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L'entourage de Georges Pompidou (1962-1974)
Tricaud Sabrina
PETER LANG AG
64,55 €
Épuisé
EAN :9782875741288
Ce livre retrace l'histoire de l'entourage de Georges Pompidou, Premier ministre du général de Gaulle de 1962 à 1968, puis président de la République de juin 1969 à son décès le 2 avril 1974. L'organisation, la structure, et le fonctionnement du cabinet du Premier ministre et du Secrétariat général de l'Elysée sous Georges Pompidou sont présentés dans cet ouvrage. Il étudie les adaptations apportées par le successeur du Général dans le processus de stabilisation des institutions de la Ve République ; il décrit également l'histoire des hommes et des femmes qui ont travaillé aux cabinets civils et militaires de Georges Pompidou à Matignon puis à l'Elysée. A travers l'analyse de leur formation, profil, carrière professionnelle et politique, ce livre enrichit les travaux sur le personnel politico-administratif des années 1960–1970. Enfin, l'analyse des relations entre Georges Pompidou et son entourage soulève la délicate et sempiternelle question de l'influence que peuvent exercer les conseillers du Prince et interroge, plus largement, le processus décisionnel sous la Ve République.
C'est une méditation sur l'étrange pouvoir des mots J'accuse, dont chacun sent bien qu'ils ouvrent un temps et un espace tragiques, qui a constitué le véritable lieu de départ de ma recherche. L'accusation, telle que je l'entends ici, est assez exactement l'inverse du pardon : celui-ci fait venir sur le pardonné comme une nouvelle innocence, celle-là s'efforce d'imprimer à l'homme qui en est l'objet la qualité de coupable. Le pardon réintègre, l'accusation exclut. Ou plutôt, elle exclut sans exclure : elle s'étonne, intensément, douloureusement, interminablement. Si la sagesse est acceptation et sérénité, l'accusation est pure folie. Ainsi envisagé, l'acte d'accuser a quelque chose de parfaitement simple, d'indifférencié, qui paraît défier toute description. Il m'a semblé pourtant qu'à le considérer attentivement on le voit, si je puis dire, prendre corps, et cela de trois façons distinctes : l'accusation pourrait être reçue comme angoisse, comme dette ou comme honte. Je m'explique sur cette tripartition dans le chapitre premier. C'est à cause d'elle que le livre a pour sous-titre : recherche sur les figures de l'agression éthique. Je prends ici " figure " en une double acception : d'une part en effet, l'angoissant, le créancier et l'humiliateur sont certainement les trois visages possibles de l'accusateur ; mais j'aimerais qu'on entende aussi le mot figure dans un deuxième sens, celui où les géomètres parlent des cas de figure d'un problème : il y a en effet une sorte de mobilité de l'accusation, qui lui permet soit de se ramasser dans l'indistinct de l'angoisse, soit de se déployer, d'une manière plus variée, plus organisée, plus " lisible ", selon l'axe de la dette ou l'axe de la honte. " François Tricaud
Que reste-t-il aujourd'hui des années Pompidou Le souvenir d'une ère de prospérité, la nostalgie d'une période où la croissance et l'élévation du niveau de vie faisaient le bonheur des Français. Prise dans le dynamisme des Trente Glorieuses, la décennie 1960-1970 marque l'entrée de la France dans la modernité. Telle fut la volonté du président Pompidou : "Chère vieille France ! La bonne cuisine ! Les Folies bergères ! Le Gai Paris ! La Haute-Couture ! C'est terminé ! La France a commencé et largement entamé une révolution industrielle." L'homme et son oeuvre ont façonné la société qui est encore la nôtre, avec ses atouts et ses blocages. De la création des régions au premier vol du Concorde. de la lin des paysans aux bouleversements de Mai 1968, ce livre dresse le portrait d'un âge d'or, plus ambigu qu'il n'y paraît.
De 1900 à nos jours, les modes de vie ont radicalement changé. En 1900, nos aïeux vivaient peu ou prou comme leurs arrière grands-parents sous Louis XIV. En 2016, la vie de nos enfants n'a plus rien à voir avec la leur. Avec près de 700 photos et documents couleur, l'ouvrage remet en mémoire les évolutions de plus d'un siècle de vie quotidienne, depuis la petite enfance jusqu'à l'âge de la retraite. Un ouvrage qui est une véritable machine à remonter le temps et les souvenirs.
