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Trieste, la littérature pour territoire
Solioz Christophe ; Wulz Marion ; Magajna Mario ;
GEORG
28,01 €
Épuisé
EAN :9782825713846
Trieste, la littérature pour territoire propose de saisir sur le vif la triestinité, ses métamorphoses et son actualité au-delà des clichés masquant son originalité. L'exploration du champ littéraire comme art de faire le territoire dévoile une ville ne figurant sur aucune carte et performe la complexité triestine comme un espace à la fois " singulier pluriel ", libre et ouvert sur l'avenir. Trieste est sa littérature. A la découverte de la poétique de l'espace, un maillage de textes propose en ouverture de découvrir le territoire triestin comme tissu textuel avec la complicité de Bobi Bazlen, Carolus L. Cergoly, Fery Fölkel, Anita Pittoni, Umberto Saba et Italo Svevo. L'arpentage de l'espace se métamorphose en une constellation de photographies et d'essais proposant un regard neuf sur les pratiques littéraires du territoire de Boris Pahor, Biagio Marin, Scipio Slataper, Giani Stuparich et Paolo Rumiz. La juxtaposition d'éclats de mots et d'images que proposent les portfolios de Marion Wulz, Mario Magajna, Laura Marocco, Anja ?op et Wanda Wulz donne corps à un territoire que tout un chacun peut s'approprier.
L'ardoise magique, un jeu d'enfant. Dans sa pratique, la psychanalyse met en jeu l'enfant toujours vivant en nous, enfant à tu et à toi avec l'inconscient. En référence à cette ardoise magique freudienne, Le bloc-notes de la psychanalyse propose un assemblage de textes et de dessins placés sous le patronage de Jacques Lacan et de son séminaire L'insu que sait de l'une-bévue s'aile à mourre. Boussole pour parcourir l'oeuvre, le texte phare, "la séance" , souligne en ouverture qu'elle seule porte la garantie d'une pratique au plus près du travail de l'inconscient. Les textes proposés comportent, chacun à sa façon, une dimension autobiographique et entrent en résonance avec une série de dessins de l'auteur présents tout au long du livre et publiés ici pour la première fois. Ces dessins, non sans clin d'oeil à l'écriture en image des rêves, sont autant d' "images de pensée" et d'invites à se laisser saisir par l'image, à y voir l'autre du visible.
Belfast ville partagée scrute les mutations de l'espace urbain en faisant jouer les deux sens du mot "partage" : à la fois ce qui est commun et mutualisé et ce qui divise et sépare. Après un ancrage historique contextualisant les principales problématiques, ce livre propose un séquençage des années " Troubles" (1968-1998) et post-conflit. L'analyse des dynamiques intercommunautaires et des politiques urbaines permet une approche critique des dispositifs revendiquant le label d'"espace partagé" ainsi que l'analyse d'un "urbanisme immunitaire ". Au fil du temps, Belfast témoigne d'un "être-en-commun" dans un espace politique dépourvu de "donné commun". Indépendamment de l'équilibre tant démographique que politique en voie de recomposition, l'avenir de la ville réside non dans un "sens commun", de fait absent, mais dans la capacité et volonté d'élaborer un "sens en commun" ou plutôt des sens multiples en commun.
1992-2002. Dix ans après le début d'une guerre de trop, sept ans après l'entrée en vigueur de l'Accord de Dayton, il importe de faire l'état des lieux et de s'interroger sur l'avenir de la Bosnie-Herzégovine. Ce recueil donne pour l'essentiel la parole à des experts locaux engagés qui analysent sans complaisance la situation dans laquelle se trouve leur pays et portent un regard critique sur l'intervention de la communauté internationale. La Bosnie-Herzégovine se trouve engagée aujourd'hui dans un processus de transformation complexe caractérisé par une combinatoire des problématiques relevant de la transition et du développement. Son avenir sera fonction de sa capacité à dépasser sa dépendance vis-à-vis de l'assistance étrangère et à affirmer son autonomie ainsi que sa pleine souveraineté. L'appropriation du processus de transition et de démocratisation par les Bosniens eux-mêmes est une condition essentielle pour la construction d'un Etat de droit dans un contexte marqué à la fois par la globalisation, la construction européenne, un nouvel équilibre régional et une transition multidimensionnelle.
