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OEUVRES COMPLETES. TI. PROSE.
TRISTAN L'HERMITE
CHAMPION
69,00 €
Épuisé
EAN :9782745301543
Non pas vraiment inconnu, mais plutôt méconnu, François, dit Tristan, L`Hermite (1601-1655) fait partie de ces écrivains que la gloire littéraire a longtemps laissé dormir sur le second rayon. Les nouvelles approches esthétiques et critiques qui ont modifié en profondeur l`image que nous nous faisons aujourd`hui du XVIIe siècle ont rendu à Tristan la place qui lui revient, et qui est une des toutes premières dans la littérature du Grand Siècle, tant dans le domaine de la poésie que dans celui du théâtre ou du roman. Pour la première fois, l`ensemble de sa production se trouve ici rassemblé dans une édition de ses Ouvres complètes. Ce Tome I des Ouvres complètes, consacré aux oeuvres en prose, offre une présentation générale de la vie de l`écrivain, de sa situation en son temps et de sa fortune littéraire, et il regroupe les Lettres Mêlées (1642), le roman du Page disgracié (1643), et le Discours de réception à l`Académie française (1649). Il est publié sous la direction de Jean SERROY, professeur à l`Université de Grenoble, avec la collaboration de Bernard BRAY, professeur émérite à l`Université de la Sarre, Amédée CARRIAT, secrétaire général de l`Association des Amis de Tristan L`Hermite, et Marc FUMAROLI, professeur au Collège de France, membre de l`Académie française.
A côté des grands noms de la littérature (Ronsard, Corneille, Voltaire ou Chateaubriand) et des oeuvres majeures, des collections (Du Bellay, Rotrou, Saint-Evremond, Scarron, Tristan l'Hermite), des auteurs moins connus (Angot de l'Eperonnière, Boindin ou Mareschal) et de nombreux textes rares, souvent en première édition moderne, les textes publiés par la STFM offrent le panorama le plus riche et le plus varié de la littérature française de la Renaissance à l'époque moderne.
En 1638 avec Les Amours, en 1641 avec La Lyre (matière principale du tome II des Ouvres complètes), Tristan avait démontré la richesse et la diversité de son inspiration lyrique. Le présent volume (tome III) constitue un prolongement d'une ampleur exceptionnelle. On sait aujourd'hui que dès le milieu des années 1630, le poète avait songé à réunir d'une part ses vers d'inspiration héroïque, et d'autre part, plus inattendu chez un poète réputé, peut-être exagérément, pour son libertinage, sa production religieuse. Les Vers héroïques (1648) rassemblent, pour les lecteurs d'un temps qui s'éloigne de plus en plus d'un tel lyrisme, des compositions parfois de grande ampleur et appartenant à des époques très variées (entre 1625 et 1648). Les pièces de circonstance, rassemblées ici sous le titre de "Vers épars", reflètent un peu le même parcours, avec une prolongation jusqu'à la date de la mort du poète (1655). L'Office de sa Sainte Vierge, et les Hymnes de toutes les Fêtes solennelles représentent une inspiration qui peut sembler nouvelle, et qui s'inscrit, en fait, dans tout un courant de poésie à usage liturgique ou destiné à soutenir la dévotion privée. Pièces où le poète s'efface souvent derrière les formules d'une prière collective et les manifestations d'une piété caractéristique du XVIIe siècle français. Ce tome III, à lui tout seul, représente le lyrisme tristanien dans sa continuité et sa diversité.
Tristan L'Hermite, que ses tragédies ont rendu célèbre au XVIIe siècle, est l'un des premiers dramaturges à restaurer le genre, avec le succès de La Mariane en 1636. Ses cinq tragédies, sur des sujets historiques, puisent aux trois grandes sources d'inspiration de la tragédie française. L'inspiration romaine est représentée par La Mort de Sénèque, évocation d'une conspiration avortée contre Néron, où se détache la figure émouvante du philosophe stoïcien; et par La Mort de Chrispe, drame de l'épouse de Constantin, éprise de son beau-fils et provoquant sa mort, nouvelle Phèdre plus jalouse qu'incestueuse. A l'inspiration biblique se rattache La Mariane, où l'intérêt se porte moins sur la pathétique jeune femme que sur son époux, Hérode, tyran cruel et jaloux, mais épris de celle dont la mort le plongera dans la folie. L'inspiration orientale nous vaudra Panthée, pièce méconnue, où l'intérêt se partage entre le destin tragique de l'héroïne, qui cause la perte d'un époux aimé en le ralliant à Cyrus, et l'amour sans espoir d'Araspe, qui se suicide en apprenant sa mort; et Osman, sujet moderne, qui représente la fin héroïque du sultan, victime des janissaires révoltés, animés par la fille du muphti, qui se venge ainsi de ses dédains, mais ne lui survit pas. Ces cinq tragédies illustrent des thèmes chers à Tristan: l'impuissance de l'homme face à un destin aveugle, le pessimisme tempéré parfois par une espérance chrétienne (Mariane, Sénèque, Constantin); et la solitude de l'individu tragiquement incompris par les autres (Hérode, Araspe, Fauste, la fille du muphti).
Le tyran Hérode aime et désire passionnément sa femme Mariane. Mais elle se refuse à lui en raison des crimes sanguinaires qu'il a commis dans sa propre famille. Cet amour éperdu enflamme bientôt l'imagination du roi jaloux jusqu'à la folie. Soeur d'Hérode et ennemie jurée de Mariane, Salomé entrevoit le moment favorable pour mener un complot qui précipite l'issue tragique de la pièce. Quatrième de couverture Le tyran Hérode aime et désire passionnément sa femme Mariane. Mais elle se refuse à lui en raison des crimes sanguinaires qu'il a commis dans sa propre famille. Cet amour éperdu enflamme bientôt l'imagination du roi jaloux jusqu'à la folie. Sueur d'Hérode et ennemie jurée de Mariane, Salomé entrevoit le moment favorable pour mener un complot qui précipite l'issue tragique de la pièce.