Le mariage était un événement majeur de la vie d'autrefois et les objets souvenirs de ce grand jour étaient conservés par les familles : les vaisselles aux initiales du couple, les faire-part ou les menus bien sûr, mais aussi les médailles de mariage, qu'on n'identifie plus toujours aujourd'hui, les fragiles globes de mariées, les alliances, ou les photos de la noce, qui étaient parfois, avant 1914, les seules photos que le couple ferait faire dans toute sa vie. Pour l'historien des familles, ces objets racontent des histoires de vie. Mais encore faut-il les comprendre et les interpréter correctement. Et si ces objets manquent, notamment les photos, pour des générations pas si éloignées (fin du XIXe siècle ou début du XXe siècle), comment faire pour les trouver ? Un joli guide vraiment pratique dédié à ce thème.
This volume is a collection of essays published between 1999 and 2015 in the review The Federalist Debate. The book highlights the issue of federalism intended as a theoretical paradigm to interpret the major problems of our age, and in particular the issues of peace and war in a world characterized by an uncontrolled globalization.
Au-delà des deux dates charnières de 1973 et 1979, il importe de considérer les évolutions qui ont touché l'Europe de l'ouest comme des mutations nécessaires dans un monde de moins en moins bipolaire. A travers ses épreuves et ses hésitations, la Communauté européenne construit malgré tout un parcours original dans le domaine énergétique. Consciente de ses faiblesses, elle n'a pas toutes les armes pour dépasser ses contradictions. Mais la période 1960/1980 lui permet au moins de poser les bases de solutions adaptées aux réalités du Vieux Continent.
Cet ouvrage part du postulat que le degré d'effervescence mémorielle est proportionnel au degré de violence subie dans le passé ou de silence imposé et perçu comme une injustice non réparée. Les mobilisations mémorielles autour d'un devoir de mémoire prennent souvent la forme violente de "guerres de mémoire" . Leur violence symbolique (ou autre) est en corrélation avec la violence des conflits passés : violence résultant de la conquête de territoires, violence politique des régimes dictatoriaux, violence des vainqueurs envers les vaincus, violence des empires à l'égard de leurs sujets, violence de guerres civiles et de luttes de libération nationale... Querelleuses, les mémoires de conflits alimentent des tensions politiques, susceptibles de déclencher de nouveaux conflits. Comment ces revendications à caractère purement mémoriel deviennent-elles un enjeu de lutte sociale et politique ? Quelle est l'attitude de l'Etat face aux visions alternatives, non officielles du passé ? Ces dernières parviennent-elles toujours à modifier le paradigme du grand récit national ? A quelles conditions peut-on arriver à un apaisement mémoriel durable ? Quelles sont les stratégies pour le rapprochement entre deux nations, autrefois belligérantes, ou pour la recherche d'une cohésion au sein d'une société divisée ? Un devoir de mémoire ne devrait-il pas s'accompagner d'un devoir de vérité pour toutes les parties impliquées dans le conflit ? C'est à ces questions, d'ordre d'abord éthique, que tentent de répondre les auteurs de cet ouvrage.
Directeur de cabinet du Premier ministre Georges Pompidou, Commissaire au plan, plusieurs fois ministre, mais aussi directeur général du marché intérieur à Bruxelles à trente-trois ans et premier président français de la Commission européenne, François-Xavier Ortoli (1925-2007) représente une personnalité profondément originale au sein des élites politiques françaises de la deuxième moitié du XXe siècle. Après avoir combattu les Japonais en Indochine - son pays de jeunesse - en 1944 et 1945, il promeut l'ouverture internationale et la modernisation de l'économie française comme jeune fonctionnaire au ministère des Finances, puis à la Commission européenne entre 1958 et 1961. La France, l'Europe, le monde sont dès lors au coeur de ses préoccupations et de son action, tant auprès de Georges Pompidou jusqu'en 1972, qu'à la Commission européenne jusqu'en 1984, ou à travers des canaux institutionnels multiples par la suite. C'est Ortoli lui-même qui parle dans le présent ouvrage où transparaît son goût pour l'analyse prospective. Les textes ici réunis rendent compte de la dimension spécifiquement européenne de sa pensée. Prises de position publiques, notes de réflexion ou de travail mais aussi correspondances révèlent le fonctionnement interne de la Commission ou mettent en avant des initiatives longtemps ignorées d'Ortoli comme Commissaire européen.