d'action d'aujourd'hui jusqu'au début de la révolution sociale" . Traduit du russe à partir du texte du Bulletin de l'Opposition (Bolcheviks-Léninistes) - n° 66-67 - mai-juin 1938.
Écrite entre 1929 et 1932, cette histoire de la révolution russe, oeuvre monumentale, comprend deux tomes, l'un consacré à la révolution de février, l'autre consacré à la révolution d'octobre. Écrit à la demande de son éditeur américain, Charles Boni, cet ouvrage intervient alors que Trotsky avait à peine terminé de rédiger son autobiographie, Ma vie, après avoir été exilé à Prinkipo au début de l'année 1929. Contrôlant la documentation, immense, nécessaire à un tel ouvrage que rassemble son fils aîné Léon Sedov, il recommence cette histoire de la révolution qu'il a connue et dont il a été exclu. En effet, il avait déjà écrit vingt ans auparavant l'histoire de la révolution de 1905 dont il avait été l'un des principaux artisans, présidant le Soviet de Saint-Pétersbourg. C'est probablement le livre le plus important publié sur la Révolution bolchevique par l'un de ses témoins directs, Trotsky tenant ici le rôle d'acteur et d'observateur. En outre, le style de son écriture est ici remarquable ce qui fait de ce livre un classique. --Florent Mazzoleni
Bruno Latour inspire depuis plusieurs décennies le travail de philosophes, historiennes et historiens, sociologues, éthologues, anthropologues et artistes dans le monde entier. Face à Gaïa occupe une place particulière dans son oeuvre : ce livre appelle à une réaction au-delà de la simple assimilation théorique. Ce qui a l'apparence d'une question purement scientifique est en vérité un différend d'ordre politique. L'hypothèse Gaïa de Lovelock et Margulis représente l'effort pour reconnaître que la Terre est un sujet qui agit et intervient avec force dans notre histoire. Nous sommes moins sur la Terre que face à elle. La question écologique est moins celle du respect du vivant que celle de l'acceptation et de la représentation de l'actrice politique par excellence : notre planète. Reconnaître sa puissance d'agir signifie faire coïncider la protagoniste de l'histoire de la vie avec sa scène. Autour de ce défi, des spécialistes de différentes disciplines scientifiques et artistiques se sont réunis. Chacun des auteurs raconte sa rencontre avec une des propositions contenues dans Face à Gaïa, comment elle l'a interrogé, bouleversé, voire contrarié. On ne fera face à Gaïa qu'en entremêlant les savoirs issus de l'exploration de cette " zone critique " (autre nom de Gaïa), les performances des artistes, la philosophie, la métaphysique et la théologie. Gaïa en sort encore plus fascinante, provocante et menaçante.
Hustak Carla ; Myers Natasha ; Pignarre Philippe ;
On connaît Darwin comme fondateur de la théorie de l'évolution. Ce que l'on sait moins, c'est que la grande passion de sa vie a été l'étude des orchidées dont il possédait une extraordinaire collection. Il s'est particulièrement intéressé à leur fécondation par des insectes. Sans les guêpes, y aurait-il encore des orchidées ? Ces dernières ont développé des "stratagèmes" pour attirer les guêpes mâles et les séduire. Les guêpes ne se contentent pas de transporter du pollen, elles font littéralement "jouir" les orchidées. Ces travaux viennent compléter la théorie de l'évolution par une théorie de "l'involution". Les branches de l'arbre de l'évolution viennent se croiser, se mêler. L'orchidée ne peut pas perdurer sans ses liens avec une autre espèce. Loin d'être un cas singulier, ce pourrait être la règle : les arbres et les champignons, les humains et les milliards de bactéries qui les peuplent... Cette nouvelle biologie, initiée par Lynn Margulis, s'oppose au "néodarwinisme", ou théorie du "gène égoïste", pour qui la "concurrence", et non la collaboration ou le lien, est le mécanisme de base. On sait comment cette théorie a essaimé, en particulier dans les sciences économiques, mais aussi en sociologie. La biologie de l'involution multiplie les découvertes. Les auteures poursuivent en présentant les travaux les plus récents sur le langage chimique des plantes, par exemple sur les plants de tabac... Une nouvelle biologie indispensable à l'heure du nouveau régime climatique qui exige que nous connaissions ce à quoi et par quoi nous sommes attachés.
Depuis la terrible expérience du confinement, les Etats comme les individus cherchent tous comment se déconfiner, en espérant revenir aussi vite que possible au " monde d'avant " grâce à une " reprise " aussi rapide que possible. Mais il y a une autre façon de tirer les leçons de cette épreuve, en tout cas pour le bénéfice de ceux que l'on pourrait appeler les terrestres. Ceux-là se doutent qu'ils ne se déconfineront pas, d'autant que la crise sanitaire s'encastre dans une autre crise bien plus grave, celle imposée par le Nouveau Régime Climatique. Si nous en étions capables, l'apprentissage du confinement serait une chance à saisir : celle de comprendre enfin où nous habitons, dans quelle terre nous allons pouvoir enfin nous envelopper - ; à défaut de nous développer à l'ancienne ! Où suis-je ? fait assez logiquement suite au livre précédent, Où atterrir ? A Comment s'orienter en politique. Après avoir atterri, parfois violemment, il faut bien que les terrestres explorent le sol où ils vont désormais habiter et retrouvent le goût de la liberté et de l'émancipation mais autrement situées. Tel est l'objet de cet essai sous forme de courts chapitres dont chacun explore une figure possible de cette métaphysique du déconfinement à laquelle nous oblige l'étrange époque où nous vivons.
Bird Rose Deborah ; Courtois-l'Heureux Fleur ; van
Comment résister à la peur et à l'impuissance que provoquent aujourd'hui les extinctions de masse dans la grande " famille des vivants " ? Deborah Bird Rose nous propose ici de penser, sentir et imaginer à partir d'un terrain concret et situé : les manières de vivre et de mourir avec les chiens sauvages d'Australie, les dingos, cibles d'une féroce tentative d'éradication. En apprenant des pratiques aborigènes, de leurs manières de se connecter aux autres vivants, elle active une puissance que la Raison occidentale a dévolue aux seuls humains : l'amour. Que devient cette capacité de répondre à l'autre, cette responsabilité, quand elle s'adresse à tous les terrestres ? En s'attachant à des bribes d'histoires logées dans nos grands récits moraux et philosophiques, elle fait sentir que le non-humain continue d'insister silencieusement et que cet appel, perçu par Lévinas dans les yeux d'un chien rencontré dans un camp de prisonniers en Allemagne nazie, n'en a pas fini de nous saisir et de nous transformer. Il s'agit de faire sentir et aimer la fragilité des mondes qui se font et se défont, au sein desquels des vivants hurlent contre l'inexorable faillite, tressent des chants inoubliables. Les faits parlent d'eux-mêmes, disent parfois les scientifiques de laboratoire. Ici, ils nous parlent.