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Guide pratique des exercices comparatistes
Tran-Gervat Yen-Maï ; François Anne Isabelle
SORBONNE PSN
10,00 €
Épuisé
EAN :9782878545111
Ce " guide pratique " a été conçu intégralement à partir d'exemples et d'expériences tirés de la pratique pédagogique des auteures, notamment en premier cycle. Il s'adresse aux étudiants réels et non à un hypothétique " étudiant idéal ". Il propose, en se mettant à la place de l'étudiant à la recherche de repères concrets et de solutions pratiques, une démarche originale pour réussir son parcours universitaire en littérature comparée. Le manuel est conçu pour permettre une consultation modulable et personnelle. Il s'articule en particulier autour d'un abécédaire méthodologique et d'un système de renvois interne. Chacun se construira ainsi son propre parcours méthodologique, en fonction des difficultés qui sont les siennes comment analyser un sujet de dissertation comparée ? comment éviter la paraphrase ? qu'est-ce qu'une problématique ? comment mettre en oeuvre, concrètement, la comparaison de différentes oeuvres ? etc. L'ouvrage propose donc d'explorer par des exercices détaillés la spécificité disciplinaire (commentaire composé sur texte traduit, commentaire comparé, dissertation de littérature comparée) selon une méthode qui privilégie une approche pragmatique plutôt que des principes prescriptifs abstraits.
La notion de "génie", avant de désigner des qualités artistiques individuelles, se développe et s'impose en France aux siècles de Malherbe et de Voltaire, pour rendre compte de traits objectifs propres à une nation ou à une langue. La vision négative que le XIXe siècle a construite de la "traduction à la française" a contribué à associer le mythe du "génie de la langue française" avec celui des "belles infidèles". Elle a formé l'image d'une nation profitant de son hégémonie politique, culturelle et linguistique pour traiter avec une désinvolture qui se dénomme "liberté", mais aussi, "usage", "règles" ou "bienséances" les oeuvres anciennes ou modernes qu'elle entreprend alors de traduire. Ce volume s'inscrit dans le cadre de l'Histoire des traductions en langue française (Projet blanc ANR, sous la direction d'Yves Chevrel et Jean-Yves Masson). On a cherché à y replacer la relation entre génie et traduction dans le contexte historique et idéologique des siècles classiques, afin d'éclairer des discours et des pratiques de traduction qui, loin d'être simplement "ethnocentriques" selon des critères anachroniques, sont d'une part beaucoup plus variés, d'autre part beaucoup plus complexes et cohérents qu'on pourrait le croire.
Le professeur Tran, chef de service de pédiatrie au CHU de Nîmes, utilise depuis plus de 10 ans la méditation pour soigner ses jeunes patients. Chaque jour, il s'émerveille de la puissance de cette méthode non-médicamenteuse qu'il a voulu partager dans ce livre. Maladies chroniques, douleurs, phobies, troubles alimentaires, hyperactivité, anxiété, difficultés scolaires, troubles du sommeil... Dans toutes ces situations, la méditation abaisse le stress et ramène le calme intérieur. A chaque fois elle soulage ou guérit. Les résultats sont spectaculaires : les enfants ont moins de douleurs, leurs symptômes régressent, ils ont besoin de moins de médicaments, contrôlent mieux leurs émotions et acquièrent une plus grande confiance en eux. Au travers de 20 cas cliniques, le professeur Tran montre la marche à suivre. Il explique comment apprendre aux enfants à méditer et donne les outils de base : 14 méditations simples à pratiquer à tout moment, allongé, assis, debout, en marchant... Pour faciliter l'apprentissage, les 10 méditations les plus importantes sont guidées par la voix de l'auteur grâce à une version audio téléchargeable. La méditation est le plus beau cadeau que l'on puisse faire à un enfant malade ou en souffrance. Parents, personnel soignant, éducateurs et enseignants, ne perdez plus de temps et laissez-vous guider par ce livre inspirant.
