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Vers un management post bureaucratique. La réforme de l'Etat, une réforme de la société
Trosa Sylvie ; Cannac Yves
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782296019270
Ce livre a pour objet de montrer comment la réforme de l'Etat et du service public est, contrairement au désenchantement actuel, possible, et de livrer des pistes concrètes pour la conduire. Il tente d'illustrer un management qui ne soit pas perçu comme un outil de contrôle et de mise en coupe réglée de l'autonomie et de la créativité des agents mais comme une occasion de développer l'innovation ainsi que les capacités individuelles et collectives des fonctionnaires. Il démontre que la réforme par petits pas a connu son temps ; il existe des blocages forts qu'un gouvernement motivé doit lever. Le management est donc lié à la gouvernance : pour changer l'Etat, le service public, il faut convaincre les fonctionnaires mais aussi les citoyens, et en prendre le temps. Enfin la réforme est l'affaire de chacun d'entre nous, fonctionnaire ou citoyen. La faute n'en est jamais aux autres. La gestion du temps, trop courte, et notre façon de penser les problèmes, en préférant la logique de l'affrontement au lieu de privilégier le débat, la tolérance, la continuité, le pragmatisme, l'acceptation des erreurs et l'avancée modeste sont au cœur de notre capacité de réformer. Sans penser et agir différemment la réforme ne sera pas possible.
La modernisation du service public au niveau mondial est une nécessité économique face aux pressions de la concurrence internationale et une nécessité de transparence et de revalorisation de son rôle face aux usagers et aux citoyens. Dans une perspective positive ce livre montre les progrès importants accomplis depuis dix ans. Il s'appuie sur l'analyse d'une gamme large de pays incluant la France, des pays anglo-saxons, des pays nordiques mais aussi l'Asie. Son hypothèse essentielle est que nous passons de la phase du " comment faire " (le management) à celle du " quoi faire " qui consiste à se demander pourquoi l'Etat intervient, pour qui et pourquoi il le fait lui-même plutôt que par l'intermédiaire d'autres opérateurs publics ou privés. Les vingt dernières années ont mis l'accent sur le management c'est-à-dire l'amélioration des procédures internes de gestion de l'administration comme si elles étaient indépendantes des objectifs et des résultats des politiques publiques. Cette dichotomie apparaît de plus en plus contre-productive, il faut passer des améliorations managériales à la mesure des résultats politiques, les outils ne sont plus dissociés des finalités des politiques publiques et du rôle de l'Etat. Par exemple : comment un Etat national qui sous traite de plus en plus peut-il faire face et négocier avec des compagnies multinationales et des experts internationaux ? Dans la plupart des pays les citoyens contestent la qualité des services rendus et attendent des services publics des services de qualité mais aussi répondant à leurs besoins propres : comment gérer cette évolution culturellement et financièrement ? Comment faire fonctionner un état qui est plutôt un maître d'ouvrage qu'un maître d'œuvre alors que son expertise et son professionnalisme émanent de la mise en œuvre. L'Etat a longtemps fonctionné sur un paradigme paternaliste, , l'idée étant qu'il pouvait le mieux déterminer les besoins des citoyens. Aujourd'hui le thème de l'Etat prestataire de services mis en concurrence avec le secteur privé (nombre de pays de l'OCDE) pousse à l'excès inverse. L'Etat n'a pas de rôle spécial à jouer sinon à être moins cher et plus efficace que d'autres prestataires. Peut-il se dessiner une troisième voie, celle de l'Etat contractuel, ni paternaliste ni démissionnaire, qui sait écouter mais sans abandonner une perspective d'intérêt public ? Qu'est-ce que l'Etat contractuel peut signifier au quotidien ? Ce livre est destiné tant aux praticiens qu'aux universitaires car il examine toutes les formes de contractualisation, de la sous-traitance au management de la performance individuelle, au comment faire des projets de service complets sous la forme d'études de cas mais aussi de listes de conseils et d'erreurs à éviter.
Une analyse approfondie de la réforme budgétaire de 2001 et de ses finalités. Un guide opérationnel pour la mise en oeuvre avec : des méthodologies, des outils pratiques, des exemples, des études de cas. Une réflexion approfondie et réaliste sur les facteurs clés de succès de la loi mais aussi sur les raisons qui pourraient la faire échouer. Une comparaison inédite avec les systèmes étrangers. La Loi Organique sur la Loi de Finances, votée en 2001 par l'ensemble des partis politiques aligne les pratiques budgétaires de la France sur celles de la plupart des pays de l'OCDE. Sous ce changement de processus budgétaire, qui introduit la gestion par programmes, se cache une véritable réforme de l'Etat : les administrations devront raisonner en termes d'objectifs, de résultats, de mesure et d'évaluation. Ce livre remarquable est à la fois un véritable " mode d'emploi " de la loi pour les cadres des administrations et des services publics et les étudiants Qu'est-ce qu'un résultat ou un service ? Que peut-on mesurer ? Comment évaluer la performance ? Comment mobiliser tous les niveaux de la hiérarchie ? ... et un ouvrage de réflexion approfondie qui intéressera tous les citoyens en s'attachant à montrer les conditions de la réussite de la loi mais aussi les raisons pour lesquelles elle pourrait rester lettre morte. Un livre qui prend acte de la nécessité d'inventer positivement un Etat nouveau qui mobilise, s'appuie sur la créativité des agents et retrouve une image positive auprès de la population.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.