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Comment meurt l'autre moitié du Mali
Traoré Abdou ; Thiam Adam
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782296562110
Après 50 ans d'indépendance, l'autre moitié du Mali se meurt et la simple décence interdit… de danser sur le corps de la moribonde. Mais comment donc se meurt l'autre moitié du Mali ? Comment en est-on arrivé là ? Essentiellement à cause de la fausseté du contrat social qui fonde le pouvoir politique. Les leaders politiques, à quelques exceptions près, ont eu essentiellement comme préoccupation non pas la refondation d'une nation sur les valeurs qui avaient permis son émergence il y a quelques siècles, ni même sur les valeurs universelles qui autorisent le progrès, mais sur la parodie d'une renaissance faussement drapée dans les accoutrements d'institutions de vitrine. Ce choix a abouti à une véritable crise du politique et par ricochet à une crise du social et de l'économique, donc au blocage de nos sociétés. Mais au-delà de la dénonciation, l'auteur propose des pistes de réflexion.
L'État, avec ses 28 000 immeubles, ses ministères, ses administrations centrales, ses services déconcentrés, ses établissements publics nationaux, ses entreprises publiques, d'une part et les communes, les établissements publics de coopération intercommunale, les départements, les régions, leurs établissements publics ou leurs sociétés d'économie mixte, d'autre part, sont les premiers propriétaires de France. Leurs biens ou droits immobiliers, mobiliers, corporels ou immatériels sont soumis à un ensemble de procédures, de méthodes d'utilisation et de gestion qui les distinguent des propriétés des personnes physiques ou morales de droit privé. Le présent manuel, à jour des dernières réformes (Code général de la propriété des personnes publiques), se donne pour ambition de rendre intelligibles les notions, les procédures, les modes d'utilisation et de valorisation, les enjeux fonciers, financiers, économiques ainsi que le régime juridique de ces multiples et variées propriétés publiques. Cet ouvrage a pour vocation d'accompagner les étudiants des facultés de droit et des instituts d'études politiques, les candidats aux concours administratifs, les agents de toutes les administrations publiques, les magistrats, les avocats, les notaires, les professionnels de l'immobilier et les spécialistes de l'aménagement urbain.
Résumé : Il n'est rien de plus encombrant ni aliénant qu'une image de soi et de sa place dans le monde qui se nourrit des désirs et du discours des autres. Depuis plus de quarante ans, l'Afrique cherche sa voie, mais en vain. Elle est dans l'impasse. Les violences de l'Histoire ayant fait des vainqueurs et des vaincus, des gagnants et des perdants, les rapports entre nations riches et nations pauvres demeurent des rapports de domination qui se perpétuent à travers des mots clés, qui ne sont que mots d'ordre. Pillée et marginalisée, l'Afrique est invitée par les maîtres du monde à se penser pauvre, à se comporter en région pauvre. Les Etats du continent, surendettés et interpellés par une demande sociale forte, se voient contraints d'adopter et d'appliquer des remèdes dont le coût social et humain est exorbitant. Or l'Afrique est la seule à détenir les remèdes à ses maux. Plus que de capitaux, de technologies et d'investisseurs étrangers, elle a besoin de retrouver cette part d'elle-même qui lui a été dérobée : son humanité. Car, contrairement à l'Homo oeconomicus, en se mondialisant, l'humain qui est en chacun de nous et que les Africains revendiquent s'enrichit mais enrichit surtout les autres et met la planète à l'abri de bien des saccages. La grande voix africaine, ancienne ministre malienne de la Culture, signe ici un livre bouleversant sur la douleur d'une Afrique mutilée par la mondialisation libérale.
Résumé : "Le Combat Adama, ce n'est pas seulement le combat de la famille Traoré. La mort de mon frère est représentative d'un grand malaise dans cette France qui ne va pas. Le 19 juillet 2016, mon frère est mort sous le poids de trois gendarmes et d'un système. Il est mort parce qu'il s'appelait Adama Traoré, parce qu'il était noir, parce qu'il habitait dans un quartier populaire. Il est mort à cause de ce que l'Etat et la société ont construit autour des quartiers populaires et de ces garçons. Et c'est tout cela que nous voulons changer. Quand on se bat, on ne se bat pas que pour Adama Traoré. On se bat pour tous les Adama Traoré". Adama Traoré est mort dans la cour de la gendarmerie de Persan dans le Val-d'Oise. Il avait vingt-quatre ans. Depuis, un combat se développe et s'amplifie qui, à partir de la question des violences policières dans les quartiers populaires, interroge en profondeur notre monde et la politique : le Combat Adama. Une lecture urgente, importante. Nelly Kaprièlian, Les Inrockuptibles. Un livre à deux voix, où le vécu d'Assa Traoré accrédite et augmente le discours politique de Geoffroy de Lagasnerie. Elsa Vigoureux, L'Obs.
Nous, peuples d'Afrique, autrefois colonisés et à présent recolonisés à la faveur du capitalisme mondialisé, ne cessons de nous demander: que sommes-nous devenus? Les pays riches ont peur de notre présence quand elle n'est pas susceptible d'ajouter à leur avoir, peur de nos différences quand elles sont trop visibles. Inutiles, les nouveaux naufragés entassés sur des embarcations de fortune, supposées les conduire vers la terre ferme de l'Europe. Invisibles, les désespérés qui traversent l'enfer du désert. Indésirables, ceux qui, menottes aux poignets, sont reconduits dans leur pays d'origine. Mais l'humiliation du continent africain ne réside pas uniquement dans la violence, à laquelle l'Occident nous a habitués. Elle réside également dans notre refus de comprendre ce qui nous arrive. Car il n'y a pas d'un côté une Europe des valeurs et du progrès et de l'autre une Afrique des ténèbres et des malheurs. Cette vision, que certains d'entre nous ont tendance à intérioriser, vole en éclats dès l'instant où l'on touche du doigt les mécanismes de la domination, de la paupérisation et de l'exclusion. Le défi auquel nous faisons face aujourd'hui, c'est d'imaginer des perspectives d'avenir centrées sur les êtres humains. Une réappropriation de nos destins qui fait appel à nos langues, à nos repères, à des valeurs de société et de culture qui nous sont familières." Aminata Traoré
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.