Magda Trocmé (1901-1996) a partagé sa vie d'engagement entre les cités ouvrières du Nord de la France dans les années 1920-1930, l'organisation du sauvetage de centaines d'enfants juifs au Chambon-sur-Lignon, sous l'occupation nazie, et, après-guerre, une intense activité militante au service de la paix et des droits de l'homme. Ecrits d'une plume alerte, ces souvenirs font suite à ceux de son enfance (Souvenirs d'une jeunesse hors normes, Strasbourg, PUS, 2017). Ces deux volumes rendent compte d'un itinéraire exceptionnel, marqué par une vive sensibilité à l'arbitraire et par l'impérieuse nécessité de toujours porter secours aux victimes de l'injustice, de la violence économique ou morale et de la barbarie. Le témoignage de Magda Trocmé est ici éclairé par trois spécialistes du contexte historique et religieux, sur la théologie du christianisme social, l'histoire des mouvements non violents entre les deux guerres, le plateau Vivarais-Lignon sous l'Occupation, et les voyages de solidarité internationale dans les années 1950.
Chicago, "la plus américaine de toutes les villes américaines". L'histoire de sa croissance spectaculaire s'inscrit en effet exactement dans celle de la formation et de l'essor prodigieux de la république nord-américaine, du début du XIXe siècle au milieu du XXe siècle. Son extraordinaire dynamisme fait d'elle une sorte de résumé de l'expérience américaine, audacieuse, inventive, violente certes, mais surtout résolument moderne. Les quarante années séparant 1890 de 1930 sont pour Chicago celles de la jeunesse triomphante. Au demeurant, la ville présente de multiples facettes, souvent contradictoires : née de la Prairie, c'est le grand marché agricole de l'Ouest, mais c'est aussi la cité des gratte-ciel - innovation architecturale américaine par excellence. Mosaïque formée de centaines de milliers d'immigrants venus de tous les bords de l'Atlantique, c'est une cité rude et corrompue, qui se donne cependant les moyens d'un rayonnement culturel hors du commun. À l'aube d'un siècle qui la transformera encore, la grande métropole du lac Michigan a un visage en noir et blanc, tout en contrastes.
Les recherches en neurobiologie et sciences cognitives confirment que nous sommes capables d'apprendre tout au long de notre vie. Nos fabuleuses ressources cognitives (nos mémoires, nos perceptions sensorielles, nos langages, notre capacité d'abstraction, de décision...) constituent le véritable patrimoine de l'humanité. L'ouvrage propose de fascinantes images fractales pour illustrer l'extraordinaire pouvoir organisateur et la puissance de création des événements mentaux de notre vie cognitive. Le monde éducatif a le devoir de protéger ce patrimoine. Il lui revient donc de le reconnaître, de le mieux connaître et de le faire connaître. Celui qui apprend va à la rencontre de l'inconnu et doit constamment réorganiser sa relation à ses savoirs antérieurs, à son environnement, aux autres et à lui-même. Pour réinventer le métier d'apprendre, c'est-à-dire lui donner une valeur nouvelle, il en va comme dans le bâtiment : construire implique de déblayer le terrain, creuser des fondations, trouver les matériaux adéquats, adapter l'habitacle à l'environnement, et de l'ouvrir sur l'horizon. Ces étapes constituent la structure des différentes parties du livre. Les Parties I à IV abordent le concept d'apprenance, l'importance du questionnement et l'impact des révolutions technologique, scientifique et conceptuelle sur l'acte d'apprendre. Elles présentent les dossiers majeurs (incontournables) concernant le vivant. Les Parties V et VI proposent de reconfigurer la problématique éducative : organisation des temps d'apprendre, découverte d'un référentiel cognitif et des éléments pour construire une véritable ingénierie du métier d'apprendre et élaborer ses propres outils méthodologiques d'accompagnement. Pour reconstruire le tissu éducatif et entrer dans une dynamique de développement (Partie VII), de nouveaux concepts sont nécessaires, ceux de transaction éducative, d'apprentissage réciproque et d'organisation apprenante. L'ouvrage s'adresse à tous les acteurs du monde éducatif (enseignants, formateurs en entreprise, responsables institutionnels, éducateurs, commanditaires de formation, parents, étudiants) soucieux d'agir en cohérence avec notre histoire cognitive et notre appartenance à l'humanité apprenante. De très nombreux exemples d'applications (sondages, grilles, matrices, inventaires, questionnaires...), des Annexes (Né pour apprendre, Paroles en partage, L'acte de lire, L'université apprenante...), un Index et une abondante bibliographie proposent un prolongement d'exploration personnelle ou en groupe.