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La crise, quelles crises ?
Toussaint Eric ; Millet Damien
ADEN BELGIQUE
20,30 €
Épuisé
EAN :9782805900433
En 2007-2008 a éclaté la crise financière internationale la plus importante depuis celle de 1929. Mais la crise n'est pas que financière et revêt de multiples visages. Crise économique et sociale. Après l'effondrement des Bourses et la quasi-paralysie du marché du crédit, faillites d'entreprises et licenciements massifs se sont multipliés. Crise alimentaire. En 2007-2008, la forte hausse du prix des aliments a fortement accru le nombre de personnes souffrant de la faim, qui a franchi le cap du milliard en 2009. Crise climatique. Le saccage de l'environnement est la faute mortelle du capitalisme productiviste qui privilégie les profits, quel qu'en soit le coût écologique. Crise migratoire. La dégradation des conditions de vie incite les habitants des pays en développement à partir en quête d'une vie meilleure. Les fonds qu'ils envoient sont essentiels à la survie de leurs familles restées sur place. Crise politique internationale. G8, G20, FMI, Banque mondiale, OMC maintiennent clairement leur orientation néolibérale, mais l'onde de choc de la crise les a secoués. Ce livre analyse l'interconnexion entre toutes ces crises. Il accorde une attention particulière au Sud de la planète, même s'il étudie en détail la situation au Nord où la crise s'est déclenchée. Les auteurs ne se contentent pas d'analyser la crise, ils détaillent les résistances actuelles en Amérique latine et font des propositions alternatives. Pour eux, il n'y a pas d'autre possibilité que de s'attaquer directement à la racine du mal: le système capitaliste productiviste.
La prétendue "crise de la dette publique" est une crise de la finance privée délibérément mise à la charge des finances publiques par des gouvernements soumis aux marchés financiers. Cette crise est instrumentalisée par les politiques pour accréditer l'idée que les Européens n'ont plus les moyens de se payer des services publics et des protections sociales trop coûteuses. Ainsi se trouvent justifiées les plans de rigueurs imposés dans toute l'Europe et l'appel aux marchés et aux assurances privées pour occuper le terrain abandonné par les pouvoirs publics. Mais cette stratégie mène l'Europe à une impasse financière car la rigueur assèche les ressources publiques en maintenant la sous-activité des entreprises et le sous-emploi des travailleurs. Il est pourtant d'autres solutions pratiques, réalistes, plus justes socialement et plus efficaces économiquement. Un audit public de la dette permettrait d'identifier la part de la dette qui est légitime et soutenable, et la part qui est illégitime et ne doit pas être laissée à la charge des peuples. Forts de leur expertise et des expériences accumulées dans le règlement de la crise d'endettement des pays en développement, les deux principaux animateurs du Comité pour l'annulation de la dette du Tiers-Monde (CADTM) explicitent les moyens juridiques et techniques mobilisables immédiatement pour se débarrasser d'une dette excessive et pour sortir de la crise par la prospérité, au lieu de nous enfoncer plus avant dans l'impasse de l'austérité.
Depuis plus de trois décennies, la dette frappe au Sud, empêchant toute forme d'émancipation des peuples, les broyant dans l'étau de l'ajustement structurel, répandant corruption et misère. Aujourd'hui, le thème de la dette publique fait irruption au Nord à l'occasion de la grave crise que le monde traverse depuis 2007-2008. Le fait est nouveau et cet ouvrage veut montrer l'autre visage de la dette, celui à l'oeuvre au Nord. Les enseignements de trente années d'ajustement structurel au Sud seront-ils tirés? Les peuples européens sauront-ils se mobiliser pour que les décisions prises au Nord ne soient pas le pendant des funestes décisions imposées aux peuples du Sud? Des exemples concrets montrent qu'une réelle alternative est tout à fait possible. Cet ouvrage veut s'appuyer sur les expériences esquissées et les revendications fortes pour dresser le portrait de ce que pourrait être cet autre monde.
Ce livre donne les clés pour répondre à une série de questions concernant cette institution mondiale. La Banque mondiale cherche-t-elle à combattre la pauvreté dans le monde ? Quel est le bilan de son action qui s'étend sur plus de sept décennies ? Qui dirige la Banque mondiale et comment fonctionne celle-ci ? Quels sont ses rapports avec les grandes puissances et en particulier avec les Etats-Unis ? Quelles relations entretient-elle avec d'autres grandes institutions internationales comme l'ONU, le FMI, l'OMC ? Pourquoi les politiques qu'elle recommande ne garantissent pas aux populations la satisfaction de leurs besoins fondamentaux et de leurs droits ? Pourquoi la Banque mondiale soutient-elle des régimes dictatoriaux ? Pourquoi intervient-elle pour déstabiliser ou aider à renverser des gouvernements qui cherchent une voie originale ? Pourquoi affirme-t-elle qu'une montée des inégalités est nécessaire au développement ?? Pourquoi affirme-t-elle que les pays du Sud doivent s'endetter pour se développer ? A-t-elle une responsabilité dans l'éclatement des crises de la dette des pays en développement ? Quel est l'impact de son action sur la sécurité alimentaire, sur l'environnement, sur la santé publique, sur les femmes, sur ceux et celles qui vivent de leur travail ? Ce livre adopte une démarche chronologique pour analyser la Banque mondiale des origines à 2021. Un soin particulier est apporté à situer la politique de la Banque mondiale dans son contexte politique et géostratégique. En outre, huit études de pays viennent illustrer la politique de la Banque mondiale, ses mécanismes et ses conséquences : les Philippines, la Turquie, l'Indonésie, la Corée du Sud, le Mexique, l'Equateur, le Rwanda et le Timor oriental. Le livre, écrit dans un langage limpide, est agrémenté de cartes, de tableaux et graphiques. On y trouve également une fiche signalétique détaillant l'organigramme du groupe Banque mondiale et du FMI, ainsi qu'un index des principaux noms cités et un glossaire.
