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Albert Camus. L'écriture des limites et des frontières
Trabelsi Mustapha
PU BORDEAUX
16,00 €
Épuisé
EAN :9782867815836
Pour commémorer l'obtention par Camus du prix Nobel de littérature en 1957, de nombreux chercheurs de tous horizons se sont réunis à Tunis cinquante ans après, à l'initiative de l'Unité de recherche Poétique théorique et pratique, avec le concours de l'Ecole Normale Supérieure de Tunis, de l'Institut Supérieur des Sciences Humaines de Tunis et de l'Institut Supérieur des Etudes appliquées en Humanités de Zaghouan. Les échanges visaient à explorer la question des limites et des frontières dans la pensée, l'esthétique et l'écriture d'Albert Camus. L'oeuvre camusienne pratique en effet constamment le chevauchement des genres en se jouant de leurs marges et de leurs codes. Elle se fonde sur des points de tension entre plusieurs pôles opposés, plusieurs claviers énonciatifs et donne à lire des textes hybrides qui sont refus du sens unifié et réducteur. Cet ouvrage rassemble les études échangées qui, privilégiant les champs de la poétique et de la stylistique sans que cela exclue les éclairages philosophiques, portent sur les brouillages de frontières génériques et esthétiques, l'"expérience" des limites, l'hybridation d'une telle oeuvre. Il incite à repenser le texte camusien dans le sens d'une poétique générale qui pose la question du style et du lien entre esthétique et vision du monde.
Résumé : Dans une prison du Caire, une femme attend d'être pendue. La veille de son exécution, elle reçoit enfin dans sa cellule la psychiatre qui souhaite recueillir sa parole, et comprendre son crime. La détenue parle vite, sachant son heure venue et n'ayant plus rien à perdre. Elle s'appelle Ferdaous, "Paradis" en arabe, et sa vie n'a été qu'un enfer. D'inceste en violences conjugales, programmée pour devenir prostituée, elle fait payer les hommes pour le mal qu'ils lui infligent. Jusqu'au jour où l'un d'eux le payera de sa vie. "J'ai eu recours à la police, mais je découvris que ses liens avec la police étaient plus puissants que les miens. J'ai eu recours à la loi, mais je découvris que la justice punit les femmes et ferme les yeux quand il s'agit des hommes". N. E. S. "Ne rien espérer, ne rien désirer, n'avoir peur de rien ! Tout ce qui peut arriver est déjà arrivé et, pour elle, le pire est déjà arrivé". N. E. S. Ce roman iconique de la grande voix du féminisme du Moyen-Orient est inspiré de faits réels : Nawal El Saadawi a recueilli en tant que psychiatre le récit de vie d'une détenue de la prison de Kanater et l'a restitué à l'écrit en une semaine, après sa pendaison. Paru en arabe en 1975, "Ferdaous" est pour la première fois publié en France en 1981 aux éditions des femmes. L'autrice se trouve alors elle-même en prison, victime d'une vague d'arrestations arbitraires. La mobilisation internationale du Mouvement de libération des femmes oeuvre à sa délivrance, et suivront chez les mêmes éditrices : "La face cachée d'Eve" (1982), Douze femmes dans "Kanater" (1984), "Femmes égyptiennes, tradition et modernité" (1991).
De quoi Gaza est-il le nom ? De rien. Donner un nom à Gaza serait accepter de lui conférer un sens. Or Gaza n'existe qu'en creux, en négatif. Gaza est un trou noir. Un renoncement. Lui donner du sens serait reconnaître qu'il s'est agit d'autre chose que d'un infernal acte d'oubli de soi. Les gosses envoyés à Gaza ont fait un long voyage, les voilà près d'Oradour, tout près. Rentrés victorieux, ils s'y seront totalement perdus. Il n'y a pas eu de guerre à Gaza, mais le mime de la fin des Juifs. Il n'y a pas eu de guerre à Gaza, mais des massacres à la fois technologiques et puissamment archaïques. Les drones et la merde. Ceux qui parlent de la " guerre de Gaza " ont un cadavre dans la bouche.