Quand la notion d'intertextualité est apparue à la fin des années 1960, elle s'inscrivait dans une " théorie du texte " insistant sur la " productivité " de l'écriture et la signifiance comme " procès ". Instituée en catégorie générale par ses promoteurs, elle ne prétendait pas constituer un instrument critique, mais participait d'un projet philosophique. Plus tard, quand l'intertexte a commencé à faire l'objet de descriptions dans une visée poéticienne, la critique littéraire y a gagné des concepts opératoires ; elle y a peut-être perdu les perspectives générales que la théorie du texte cherchait à imposer. En se proposant de travailler sur trois mots - reprise, répétition, réécriture - les comparatistes ont voulu relancer l'intérêt pour l'intertextualité en ce début de XXIe siècle où cette notion, employée dans un contexte très éloigné de celui où elle a vu le jour, semble avoir perdu de son pouvoir de questionnement. Or toute étude comparatiste la convoque nécessairement, même si cela reste implicite, au point qu'on oublie de s'interroger sur son sens. Combien d'études de source ou d'influence se sont-elles masquées depuis vingt-cinq ans sous le vocabulaire de l'intertextualité ? Ces trois mots évoquent trois types de lecture des rapports que les ?uvres d'art entretiennent avec d'autres ?uvres d'art. Le premier est métaphorique : si texte veut dire tissu, comme on le dit couramment depuis Barthes, sa reprise suggère à la fois les fortunes et infortunes de sa réception (accrocs, raccords, raccommodages...) et la nécessité de toujours remettre l'ouvrage sur le métier ; il insiste sur le fait que toujours déjà tout est dit et que pourtant, sans cesse, le langage se réinvente. Le second est pratique et herméneutique : que la répétition porte sur des unités de discours plus ou moins grandes, ou qu'elle renvoie, dans une autre acception, au travail théâtral, elle suppose toujours un usage réfléchi de la langue et implique une transformation, même minimale, de l'énoncé. Le Pierre Ménard de Borges est ici l'exemple canonique ; la répétition interroge paradoxalement l'histoire : que s'est-il passé entre ses deux occurrences pour qu'un énoncé soit devenu différent de lui-même ? Le troisième est scriptural et critique : la réécriture renvoie aux opérations multiples qu'un texte effectue toujours sur d'autres textes et dont on peut entreprendre le repérage et le classement. Les quarante-et-une études de ce volume s'attachent à ces trois perspectives par lesquelles se décrit l'infini travail de pliage et de dépliage en quoi consiste l'écriture.
Ambitieux projet coordonné à l'université Paris-Sorbonne par Yves Chevrel et Jean-Yves Masson, l'Histoire des traductions en langue française se propose de retracer l'histoire des oeuvres traduites, des traducteurs et des actes de traduction en langue française, dans tous les domaines où la traduction a joué un rôle, partout où le français a servi de langue de traduction. Elle entend ainsi rendre justice aux traducteurs, restés dans l'ombre de l'Histoire, et démontrer qu'à côté des oeuvres écrites dans une langue, les traductions d'hier et d'aujourd'hui font partie du patrimoine de celle-ci. Ce second volume, sur les quatre que comptera l'HTLF, porte sur ces siècles "classiques" où le français s'impose comme langue de communication à l'échelle de l'Europe, et où la question du "génie de la langue" est au centre des débats. Les discours sur la traduction se multiplient, une pensée de la traduction s'élabore, traducteurs et libraires-éditeurs sont de plus en plus présents sur le marché du livre. Les premiers chapitres, consacrés à cette nouvelle conjoncture, sont suivis de l'examen des traductions des textes religieux, philosophiques, historiques ou scientifiques. Un dernier ensemble s'intéresse aux traductions des textes littéraires. Fruit de la collaboration d'une soixantaine de spécialistes qui se sont efforcés de rendre accessibles leurs travaux, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de recherche, cet ouvrage s'accompagne d'un index de près de mille cinq cents traducteurs, dont beaucoup avaient été jusqu'alors négligés ou oubliés.
