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La politique au crépuscule
Tronti Mario
ECLAT
15,50 €
Épuisé
EAN :9782841620463
Paradoxe d'un temps qui s'achève en parfaite antinomie avec ses commencements : le vingtième siècle arrive à son terme, avec son cortège de luttes et de défaites, de guerres et de révolutions, de petite et de grande histoire. Moderniser la civilisation aura été sa tâche, sans qu'on se soit soucié de civiliser le moderne. Qui peut faire cela aujourd'hui ? Le Prince et l'Utopie - caractères fondateurs du politique dans la modernité - ne sont plus en contact. Dans l'espace qu'ils laissent vide, la politique chemine vers son crépuscule. Mario Tronti en analyse les déclinaisons. En reconstitue les généalogies. En retrace les aventures. De l'intérieur. Ce qui "n'est pas très normal pour un discours de philosophie politique". Emerge alors un nouveau critère : le critère de l'honnêteté, qui donne à ce livre une exceptionnelle dimension.
A l'occasion de son quatre-vingt-dixième anniversaire, Mario Tronti livre ici, avec son style "scandé, ciselé, combatif, constant, agressif et lucide", une esquisse autobiographique qui reparcourt les étapes les plus importantes de sa formation politique et théorique. A travers l'évocation des camarades avec qui il a partagé ces années de combat, et des auteurs qui ont été ses maîtres de vie et de pensée, Tronti s'interroge sur cette sagesse de la lutte qui l'a animé, les aventures de son surgissement, les formes de son déclin, la possibilité de sa résurgence. Le texte est suivi d'un essai sur la notion de "peuple" et sur le populisme actuel qui hante la politique européenne, depuis - c'est son analyse - "qu'il n'y a plus de peuple".
Mario Tronti (Rome, 1931) a marqué la vie politique et intellectuelle italienne, depuis les années 60 quand, avec quelques amis, il donne naissance à ce qui deviendra l'un des mouvements les plus originaux de la gauche italienne, "l'opéraïsme". Il a enseigné la philosophie politique à l'Université de Sienne et publié, outre de nombreux articles, quelques livres "rares", dont La politique au crépuscule (L'éclat, 2000) et Ouvriers et capital (Christian Bourgois, 1977).
Balibar Etienne ; Negri Antonio ; Tronti Mario ; M
En France, Mario Tronti est avant tout connu comme l'auteur d'Ouvriers et Capital. Désormais considéré comme un classique du marxisme international, ce livre a en effet produit une "révolution copernicienne" en faisant de la classe ouvrière et des luttes de classes le moteur du développement du capitalisme, et inauguré l'un des courants de pensée les plus originaux de l'après-guerre, l'opéraïsme italien. Le Démon de la politique est le premier ouvrage en français à proposer une introduction au parcours intellectuel de Tronti, à explorer les multiples facettes de la trajectoire théorique et militante de ce penseur pour qui le xxe siècle inaugure le "crépuscule" de la politique. Conversation avec les philosophes Etienne Balibar et Antonio Negri, cet ouvrage nous invite à une méditation passionnée sur le destin et la vocation que représentent la politique pour celles et ceux qui, comme l'écrit Max Weber, sont possédés par son démon. Les interventions de ces trois figures majeures de la pensée critique contemporaine y dessinent une réflexion passionnante sur la nature de la politique et son avenir incertain.
A la veille de l'inauguration de l'exposition "Les Merveilles des Pharaons", au Musée du Louvre, le corps sans vie du conservateur en chef du département des antiquités égyptiennes est retrouvé inanimé au fond d'un sarcophage. Le légiste pense qu'il aurait été victime d'une crise cardiaque, alors qu'il apportait les derniers préparatifs à l'exposition. La thèse de l'accident est donc privilégiée jusqu'à ce que l'on découvre qu'une des pièces maîtresses de l'exposition, l'amulette du prince Khaemouaset, a disparu... Serait-ce une mort naturelle, un trafic d'antiquités, une malédiction ancestrale ? Il vous faudra mener votre enquête dans les couloirs du Musée, interroger l'entourage du conservateur et vous documenter sur l'histoire des reliques égyptiennes pour démêler le vrai du faux et confondre le coupable. Etes-vous prêt ?
