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Enquête sur l'Apocalypse. Auteur, datation, signification
Tresmontant Claude
F X DE GUIBERT
33,00 €
Épuisé
EAN :9782868393050
L'Apocalypse est un livre très obscur pour nous en cette fin du XXe siècle, comme il l'était déjà devenu pour Denys, évêque d'Alexandrie vers la fin du IIIe siècle, selon lequel " plusieurs qui vivaient avant lui ont rejeté l'Apocalypse parce qu'ils estimaient que le livre est incompréhensible, qu'il n'est pas une révélation et qu'il est recouvert d'un voile épais qui en rend le contenu inintelligible ". Denys ne rejette pas l'Apocalypse, mais reconnaît qu'il dépasse son entendement et qu'il n'y comprend rien (cf. Eusèbe de Césarée, dans son Histoire de l'Eglise). Claude Tresmontant a travaillé pendant plus de vingt ans sur les correspondances entre l'hébreu de la Bible hébraïque et le grec de la Septante. Il a démontré ainsi l'origine hébraïque des Evangiles et de l'Apocalypse et la date, très proche des événements, de leur composition. Il en a donné une traduction entièrement renouvelée. Pour lui, si l'Apocalypse est un texte obscur, c'est parce qu'il a été écrit dans un langage chiffré, en pleine terreur, au cours des années 50, quand la petite communauté chrétienne naissante était persécutée à mort par la dynastie des Hérode et par les hautes autorités sacerdotales de Jérusalem. L'auteur de l'Apocalypse, qui s'appelait lohannan, fait allusion constamment à des événements - aujourd'hui complètement oubliés - mais bien connus des frères et soeurs des communautés judéennes auxquelles il s'adresse. Il connaît les Saintes Ecritures hébraïques par coeur et procède par allusions dans un langage parfaitement clair pour ses destinataires. La destruction, en 70, de Jérusalem, berceau du christianisme, explique que, très vite, ce texte soit devenu incompréhensible. Pour nous permettre de retrouver le sens de ces oracles de l'Apocalypse, Claude Tresmontant met sous nos yeux les textes d'un historien contemporain des événements, Josèphe, surnommé Flavius, et de Philon d'Alexandrie. Il traduit les textes de la Sainte Ecriture qui permettent de comprendre le langage de lohannan et il dégage les allusions aux faits et aux événements contemporains ou récents. lohannan, l'auteur de l'Apocalypse, était lui-même kohen, prêtre du Temple de Jérusalem. Il a été kohen gadôl, grand prêtre, en 36-37. C'est le même lohannan qui a fourni le dossier de notes, dont nous avons la traduction en langue grecque : l'Evangile de Jean. Il annonce, dans les années 50, c'est-à-dire quelque vingt ans à l'avance, la prise et la destruction de Jérusalem, qui aura bien lieu en 70, et Il demande aux frères et aux soeurs de la petite communauté chrétienne de Jérusalem de se sauver avant qu'il ne soit trop tard. Ce qu'elle fit avant l'année 66, commencement de la grande guerre entre les Judéens et les Romains. Jean-lohannan annonce la naissance de la nouvelle Jérusalem, qui est la Communauté (l'Eglise) elle-même, l'Epousée, la Chérie, non pas faite de pierres, mais avec des êtres vivants. Il fait appel à une interprétation ésotérique du Cantique des Cantiques et du rouleau d'Esther, familiers à cette époque-là. Philosophie de l'histoire qui annonce l'inéluctable destruction des empires, philosophie politique qui traite des rapports entre l'Eglise et l'Etat, l'Apocalypse est une prophétie déjà réalisée qui porte aussi sur l'avenir de la création.
