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La soie
Tourneur Michelle
GALLIMARD
17,04 €
Épuisé
EAN :9782070726134
Un demi-siècle passé à palper la soie à Lyon, à en apprendre les craquements et les soupirs, à en choisir les décors, à en connaître les miroitements, et surtout à en négocier des métrages si impressionnants qu'ils auraient pu relier l'Ancien au Nouveau Monde, a donné à Amélie Arbellière une propriété singulière : la soie a tapissé son âme. Elle a conduit sa vie. Cela n'est pas sans conséquences, car ce balancier natuel et souple fluctue toujours avec un peu d'avance sur les bouleversements du monde. Il semble, d'ailleurs, que le phénomène se soit étendu à tout l'entourage d'Amélie. Comme elle, le Commissionnaire en Soieries féru de médecine, l'andouilletière éperdue d'amour devant les plis d'un taffetas cramoisi, le journaliste américain Whist, Joannès, Thomas, Thérèse subissent les poussées mystérieuses de ces étoffes brassées à pleines mains. Aucun d'eux n'en maîtrise la force de séduction. Dans ces conditions, faut-il croire que le seul lieu vivant capable de réduire la soie à une matière domptée soit la maison d'enfance - Lumiera ? Fluide comme les reflets d'une étoffe, impénétrable, changeant, le Rhône qui coule non loin de là derrière les arbres détient peut-être la réponse.
Pendant dix ans, trois des plus grands génies du romantisme ont vécu dans une étroite intimité. Delacroix fait flamber la couleur dans ses toiles et dans ses somptueux décors muraux. Chopin enchante le piano avec des irisations et des mirages. Entre les deux, George Sand veille. Inspiratrice, admiratrice, amie, amante, parfois soignante. Et la nuit, elle écrit. Méandres amoureux, ardeur au travail, défi à tous les canons artistiques du temps. Leurs lieux de résidence à Paris sont si proches qu'ils partagent repas, sorties au théâtre ou à l'opéra, fêtes officielles, soirées musicales. Quand le besoin de paix se fait sentir, ils retrouvent la douceur du Berry : Nohant, le petit bois, la table abondamment servie, le grand Pleyel au salon. Jusqu'à ce que la soudaine violence des événements mette en pièces leur étincelant trio.
Résumé : Par l'auteur de La beauté m'assassine, très bien accueilli en 2013. Visite dans les coulisses d'un restaurant gastronomique et triomphe de l'amour et de la beauté sur les guerres et les crises.
Vivre, c'est voir. Florentine en a la conviction. Mais comment assouvir cette passion qui ne lui permet d'aimer le monde qu'à travers les tableaux ? Pour que son destin s'accomplisse, elle quitte le fin fond de la Normandie, où elle a été élevée par une curé et sa soeur, pour le Paris bouillonnant et cruel des années 1830, ses fumées, ses becs de gaz, sa foule. Et ses artistes. Les approcher, les rencontrer, les comprendre, elle est prête à tout pour y arriver depuis sa rencontre au presbytère avec la beauté d'un somptueux livre d'heures médiéval. Du Salon du Grand Louvre où figurent les peintres du moment aux blanchisseries où on lave leur linge, la jeune fille se faufile partout. Jusqu'au jour où elle parvient à s'introduire dans un atelier. Chez un peintre visionnaire, hanté par la toute puissance de la couleur. Ensemble, Eugène Delacroix et Florentine Galien vont faire alliance avec la beauté. Prix Tour Montparnasse - Et séléctionné pour le prix Marie Claire 2013
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.