Entre la Grande Guerre et la Seconde Guerre mondiale, les historiens de l'Antiquité français et francophones ont construit ensemble un concept historique et historiographique qui aura un immense succès : celui de la " cité grecque ". De Paris à Genève, de Bruxelles à Montréal, mais aussi de New York à Rio, de Casablanca à Dakar, de Beyrouth au Caire, leur vision du monde antique va s'imposer. Puis, très vite, en moins de dix ans, leurs livres commenceront à apparaître comme extraordinairement datés. En quoi consiste cette " cité grecque " positiviste, cette construction de " l'humanisme traditionnel " ? Qu'est-ce qui explique son succès ? Pourquoi a-t-elle si vite laissé le champ libre pour une " autre " cité grecque ? Peut-on accéder à la vérité sur le passé ? Tout n'est-il que représentation ? L'ascension et la chute de ce modèle historiographique pourront, j'espère, nous aider à penser cette question capitale pour tous les historiens.
Quoique les traites esclavagistes en Méditerranée à l'époque médiévale et moderne aient fait l'objet, depuis les années cinquante, de nombreuses études, des pans entiers de cette histoire demeurent encore dans l'ombre. L'articulation des espaces européens continentaux et septentrionaux de l'Europe avec cet espace dans lequel circulent des esclaves et des captifs baltes, slaves et eurasiens n'est pas encore assurée et maintient l'illusion d'un esclavage conçu comme une caractéristique méditerranéenne. La dynamique de la traite, depuis les espaces et modalités de capture jusqu'aux marchés de redistribution, est encore peu analysée. Les traits, notamment sur la longue durée médiévale, du commerce d'esclaves à travers le Sahel et le Sahara restent encore flous et mal quantifiés. Lentement s'impose un nouveau regard sur le commerce des captifs comme réponse à des conjonctures économiques fortement associées à la belligérance chronique des espaces de la mer intérieure et du proche atlantique.
Cet ouvrage décrit et analyse les différents emplois de nom mono (chose, objet) en japonais contemporain. Comme le mot français chose, ce terme d'usage très courant a la particularité de ne pas avoir de signifié en propre mais de pouvoir tout aussi bien désigner un objet concret qu'un concept abstrait ou encore une classe d'individus partageant les mêmes traits. Il est aussi fréquemment employé à des fins fonctionnelles, voire purement énonciatives. A travers des observations en discours, cet ouvrage précise les contours de ces deux emplois référentiel et fonctionnel et explore la contribution sémantique de mono à la réalisation de tournures expressives plus ou moins figées.
Lehn Jean-Marie ; Parisot Jean-Paul ; Reisse Jacqu
L'exobiologie a pour objet l'étude des origines de la vie, de son évolution et de sa distribution sur Terre et dans l'Univers. Cette nouvelle discipline s'intéresse aux conditions et aux processus qui ont permis l'émergence du vivant sur notre planète et ont pu ou pourraient le permettre ailleurs. Ce vaste domaine thématique touche à la fois l'astronomie, la géologie, la chimie, la biochimie et la biologie. Le présent ouvrage constitue le second livre d'une collection initiée en 2001 avec la parution de L'environnement de la Terre primitive. Le premier livre a été très favorablement accueilli tant par les scientifiques actifs dans le domaine que par un public moins averti, intéressé par une discipline qui tente d'apporter des réponses à des questions d'importance majeure et que l'homme se pose probablement depuis qu'il est Homo Sapiens. Les traces du vivant est construit sur le même canevas que le livre précédent : un ensemble de chapitres écrits par des spécialistes, mais rédigés de manière telle qu'ils soient compréhensibles par des non-spécialistes du domaine concerné. L'exobiologie est par essence interdisciplinaire et c'est du dialogue entre praticiens de diverses disciplines que sont nés les idées originales, les scénarios plausibles, les hypothèses à tester. Pour que ce dialogue soit fructueux, il faut que le biologiste puisse interagir avec l'astronome, que le chimiste puisse interagir avec le paléo-climatologue... Il est donc impératif pour l'exobiologie elle-même, que les praticiens de cette discipline s'expriment en faisant usage d'un langage qui réduit au maximum le caractère parfois ésotérique des modes d'expression des spécialistes. Le volumineux glossaire en fin d'ouvrage est là aussi pour que le lecteur puisse trouver aisément les définitions de termes et de concepts qui lui sont moins familiers.