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Les cahiers de Justo Garcia
Trapiello Andrés ; Déon Alice
BUCHET CHASTEL
22,30 €
Épuisé
EAN :9782283019337
Poète, essayiste, romancier, Andrès Trapiello (né en 1953) est l'une des figures-clés de la scène littéraire espagnole contemporaine. De ses cinq romans publiés à ce jour, un seul a été traduit en français (D'un vaisseau fantôme, La Table Ronde, 1994). Lauréat en 2003 du prestigieux Prix Nadal pour une savoureuse parodie de roman noir (Los amigos del crimen perfecto à paraître chez Buchet/Chastel), Andrès Trapiello est également éditeur. Construit comme une recherche historique menée par l'auteur, Le Journal de Justo Garcia se présente comme un vrai journal retrouvé relatant des faits vieux de 40 ans. Le narrateur, Justo García, jeune typographe de 22 ans, fait partie de l'armée républicaine en déroute lors des derniers mois de la guerre civile espagnole. Isolée du reste des troupes, sa compagnie erre de villages en villages dans le nord de l'Espagne, une Espagne qui en est à sa quatrième année de guerre civile et où tout n'est plus que désolation, pauvreté et ruines. Le récit de ce jeune homme modeste s'attache à un quotidien épouvantable où la cruauté et l'horreur de la guerre sont banalisées. On se bat pour un morceau de pain, on trahit pour une veste un peu plus chaude. La seconde partie du roman, celle de la défaite, s'articule autour de l'ouverture de la frontière française sous le regard narquois des troupes fascistes qui voient arriver des milliers de réfugiés, soldats, civils, femmes, vieillards et enfants crevant de faim et de froid. Tous seront conduits dans les camps de St Cyprien, Argelès-sur- Mer où le nom de « camp de réfugiés » revêt sa réalité la plus cruelle : celui des barbelés face à la mer. Succèdent quelques épisodes pittoresques, avant l'embarquement de nos personnages dans un bateau affrété par les sociétés de charité anglaises pour l'Amérique latine. Le récit de Justo García se clôt sur la description des journées de traversée où la souffrance des hommes devient l'unique centre d'un futur anéanti à jamais. On peut penser que ce roman provoquera un choc dans le lectorat français, à l'image de La question d'Henri Alleg dans les années 70. Si la souffrance est un thème universel, ce roman aborde moins la dimension métaphysique que la description d'éléments concrets, perceptibles par tous. Le style de Trapiello traduit merveilleusement ces origines modestes qui n'entravent en rien une compréhension de la défaite de millions d'Espagnols qui ont perdu la guerre, une guerre qu'ils n'ont pas voulue, ce que nous avons tendance à oublier.
Espagne, début des années 70. Une ville universitaire dont la gloire se conjugue au passé, un étudiant en rupture de conformisme familial que le hasard d'une amitié embarque dans un groupuscule maoïste. Le franquisme vieillit, le marxisme fleurit dans les coeurs de la jeunesse. Notre héros va découvrir l'amour, le combat politique, le mal d'être - et, finalement, l'ambiguïté nauséeuse de tout. Vingt ans après, l'alchimie de la mémoire servie par la poésie, l'ironie et le regard aigu d'un bel écrivain, commémore ces années d'apprentissage. Franco est mort dans son lit, l'Espagne est devenue démocratique. L'écrivain quadragénaire consulte son fichier intime avec une tendresse sans illusions. Cela donne un roman superbe où chaque ligne, chaque émotion, sonne juste.
Un an après la mort de don Quichotte, c'est avec quelques inquiétudes que les plus fidèles compagnons du chevalier - son écuyer Sancho Panza, sa nièce Antonia, le bachelier Samson Carrasco et la gouvernante Quiteria - se mettent en route pour Séville. Samson s'est brouillé avec son père. Antonia fera le voyage enceinte. Quiteria partage de mauvaise grâce la compagnie de Sancho, qui laisse derrière lui sa femme Thérèse et leurs deux enfants. Les malveillances du notaire, M. De Mal, les vilenies des anti-quichottistes et les nombreux préparatifs pour se rendre aux Indes ne sont qu'une infime partie des pièges à déjouer avant la traversée à bord de La Favorita, qui leur réserve encore bien des surprises. C'est un miracle s'ils survivent à la tempête, aux pirates, aux voleurs et aux profiteurs avant de débarquer à Arequipa, où se poursuivent leurs aventures. En 2004, Andrés Trapiello s'attelait à une tâche des plus quichottesques : écrire la suite de Don Quichotte de la Manche. Dix ans après, il récidive. Dans Suite et fin des aventures de Sancho Panza, les personnages de Cervantès continuent de côtoyer les siens, toujours à l'ombre du défunt chevalier qui leur sert de lanterne dans la tourmente.