A l'aube du XXIe siècle, le premier problème qui s'impose au monothéisme, annoncé aux Hébreux et achevé par le Christ, c'est d'abord la question de savoir s'il va finir par être intelligible pour les nations païennes auxquelles il est destiné. C'est un problème de langue. La Révélation qui a constitué le monothéisme hébreu a été communiquée en hébreu, puis traduite en grec, puis traduite en latin, puis dans les langues des nations. Je ne sais pas ce qui se passe ailleurs, mais je sais qu'en France laplupart du temps les enfants comme leurs aînés ne comprennent pas le sens des mots et des termes dans lesquels et par lesquels est formulé le message du monothéisme chrétien. Immédiatement après se pose la deuxième question: ce message a-t-il un intérêt? Est-il désirable pour les païens de toutes les nations? Car toutes les nations sont aujourd'huicomme hier païennes. Pour que le monothéisme hébreu et chrétien soit désirable, encore faut-il qu'il soit présenté dans l'intégralité de son contenu, c'est-à-dire qu'il manifeste et fasse connaître la finalité de la Création, qui est la finalité de l'Univers. C'est cette finalité qui est l'objet du désir naturel de l'homme. Enfin, troisième point essentiel, l'humanité est de plus en plus formée par les sciences expérimentales et c'est un grand bien pour elle. L'intelligence humaine apprend à distinguer le réel du fantasme, l'expérience du mythe, la pensée rationnelle du délire. Elle apprend quels sont les critères de la vérité et les critères de la certitude. Non seulement le message que constitue le monothéisme chrétien doit être présenté en sorte qu'il soit intelligible, non seulement il doit être présenté en sorte qu'il soit désirable, mais de plus il doit être exposé de telle sorte que l'intelligence humaine puisse s'assurer qu'il est vrai. La question centrale, c'est d'intégrer les connaissances que nous sommes en train d'acquérir par les sciences de l'Univers et de la Nature, et les connaissances qui nous sont communiquées par la Révélation, autrement dit d'intégrer l'enseignement de la Création et l'enseignement de la Révélation dans l'unité d'une vision du monde intelligible, désirable et vérifiable.Nous avons réuni ici sept conférences, elles portent sur ces problèmes. C.T.
Si on demande à un adolescent : Qu'est-ce que la Morale ? Il vous répondra généralement : C'est un système d'interdits qui tombent, soit du Mont Sinaï, soit du Vatican, soit de la Préfecture de Police, et qui ont pour raison d'être de m'empêcher de faire ce que j'ai envie de faire, un système répressif et donc haïssable. Selon la grande tradition du monothéisme hébreu, l'Univers est une création qui est en train de se faire et qui est inachevée. Lorsque apparaît dans l'univers - il y a très peu de temps, quelques centaines de milliers d'années - un être qui a franchi le seuil de la connaissance réfléchie, un être inachevé lui aussi, la question posée est de savoir s'il va consentir ou non, coopérer activement et intelligemment ou non, à sa propre création, à son propre achèvement. Il existe des normes objectives pour que l'humanité, l'espèce humaine, l'Homo sapiens sapiens, apparu il y a si peu de temps par rapport aux durées cosmologiques, se développe, ne se détruise pas, ne régresse pas, ne se décompose pas. Ces normes objectives que toute intelligence normalement constituée peut discerner dans l'expérience et à partir de l'expérience, ne nous tombent pas d'en haut sur la tête. Elles sont inscrites dans la réalité elle-même, dans la création en train de se faire et inachevée. L'idée que se font les adolescents de la Morale, idée qui provient de Nietzsche, de Kant et de quelques autres, est donc absolument à côté de la question. La question des rapports entre le Christianisme et la politique est faussée à cause de cette conception fantastique et irréelle d'une Morale qui tombe et qui n'est pas inscrite dans le Réel.