Mettre en lumière l'importance exceptionnelle de l'oeuvre d'Hergé dans l'histoire artistique et culturelle du XXe siècle, et mesurer, à l'aune d'approches inédites, le caractère mythique et universel des Aventures de Tintin et leurs prolongements dans l'imaginaire contemporain : tel est l'objectif de cet ouvrage, issu du colloque international "Tintin au XXIe siècle", ayant réuni scientifiques et tintinophiles en mai 2017 à Louvain-la-Neuve en Belgique. Les vingt-sept contributions qui composent ce volume envisagent la traversée du siècle du voyageur-reporter sous l'angle des territoires, des temporalités, de l'art et des métamorphoses. Elles démontrent que l'oeuvre fondatrice d'Hergé a irrigué toutes les disciplines et épousé pléthore de formats, de médias. L'herméneutique qui accompagne Les Aventures de Tintin recoupe de nombreux champs. Tintin aujourd'hui en illustre l'évolution et interroge la pérennité d'une oeuvre au prisme de son imaginaire.
A l'heure d'une mondialisation accélérée, on observerait une recrudescence des maladies infectieuses, mélange détonant de pathogènes émergents et anciens. Parmi ces derniers, le virus de la rougeole reviendrait en force. Médias, experts en santé publique et parents attribuent régulièrement cette résurgence à une hausse des refus de la vaccination. Qu'en est-il vraiment ? Cette explication est, pour l'autrice, historienne de la santé, un peu trop simple, voire simpliste. Dans cette enquête d'une rigueur exemplaire se penche sur la vaste question des non-vaccinations et leurs raisons d'être, elle met en cause l'idée que le rejet des vaccins augmente et que le "retour" de certaines maladies "que l'on croyait disparues" est la conséquence directe de cette opposition. Partant d'une autopsie minutieuse de la dernière grande épidémie de rougeole qui a touché le Québec il y a tout juste trente ans, elle dissèque et démystifie les comportements contemporains entourant la vaccination et met en relief ce qui se joue vraiment dans la réapparition de l'infection virale. Son livre souligne l'importance d'avoir une démarche historienne pour bien comprendre, dans toute leur complexité, les façons individuelles et collectives de préserver sa santé et celle des autres.
Que faisons-nous quand nous communiquons ? Qui sommes-nous quand nous communiquons ? Ces deux questions sont généralement séparées. L'une renvoie aux " techniques " et à la technologie de la communication - peut-être vaut-il mieux dire " de l'information " - et fait l'objet d'un nombre croissant d'interrogations, accélérées avec l'usage massif de l'Internet et du World Wide Web. L'autre renvoie à la psychologie, voire à la philosophie, et semble désuète par rapport à la première. Sauf lorsqu'elle se présente comme une nouvelle psychologie, appelée " de l'esprit ", laissant croire que l'esprit est dans la machine (" the ghost in the machine "). Nouveautés réductionnistes, qui font passer les gens pour des choses. Ce livre traite ensemble les deux questions " que " et " qui ", sans tomber dans cet horrible amalgame qui confond machine et cerveau, cerveau et esprit. Au contraire, il montre que " ce que nous faisons " et " ce que nous sommes " sont étroitement liés par la finalité de toute communication : s'entendre les uns les autres au sein d'un monde commun, en dépit de tous les obstacles que font naître les défaillances des appareils, les différences culturelles et rituelles, les diverses manières d'écrire et de lire les histoires, et s'engager dans la discussion avec tous les troubles de l'âme inhérents à la condition humaine. Les deux termes clés de ce livre sont composer et interpréter. Les deux, intimement associés, renvoient à des processus matériels (émettre et recevoir des messages - quels que soient les médias utilisés), à des mises en scène (à qui je m'adresse et comment ?), à des intentions plus ou moins durables (que veux-je obtenir de mes interlocuteurs ?), pour des motifs plus ou moins clairs (pourquoi un tel désir d'obtenir quelque chose ?). Composer c'est s'adresser aux autres en ayant toutes ces questions en tête ; interpréter, c'est tente de les faire siennes, ne serait-ce que pour y répondre selon ses propres désirs. L'art de communiquer, c'est l'art de vivre ensemble, avec et sans machines, pour le meilleur et pour le pire. Un art que personne ne maîtrise.