Lorsque j'ai commencé à passer mes après-midi dans la salle de bain, je ne comptais pas m'y installer: non, je coulais là des heures agréables, méditant dans la baignoire avec le sentiment de pertinence miraculeuse que procure la pensée qu'il n'est nul besoin d'exprimer.Jean-Philippe Toussaint est né à Bruxelles en 1957. Il est écrivain et cinéaste. La Salle de bain (1985), son premier roman, a été traduit en 25 langues. Il a publié Faire l'amour en 2002 et publie Fuir en septembre 2005.
Le voyage, le vrai, est toujours une histoire de chemins, où nous perdons forcément pieds. Mais que faire pour s'y retrouver, tâcher de comprendre l'Autre, toujours inaccessible ? Pays renaissant, le Vietnam est en pleine mutation, saisi entre des traditions millénaires et une modernité échevelée. Passer au Sud résulte d'un postulat original, audacieux : un pays est à l'image de sa circulation. A partir de ce fil conducteur sérieux et léger se dessine peu à peu le tableau inédit d'un pays séduisant, loin des clichés du tourisme. Plus proche de l'essai littéraire que des grands récits de voyage, Passer au Sud reste un inclassable. C'est le regard d'un homme qui tantôt observe et tantôt contemple il s'adresse aussi bien aux curieux qu'aux voyageurs ou, simplement, aux amateurs de littérature. C'est que nous sommes précisément au coeur du voyage, et comme le Vietnam lui-même, à la croisée des chemins.
Rocker Rudolf ; Chomsky Noam ; Baillargeon Normand
Rudolf Rocker (1873-1958) est l'une des figures les plus marquantes de l'anarchisme du XXe siècle. Il a exercé une immense influence sur un grand nombre de militants et de théoriciens libertaires ultérieurs, notamment Noam Chomsky. Rédigé à la demande d'Emma Goldman en pleine guerre civile espagnole, avec l'ambition de faire connaître à un large public les idéaux qu'elle incarnait et les moyens qu'elle mettait en oeuvre pour les atteindre, Anarcho-Syndicalism: Theory and Practice est paru à Londres en 1938. L'ouvrage donne une présentation exemplaire de l'anarchosyndicalisme, de son histoire, de ses méthodes et de ses finalités, une présentation qui dépasse à ce point son simple objectif ponctuel de vulgarisation qu'il est désormais, avec raison, tenu pour un des classiques de la théorie anarchiste. La traduction inédite qui en est proposée ici a été réalisée par Normand Baillargeon. Elle est précédée d'une substantielle introduction du traducteur et suivie d'une riche bibliographie qui replacent l'auteur dans son époque et l'oeuvre dans son contexte.
Cet ouvrage, destiné à un large public, est d'abord une utile introduction à l'histoire du Congo, de Léopold II à Joseph Kabila en passant par Lumumba et Mobutu. Mais c'est avant tout un outil pour se défaire des clichés que l'on colle trop facilement sur le dos des Congolais. Ici, on ne trouvera pas de long discours en faveur "du bilan positif du colonialisme", ni de remarques déplacées sur le fatalisme des Congolais ou sur la corruption responsable de tous les maux du pays. Aucune responsabilité n'est évincée et le néocolonialisme dans lequel le Congo a été plongé à l'indépendance n'est pas épargné. Mieux, les mécanismes mis en place il y a cinquante ans sont disséqués et l'auteur dévoile, sans complaisance pour autant, les acteurs qui tentent aujourd'hui de se défaire de ce lourd passé. L'auteur présente également les réformes qui animent le pays aujourd'hui. Il nous parle des conséquences de la fin de la guerre à l'est, de l'échec de la balkanisation du pays mais aussi de sujets brûlants comme les relations avec la Chine, et ceci avec un égal souci de rigueur et de clarté. Plaidoyer pour une histoire équitable, ce livre est un instrument destiné à poursuivre la construction de liens solidaires avec ce pays magnifique. Parce que l'établissement du Congo comme grande puissance indépendante au coeur du continent signifiera aussi l'essor de toute l'Afrique.