Si l'on tente d'analyser objectivement les rapports ou les relations qui existent entre judaïsme et Christianisme, il faut évidemment et tout d'abord se demander de quel judaïsme on parle, quelle sorte ou forme de judaïsme on envisage, puisqu'il y en eu plusieurs - et quel genre de Christianisme on envisage, puisque depuis les systèmes gnostiques qui ont pullulé dès les premiers siècles de notre ère, il existe plusieurs types ou espèces de christianisme. Si l'on décide de comparer le judaïsme sous la forme qu'il a pris depuis des siècles dans la tradition rabbinique et dans la tradition caraïte - et le Christianisme sous la forme qu'il a pris à l'intérieur de l'Eglise de Rome - alors on observe que l'ontologie fondamentale est la même, c'est la théorie de la création - la cosmologie est la même : un Univers en régime de création continuée, inachevée qui tend vers un terme qui est sa finalité ultime ; - l'anthropologie est la même : l'homme n'est pas une âme divine tombée dans un corps mauvais comme le professe la grande tradition platonicienne, néoplatonicienne et gnostique. La création en tant que telle, la création cosmique, physique, biologique est excellente, contre tous les systèmes gnostiques qui ont pullulé. L'homme créé est invité à coopérer activement et intelligemment à la création. La différence évidente se trouve dans le fait que le Christianisme orthodoxe reconnaît dans le Rabbi judéen qui s'appelait lui-même en hébreu ben adam, celui en qui, par qui, avec qui la création atteint et réalise sa finalité ultime. Le Judaïsme orthodoxe ne le reconnaît pas.
Dans cette affaire, l'une des plus difficiles qu'ait eu à affronter la pensée chrétienne dans les siècles passés, plusieurs systèmes de pensée, plusieurs métaphysiques s'opposent. Le système platonicien et néo-platonicien selon lequel, en réalité, il n'y a pas de création. Tout est donné de toute éternité au sein de l'Un. La multiplicité des êtres, apparente, ne peut s'expliquer que par une Chute ou une Apostasie, comme disent certains Gnostiques, et Plotin. De ce point de vue, bien entendu, tout est prévisible, puisqu'il n'y a jamais rien de nouveau. Le temps mesure une Chute, comme l'écrit Plotin, une Dégradation. Dans la pensée du monothéisme hébreu, le temps ne mesure pas une chute ni une dégradation, mais une création continuée d'imprévisible nouveauté. Et donc, de ce point de vue, on ne peut pas soutenir que l'avenir est prévisible à partir du passé. Le problème est de savoir comment la liberté incréée de l'Unique regarde, considère cette liberté créée qui est en train de naître, qui est en train de se former, et quelles sont les relations de dialogue entre la liberté incréée de l'Unique, et la liberté créée. Le problème est donc beaucoup plus difficile, dans la perspective du monothéisme hébreu, que dans la perspective du platonisme et du néoplatonisme, que Leibniz va reprendre et développer.
J'ai 23 ans, je suis née avec le "droit à la contraception" . On ne m'a pas demandé si j'étais pour ou contre : là n'est d'ailleurs pas l'enjeu. Mais je suis une de ces jeunes impertinentes qui osent poser des questions : - Quelle est cette fameuse liberté qui se vit dans la dépendance au médecin par l'intermédiaire de la technique ? - A quoi sert-il d'être disponible en permanence quand le désir est sous contrôle d'hormones artificielles ? - Au nom de quoi ou de qui les femmes devraient-elles accepter les risques des effets secondaires de la pilule sur leur santé ? Ma génération est confrontée au nombre désespérant de divorces, aux "pannes" de désir sexuel des couples, aux défis de l'écologie et aux problèmes croissants d'infertilité. Notre génération aspire à une véritable libération, elle veut un moyen de régulation des naissances du XXIe siècle, qui soit au service de l'amour et de la sexualité, respectueux de la vie humaine et de l'environnement. Ce livre est une réédition. Aujourd'hui, Thérèse Hargot est mère de trois enfants. Philosophe (Paris I-Sorbonne) et sexologue (UC Louvain-Belgique), elle intervient dans les écoles, les médias et pour diverses organisations afin de susciter la réflexion sur les enjeux de la vie sexuelle et affective. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque) et Aime, et ce que tu veux, fais-le ! aux éditions Albin Michel.