Quoi de plus exaltant que Sherlock Holmes, Philip Marlowe, le commissaire Maigret et Miss Marple unissant leur génie dans une enquête commune? Ce sont les surnoms qu'ont choisis les membres d'un club baptisé "les amis du crime parfait" Ces amateurs de polar se réunissent périodiquement pour parler de leur obsession: le crime parfait. Jusqu'au jour où le beau-père de l'un d'eux est assassiné...
4e de couverture : Miguel de Cervantès a raconté la vie de don Quichotte jusqu'à son retour au village après sa troisième sortie. À peine le chevalier a-t-il rédigé son testament qu'il rend l'âme, entouré de sa gouvernante Quiteria, du curé don Pedro, du barbier Nicolas, de son écuyer Sancho Panza et de sa nièce Antonia, tourmentée par les nombreuses dettes que lui lègue son oncle et les attentions masculines peu louables dont elle est l'objet, alors qu'elle n'a d'yeux que pour le bachelier Samson Carrasco. Chacun se souvient de l'ingénieux hidalgo et s'interroge sur les intentions profondes qui ont guidé son âme. Mais l'action continue, qui donne à Andrés Trapiello, à Sancho Panza et au lecteur l'occasion de se venger de la bêtise de ceux qui, profitant de sa folie, se sont moqués du chevalier à la Triste Figure.
A soixante ans passés, Francis Newton Xavier, poète et artiste culte installé à New York, décide de quitter l'ambiance délétère qui s'abat sur Manhattan au lendemain du 11-Septembre et de rentrer en Inde. Ce voyage sera l'occasion de dresser le portrait réjouissant d'un créateur radical et de la société dans laquelle il a évolué. De ses années d'apprentissage auprès d'un groupe de poètes maudits de Bombay jusqu'à ses frasques new-yorkaises, l'histoire de Xavier montre que la vie d'un artiste peut être, au fond, son grand oeuvre. Sa destinée compose un roman foisonnant, un hymne beau et étrange à la vie d'artiste qui vient confirmer Jeet Thayil comme l'un des auteurs les plus captivants de sa génération.
Résumé : Mathilde n'est plus toute jeune et sa fille a décidé qu'elle serait bien mieux dans un Ephad que chez elle, où elle commence à oublier trop de choses. Le roman est le journal de Mathilde tenu pendant les mois passés dans ce nouveau monde. Il y a les souvenirs anciens : l'enfance pendant la guerre, la disparition du père, la fuite dans la zone libre, la disparition de la mère, la planque chez des paysans. Puis le retour à la vie, alors que tout est dévasté...
Résumé : Smartphones, ordinateurs, tablettes, consoles de jeux, GPS, ils ont envahi notre quotidien. Chaque jour, nous les utilisons pour nous connecter internet, regarder la télévision, communiquer sur les réseaux sociaux, partager des photos, acheter un billet de train... Cet univers numérique grossit à une vitesse prodigieuse. Aujourd'hui, nous sommes en effet plus de quatre milliards à nous connecter, et la quantité comme le poids des données échangées ne cessent de croître : les 70 Ko qui ont permis d'aller sur la Lune en 1969 suffisent désormais à peine à envoyer un e-mail ! Cette boulimie a un coût environnemental considérable, notamment en matière d'émission de gaz à effet de serre. L'empreinte écologique de l'univers numérique global représente environ trois fois celle de la France, soit un 7e continent. Comment cet univers numérique a-t-il pu devenir aussi gras ? Dans quelle mesure est-il possible d'inverser la tendance ? Face à la crise écologique, comment faire du numérique un outil de résilience ? Quels sont les bonnes pratiques et les bons gestes ? Car tout n'est pas perdu, des pistes existent pour concevoir un avenir numérique plus sobre et responsable.
Résumé : Cette petite unité dense et solide, capable de voyager par les airs, sur terre, via l'intestin d'un animal, ou de naviguer sur l'océan, contient, bien à l'abri sous une cuticule inaltérable, un embryon de plante et toute l'énergie (sous forme de lipides, glucides ou proté- ines) nécessaire à son épanouissement : la graine est une étonnante invention de la nature ! De nos jardins jusqu'aux plantations de caféiers d'Amazonie, en passant par la route des épices, l'au- teur nous fait partager son émerveillement et nous entraîne dans un voyage extraordinaire : que sont les graines ? Comment les caractériser par delà leur immense diversité ? Comment sont-elles apparues et comment ont- elles conquis la Terre ? En quoi ont- elles participé à l'évolution du monde et à celle de l'humanité ? Pourquoi nous sont-elles indispensables ? Et pourquoi l'homme intervient-il aujourd'hui sur leur génome ? En chemin, nous rencontrerons des végétaux et des animaux fascinants, ainsi que de nombreux témoins dont l'histoire est, d'une manière ou d'une autre, liée aux graines : scientifiques ou cultivateurs, jardiniers, marchands, explorateurs ou cuisiniers. Et l'auteur de conclure que les graines sont " des merveilles de la nature, dignes d'être étudiées, glorifiées et admirées ! ".