Dans les traditions philosophiques occidentales, c'est à la critique développée par la pensée marxiste que l'on doit de pouvoir aborder l'oeuvre de Moses Hess (1812-1875). Pourtant, le "rabbin des communistes", comme on l'a appelé, fut l'un des penseurs du XIXe siècle qui questionna au plus près les conditions de la liberté et de l'égalité sociales, en même temps qu'il ouvrit la voie à l'idée d'un foyer juif en Palestine, où cette liberté et cette égalité se seraient pleinement épanouies. Dans les études juives, la philosophie de Moses Hess est rarement évoquée, si l'on excepte quelques commentaires qui font de lui ce "communiste et sioniste, qui joua un rôle décisif dans le premier mouvement et inventa virtuellement le second". Le livre de Jean-Louis Bertocchi veut porter un éclairage nouveau sur cette oeuvre pionnière et singulière à bien des égards, dont le coeur est bel et bien la discussion serrée, "en accord divergeant", de la pensée de Spinoza, lu attentivement par Marx lui-même, et qui, dans le ciel d'un humanisme juif émancipé et émancipateur, dessine une constellation en perpétuel mouvement, où scintillent tour à tour philosophie, communisme et sionisme.
A partir du jour où, du fait des lois raciales anti-juives, le père de l'auteur est renvoyé de l'Orchestre de la Radio Diffusion italienne où il était violoniste, l'enfance d'Aldo Zargani se déroulera dans un en-deçà du temps fait de déménagements à la sauvette, errances tragi-comiques d'une ville à l'autre, d'une logeuse à l'autre, d'une cache à l'autre, sans que jamais l'espoir de retrouver la lumière ne soit perdu. "Sept ans de malheur" dans la vie d'un enfant, dont l'auteur porte la marque et qu'il relate pourtant avec une verve et une pudeur qu'on a comparées à celles d'un Federico Fellini aux prises avec sa propre enfance dans l'Italie fasciste. Premiers émois amoureux, premières peurs, premiers enthousiasmes et toujours l'amour de ses proches comme mot de passe pour échapper aux situations les plus tragiques. Récompensé par plusieurs prix littéraires lors de sa parution en Italie Pour violon seul a été également traduit en anglais (USA), en allemand et en espagnol, avec chaque fois un succès retentissant.
Le Banquet des Cendres est le premier des trois grands dialogues métaphysiques de Giordano Bruno, dans lequel il expose, contre les partisans d'Aristote et de Ptolémée et par-delà Copernic, ses conceptions cosmologiques. S'il défend l'hypothèse copernicienne au cours d'un banquet organisé en son honneur par des docteurs anglais le 14 février 1584, jour des Cendres, c'est surtout pour dénoncer la pédanterie et l'obscurantisme desdits docteurs et c'est avant tout le Bruno "inventeur de philosophies nouvelles" comme l'appelle James Joyce, qui apparaît ici.
Depuis la parution de Eichmann à Jérusalem de Hannah Arendt en 1962, le concept central du livre, la « banalité du mal », a fait l?objet de très nombreuses polémiques et discussions, dont les pièces sont données en appendice de ce volume. Mais aujourd?hui, à l?occasion du 50ème anniversaire du procès Eichmann, des historiens, des psychiatres, des écrivains et des philosophes engagent un débat posthume avec l?auteur du « reportage», autour des destins de ce concept, qui a permis de méditer les écrits et dires des exécuteurs et des rescapés, mais n?a pas résolu l?énigme de cette banalisation des bourreaux, qui a transformé ces criminels exterminateurs en « hommes ordinaires ». Comment la banalisation de la « banalité du mal » a-t-elle joué contre le sens de la formule est au coeur de la discussion contemporaine.