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Whlahynd houyhnhnms. Au Pays des houyhnhnms
Trémorin Yves ; Jauffret Magali
FILIGRANES
10,00 €
Épuisé
EAN :9782350466033
Le photographe saisit le réel devant lui, moi je le recompose et le mets en scène" . Plutôt que photographe, Yves Trémorin se définit "artiste visuel" . Depuis ses débuts en 1977, il n'a de cesse d'interroger le médium photographique, "de le pousser dans ses derniers retranchements" . Sa radicalité artistique apparaît dès ses premières séries mettant en scène sa compagne Monique et sa grand-mère Ernestine qu'il a continué de photographier pendant toute la vie. Sa démarche repose sur le postulat que la distance au sujet contribue à la construction de l'image, avec, au coeur du travail, la notion de synecdoque (le détail dit l'ensemble). Ainsi, comme pour ses premiers nus, les portraits de sa grand-mère sont constitués de prises de vue resserrées et frontales, sans artifice. "J'utilise la photographie pour bousculer l'habitude de regarder ce qui est devant nous. Les images sont mises en scène hors de tout indice contextuel, spatial ou temporel. Je travaille les angles de la prise de vue et la distance au sujet afin de l'amener dans une sorte d'abstraction. J'ai démarré avec des proches pour traiter de l'intime, magnifier leur vie et aller vers l'universel" . Yves Trémorin a été attiré par les chevaux grâce à des souvenirs d'enfance. Sa résidence artistique invité par Le Champ des Impossibles et Christine Ollier, dans Le Perche, lui a permis de créer une série de photographies explorant la relation entre l'homme et le cheval. Travaillant avec des éleveurs locaux, il a capturé la magnificence des chevaux et remis en question leur soumission. Les photographies expriment la dualité entre le profane et le sacré, offrant une vision imagée du monde. Inspiré par ces images, ce carnet présente les photographies dans un format et une mise en page spécifiques, offrant une narration visuelle cohérente. Cette immersion dans un monde où l'homme est exclu représente une étape importante dans son travail, soulignant son intérêt pour les animaux et leur sauvagerie.
Yves Trémorin a rapporté d'un séjour mexicain un fascinant ensemble d'images tel un ethnologue d'un genre un peu particulier. Isolant comme à l'accoutumée ses sujets, ici sur un fond souvent noir, il joue sur la position de l'explorateur occidental partant dans un pays lointain pour en ramener au gré de ses dérives, objets et images qui deviendront comme les reliques muséales nécessaires à la compréhension d'une civilisation aux codes différents des nôtres. Nus ou portraits à la gestuelle inhabituelle semblent se référer au seul domaine de la performance alors qu'ils reprennent un langage des signes explicitement lié à des représentations enfouies dans la mythologie collective. Une photographie époustouflante d'un chien noir peut se référer à la figure du Ahuitzotl, un dos tatoué au Quetzalcóatl, le célèbre serpent à plumes, un crapaud photographié frontalement au fond d'une grotte à la déesse Tlaltecuhtli? Les images mexicaines de Trémorin évitent tout effet photographique pour se concentrer sur (et concentrer) le sujet. Outre les références à une culture aux mythologies anciennes, au rapport particulier d'un peuple avec la mort, aux jeux de langages, Trémorin n'oublie pas que ce pays a accueilli de grands artistes. Et à travers ces images, se retrouvent aussi d'autres mythologies, plus photographiques celles-ci, que sont devenus les chefs-d'oeuvre réalisés par un Edward Weston ou un Manuel Alvarez Bravo.
Jacques Trémolin a réuni ici quarante-cinq de ses meilleures histoires d'animaux. Ses histoires qu'il raconte chaque semaine sur TF 1 dans {les Visiteurs du mercredi} et à {l'Oreille en coin} sur France-Inter. Leur contenu ? Le lion se marie et vit avec sa lionne parce qu'il est horriblement paresseux et qu'un rabatteur lui est nécessaire, s'il veut chasser sans trop se fatiguer. Les fourmis se soûlent en léchant ce que sécrète la chenille de certains papillons. Un étonnant voyage de tout petits chevaux norvégiens, partis sur la glace à une époque où l'Atlantique était gelé, et qui aboutirent aux îles Shetland, ce sont les poneys. Le premier "deuxième bureau" de l'histoire fut créé par les Egyptiens pour empêcher les Grecs de voler leurs chats ; ou comment décrypter le langage mystérieux des chats. La vie sentimentale des oiseaux : le rouge-gorge fait cadeau d'une brindille à sa fiancée et cela signifie qu'il faut penser à faire le nid. Les pigeons de Paris ont un roi et ce roi, un fonctionnaire qui siège à l'Hôtel de Ville, connaît exactement le nombre de ses sujets.
Ce livre est né de rencontres, d'un intérêt pour les paysages et de curiosités réciproques. Au-delà d'un dialogue entre deux photographies, Entre fleuve et rivière est une inspiration, une envie d'explorer une histoire commune. Ce sont deux regards croisés sur le pays basque et les territoires du Québec et du Labrador, sur les fleuves qui les parcourent. A la recherche de traces fictives ou réelles, se trouve une lecture très personnelle des paysages. Christophe Goussard, photographe français de Nouvelle Aquitaine Charles-Frédérick Ouellet, photographe Québecois, ont chacun découvert le territoire de l'autre. Les poèmes en prose d'Itxaro Borda invitent à un troisième regard sur ces images.
En ouvrant en juin 1983 un travail d'une année à Saint-Jean-Brévelay et dans les communes environnantes du Morbihan, le photographe Guy Hersant répondait en voisin lorientais d'alors, à une commande de la BPI du Centre Pompidou à Paris. A cette l'époque, la campagne bretonne bruisse sous le vent d'une modernité qui déferle depuis les années soixante en remembrement, en mécanisation, en stabulations libres et en salles de traite, en ensilage de maïs, en bâtiments d'élevages qui s'affranchissent de la vieille architecture des fermes, en décohabitation des jeunes agriculteurs d'avec les anciens, en coopératives, en Politique agricole commune de ce qui était encore la Communauté économique européenne. La mission photographique avait pour but de témoigner de ce grand virage de la Bretagne agricole dont le Groupe d'études en sociologie rurale du CNRS- organisme partenaire du projet avec la BPI - avait déjà observé les amorces dans la commune à partir justement de ces années soixante.