Au regard de la disparité persistante entre l'Ouest et l'Est du pays en Allemagne, le domaine dit "alternatif" est un terrain d'étude privilégié pour comprendre la contre-culture depuis l'unification allemande de 1990. Celle-ci a-t-elle permis la conservation de deux héritages différents ? Comment le processus de rapprochement de mouvements anti-systémiques issus de deux systèmes politiques et sociaux différents s'est-il déroulé ? La culture alternative a-t-elle évité en son sein l'écueil de la reproduction de rapports de domination qui sont manifestement à l'oeuvre au niveau fédéral ? Issue de nombreux voyages et rencontres, cette étude se propose de chercher une réponse à ces questions à travers le milieu identifiable, stable sur une certaine durée, des " communautés alternatives " implantées en milieu rural. L'analyse s'appuie d'une part sur une attention particulière au milieu, à la langue et au contexte culturel, d'autre part sur les méthodes empruntées aux sciences sociales, en particulier à l'analyse historique des mouvements sociaux, à l'histoire orale, aux entretiens qualitatifs et à l'observation participante. Anne-Marie Pailhès est maître de conférences à l'Université Paris Nanterre, habilitée à diriger des recherches en Etudes germaniques. Elle est l'auteur de nombreuses publications sur la RDA et l'Allemagne de l'Est depuis 1990.
La théorisation actuelle du personnage de fiction demeure tributaire, pour l'essentiel, de présupposés structuralistes qui ont conduit à le concevoir comme un être de papier et d'action, et comme partie d'un système. Assurément opératoire sur un vaste corpus, cette manière de penser le personnage n'en est pas moins débordée par les usages fictionnels contemporains, qui ambitionnent de documenter le fait humain tous azimuts. Dès lors, un geste d'ouverture et d'ajustement théoriques s'impose pour saisir ces nouveaux usages et leurs implications. Les études réunies dans le présent ouvrage participent ainsi de trois perspectives : poétique, pragmatique et culturelle. Attentives à leurs objets propres comme aux enjeux conceptuels qui les traversent, elles donnent à voir la singularité des nouveaux possibles des oeuvres (littéraires, cinématographiques ou numériques), et contribuent à la nécessaire historicisation des théories du personnage.
Le rapport que l'écrivain établit avec le monde est l'axe principal des études de ce volume consacré à des auteurs hispano-américains parmi les plus célèbres des dernières années du XIXe siècle et du XXe siècle. L'essai, la poésie et surtout le roman déploient un imaginaire d'une richesse exceptionnelle, que les études de ce volume analysent, tout en les reliant à la vision et à l'engagement personnel de chaque écrivain. L'histoire hispano-américaine, dans les essais de Manuel González Prada aussi bien que dans la poésie de Rubén Darío, revendique une volonté de destin. L'imaginaire de la culture hispano-américaine est abordé à travers le roman, au Mexique avec Carlos Fuentes, au Nicaragua avec Gioconda Belli et au Pérou, avec Isaac Goldemberg et les romans de Mario Vargas Llosa. La satire de la société au milieu du XXe siècle s'accompagne d'implications sociales et politiques magnifiquement servies par l'art d'écrire de chacun des auteurs. Des exemples sont donnés de la féconde tradition poétique et musicale des peuples sud-américains.
Bien que la question féminine soit un thème actuellement très débattu dans divers domaines scientifiques, Marginalités au féminin dans le monde lusophone est le premier ouvrage publié en France entièrement consacré à la question de la marginalité de la femme dans les différents pays de langue portugaise à divers moments de leur histoire. Ce volume réunit vingt-trois études d'universitaires renommés, français et étrangers, et couvre les domaines de la littérature, des sciences humaines et sociales ainsi que des beaux-arts sur une période qui s'étend du XVIe au XXIe siècles. Visant un vaste lectorat, pas uniquement universitaire, Marginalités au féminin dans le monde lusophone a été élaboré sous la direction de Maria Cristina Pais Simon.