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Enseignement, la dérive
Tournaire Roland
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782738458636
Notre enseignement a changé d'objectif sans que l'on ait eu l'idée d'en avertir le public, et la dérive est trop récente pour que l'ensemble des enseignants ait pu en prendre conscience. La finalité n'est plus l'apprentissage de la lecture, mais l'acquisition de réflexes conditionnés par les exercices dits de lecture. Jusqu'à présent, les défauts de notre système éducatif entretenaient l'illettrisme. Il résulte désormais de la réussite des méthodes nouvelles. Mais l'illettrisme n'est plus seul en question. La disparition de tout enseignement cohérent de la lecture et de l'écrit entrave, même chez les écoliers lecteurs, le développement par l'apprentissage des facultés de logique discursive, assuré depuis toujours par l'apprentissage rationnel du langage écrit et lu. Les enseignants ne sont pas responsables des errances théoriques de la pédagogie. Au contraire, cet ouvrage est adressé tout ensemble à eux, pour qu'ils jugent, et aux parents, pour qu'ils sachent, par l'un des leurs, parent et maître d'école à la fois. Il résume ce que l'auteur aurait pu faire s'il avait mieux compris plus tôt. Il pourrait donc n'être pas inutile s'il permet à d'autres de mieux agir avant que notre enseignement ne puisse plus se départir du chemin où on l'engage.
Dans une étude récente intitulée La musique plus intense, j'ai développé la corrélation entre la profonde originalité des Illuminations de Rimbaud et leur aspect doublement dionysiaque (selon le dépassement du visible, celui de l'audible ; le théâtre du Verbe, sa musique), remarquant en passant comment Baudelaire se montre plus particulièrement précurseur de Rimbaud quant à cet aspect. J'entends me consacrer ici exclusivement au Baudelaire dionysiaque, et montrer comment se trouve en germe et fleurit abondamment chez celui-ci ce qui explose et illumine chez celui-là - au sens où l'on parle d'une explosion de couleurs lors d'un feu d'artifice ou d'orageuses intensités féeriques éclairant d'un coup un front de mer, qui jusque-là n'était qu'entraperçu dans une belle et relative pénombre ou un clair-obscur annonciateur de l'aurore. Baudelaire ne fait certes pas mystère de professer un goût profond et raffiné, voluptueux et nuancé, pour le culte de Bacchus - déchirement et gloire, azur et gouffre, chaos et splendeur. Mais encore faut-il saisir toute l'importance qu'à profusion cette passion dionysiaque revêt dans sa poésie, celle-ci se parant de formes inouïes et nouvelles. Voici l'occasion, unique, de dégager nos sens et notre raison ; reprenons l'étude de ce poète immense à la lumière diluvienne de son oeuvre dévorante !
Le physicien a-t-il le moyen de dire ce qu'il en sait ? Le modèle proposé en Occident depuis vingt-cinq siècles pour la connaissance du monde a permis le progrès scientifique en vue d'un objectif : dominer la nature. Ce modèle ne rencontre-t-il pas aujourd'hui les limites de sa pertinence ? D'autres civilisations l'ont adopté récemment pour son efficacité pratique. La conception occidentale du monde était-elle nécessaire, ou est-elle un artefact sans consistance, un épiphénomène ?
Le temps d'une série d'entretiens avec Michel Martin-Roland, Michel Tournier reprend le chemin de sa vie, de ses livres et du monde. De son enfance, avec un pied en Allemagne, aux convulsions de la guerre, de sa jeunesse bohème à ses années de succès, l'auteur du Roi des Aulnes et des Météores raconte et se raconte.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.