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Toutes choses sont devenues nouvelles
Trantraal Nathan
LANSKINE ED
15,00 €
Épuisé
EAN :9782359631487
Dans "Toutes choses sont devenues nouvelles" Nathan Trantraalnous parle des townships, non plus à travers le regard d'un enfant comme dansson premier livre Vache enragée mais à travers l'expérience d'un jeune homme, puis, dans une progression narrative et temporelle, celle d'un père et d'unartiste. Les premiers textes évoquent l'importance de la religion en Afrique duSud, mais le paradis est-il possible quand on vit dans les townships ? C'est unevoix sans fioritures qui parle directement et sans grande prétention, elleexprime un désir d'accomplissement, mais qui finit généralement par ladésillusion, la culpabilité, la honte. Beaucoup de poèmes en Afrique du sudparlent de la religion, Nathan Trantraal le fait en parlant sa langue, le Kaap, celle des townships, des gens pauvres, les laisser pour compte et les opprimés, ceux, pleins d'amertumes, qui ne peuvent oublier un passé d'esclaves.
Ce premier recueil de poèmes de Nathan Trantraal écrit en kaaps, dialecte afrikaans parlé majoritairement par les "métis" des classes populaires du Cap qu'il revendique comme une langue à part entière, présente au lecteur la dure réalité de la vie dans les townships des Cape Flats. Les poèmes racontent : pauvreté, consommation de drogue, activités de gangs, sexe, etc. Trantraal ne rend pas la vie belle et précieuse : les familles dont il parle vivent des expériences que les autres ne lisent que dans les journaux. Mais s'y mêlent aussi des références à Kafka et Vermeer, pour dire que la vie et l'art sont plus grands que les Cape Flats.
Un renard, un jour, a dressé la tête vers moi. Je crois l'avoir aimé autant que toi ; je l'aime en toi, qui es fait comme lui, d'eau et d'un peu de sel. Parfois, je m'entraîne à le dire, variant les tons, faisant claquer un peu ma langue ou chuchotant à mots couverts ; je t'aime. Par miracle, il semble qu'un rien de ce qui m'appelle à toi traverse le son de mon murmure.
Né en 1961 à Damas, le poète Gebran Saad, comme nombreux chrétiens de Syrie, a été obligé de fuir son pays en guerre pour se réfugier en Suède où il vit actuellement. Mais au lieu de mettre sa poésie sous le signe de l'exil, il la met sous le signe du voyage, car, comme le dit la grande poétesse libano-syrienne Etel Adnan, dans la préface à ce recueil, le malheur ne peut se vivre que comme un voyage, un espace ouvert, une découverte, même s'il ne s'agira en fin de compte que d'un voyage dans ce malheur même.
C'est l'histoire d'un visage qui devient. Une naissance, sa traversée. Son aventure de pensée, de langage et de corps. Quatre saisons, en regardant les ciels et ce que le temps fait à nos questions. Le nid, ainsi cousu de l'air qui traverse, car tout ne sera pas dit.
Si nous nous éloignons à la fois du lieu où nous sommes et, en y allant, du lieu où nous allons, en nous rapprochant du lieu d'où nous venons nous arriverons au lieu où nous sommes." Ainsi avance-t- on dans un texte où on parcourt un paysage réduit à ses linéaments, faisant halte tantôt dans l'un, tantôt dans l'autre, échangeant parfois des idées. C'est une aventure au sens où il faut bien qu'il arrive quelque chose.