Comment le Nouveau Testament a-t-il été constitué ? Pourquoi et comment les évangélistes ont-ils écrit ? Que s'est-il passé dans l'Eglise du ier siècle qui a vu l'apparition progressive des textes témoignant d'une foi nouvelle ? En moins de trois générations, le Nouveau Testament est passé du stade oral (30-50) au stade épistolaire (50-70) puis au stade narratif (70-100). "Plus tard tu comprendras" : ce mot qu'adresse Jésus à Pierre au moment de lui laver les pieds annonce une foi en devenir, assimilant graduellement le sens de ce qui a été reçu durant la vie terrestre du Christ. Ainsi ces étapes sont révélatrices d'une maturation et d'un approfondissement du mystère. De l'une à l'autre, quelle part de continuité et de dépassement peut-on observer ? En expert de ces questions, Michel Gourgues s'attache à la transmission des points fondamentaux du noyau de la foi : la considération apportée à la croix de Jésus, la mort de Jésus comme événement de salut et le mystère pascal de Jésus. Une rencontre avec la foi des tout premiers chrétiens. Dominicain, Michel Gourgues enseigne le Nouveau Testament au Collège universitaire dominicain (Carleton University) à Ottawa et Montréal. Directeur de la revue Science et Esprit et membre du comité de rédaction de la Revue Biblique, il est également professeur invité à l'Ecole Biblique de Jérusalem.
Le texte de la Bible de Jérusalem. Des explications théologiques. Des clefs pour comprendre le sens. Des propositions de lectures pour mieux l'aborder. Des questions pour en débattre. Des pistes pour prier en groupe ou seul. L'évangile de Jean, souvent considéré comme le plus mystique des évangiles, forme le cinquième titre de cette collection. Un véritable compagnon pour lire la Bible, réunissant les meilleurs spécialistes au service d'une pédagogie pour tous.
4e de couverture : Tout l'enseignement de Jésus se résume à ceci : nous sommes infiniment aimés. Alors, pourquoi souffrons-nous ? Parce que cet amour, nous ne le recevons pas pleinement - et c'est pourquoi nous manquons tant d'amour. Impasse existentielle ? Non ! Paradoxe vivifiant : pour recevoir l'amour, il nous faut le donner. C'est à une méditation sur le sens profond de l'amour que nous convie ce nouvel essai de Denis Marquet. Pourquoi est-il si compliqué d'aimer ? Pourquoi portons-nous des fêlures qui ne guérissent pas ? Pourquoi blessons-nous sans le vouloir ceux qui nous entourent ? Quel sens peut encore avoir pour nous cette phrase de l'évangéliste Jean, si souvent entendue qu'elle en a perdu sa vigueur : « Dieu est amour » ? En philosophe et lecteur assidu des Écritures, l'auteur éclaire ces questions vitales, ouvrant un chemin de compréhension de nos existences ainsi qu'une voie vers la simplification et la guérison.Notes Biographiques : Denis Marquet est écrivain, philosophe et thérapeute. Il est notamment l'auteur du Testament du Roc (Flammarion, 2013) et de Osez désirer tout (Flammarion 2018).
En attendant la fin du monde, il était temps que le voile soit levé sur le plus énigmatique des textes bibliques. Une vraie révélation sur la Révélation. Jamais le livre de l'Apocalypse n'a autant inspiré notre culture occidentale : au cinéma, en littérature, dans l'histoire de l'art ou même en politique, il fait l'objet de tous les fantasmes. L'image zodiacale des douze étoiles n'est-elle pas constitutive du drapeau européen ? Que dire des mouvements millénaristes, souvent violents et radicaux, inspirés par l'une ou l'autre des pages du livre ? Sans religion ni Dieu, ne les retrouve-t-on pas jusque chez nous, dans la plus proche actualité, sous la forme de groupes aux velléités d'insurrection ? Dans un langage crypté mais apte à traverser siècles et cultures, l'Apocalypse énonce un diagnostic profond et décisif des maux structurels de l'humanité, qui débouche sur une vision d'espérance pour le monde d'aujourd'hui. André Paul nous offre ici une nouvelle traduction pour expliquer l'un des plus grands textes de l'humanité. Un livre à lire et à relire.