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Monsieur du Paur, homme public
Toulet Paul-Jean
OMBRES
10,20 €
Épuisé
EAN :9782841421046
Sous le couvert d'une biographie imaginaire d'un diplomate du Second Empire, présentée comme due à la plume de son secrétaire, un certain Douville, Monsieur dit Paur, homme public, constitue un tableau satirique des moeurs d'un bon demi-siècle, évoquées avec une concision mordante et entrevues, plus qu'analysées, à travers les expériences du personnage principal. Celui-ci est une figure curieuse et bien vivante, un caractère qui tient à la fois du sentimental et du profiteur, un arriviste, caché derrière un masque d'indolence élégante, qui conserve jusque dans ses intrigues une ingénuité paradoxale. Dans un style délicat, qui est un chef-d'?uvre de feinte simplicité, Toulet a réussi à faire de M. du Paur une des créations les plus originales de la littérature française de la fin du siècle dernier. " Bernard Delvaille
RESUME : "Les tendres ménages" de Paul-Jean Toulet explore les complexités des relations humaines à travers une série de récits empreints de sensibilité et de finesse. L'auteur, connu pour son style élégant et sa capacité à capturer les nuances de l'âme humaine, nous plonge dans le quotidien de couples confrontés à des dilemmes émotionnels et moraux. Chaque histoire est une fenêtre sur les défis de l'amour, de la fidélité et des attentes sociétales. Toulet dépeint avec une plume délicate les subtilités des interactions humaines, où les non-dits et les regards échangés en disent souvent plus que les mots. Ce livre offre une réflexion profonde sur les choix de vie et les compromis que l'on fait par amour ou par convention. Les personnages, bien que fictifs, résonnent d'une vérité universelle, rendant chaque récit à la fois intime et reconnaissable. Par son écriture, Toulet réussit à saisir l'essence des sentiments humains, faisant de "Les tendres ménages" une oeuvre intemporelle qui continue de toucher les lecteurs par sa pertinence et sa profondeur émotionnelle. __________________________________________ BIOGRAPHIE DE L'AUTEUR : Paul-Jean Toulet, né en 1867 à Pau, est un écrivain français dont l'oeuvre, bien que relativement restreinte, a marqué le début du XXe siècle par son originalité et sa profondeur. Issu d'une famille bourgeoise, il passe une partie de sa jeunesse à l'île Maurice, où il découvre des horizons exotiques qui influenceront son écriture. Toulet est surtout connu pour ses "Contrerimes", un recueil de poèmes qui se distingue par une forme poétique unique et une musicalité particulière. Bien que sa vie ait été marquée par des excès et une santé fragile, Toulet a su capter les complexités de l'âme humaine avec une rare sensibilité. Son style, à la fois élégant et incisif, lui vaut d'être admiré par ses contemporains et de figurer parmi les auteurs les plus raffinés de son époque. Il s'intéresse aux thèmes de l'amour, de la nostalgie et de la quête de sens, qu'il explore dans ses oeuvres en prose et en vers. Paul-Jean Toulet décède en 1920, laissant derrière lui une oeuvre qui continue de fasciner par sa profondeur et sa délicatesse.
Cet unique recueil de poésies donné par Paul-Jean TOULET (1867-1920) se pose à contre-courant de la vie poétique de son époque en utilisant la forme classique de la "contrerime", poème court de trois à cinq strophes alternant des vers de huit et dix pieds. Jorge Luis Borges tenait Paul-Jean Toulet (1867-1920) pour l'un des plus grands poètes français. Singulier destin que celui de cette figure haute en couleur : écolier indiscipliné, voyageur insatiable, Toulet vécut en France, à l'île Maurice, à Alger nègre de Willy, le mari de Colette, il fréquenta pendant ses années parisiennes Léon Daudet, Jean Giraudoux et Claude Debussy. Inclassable classique, il a su donner au madrigal, appelé par lui contrerime , une inquiète beauté admettant en son coeur l'ironie. Sensuels et mystérieux, anecdotiques et moqueurs, les poèmes rassemblés dans Les Contrerimes et les Nouvelles Contrerimes, marqués par leur concision, évoquent tout à la fois les haïku japonais et les quatrains d'Omar Khayam, les épigrammes antiques et la poésie d'Apollinaire. Ils nous promènent des cabarets des Halles à l'île Bourbon, du Béarn à Bénarès, de la tour Eiffel au Tonkin suggèrent les plaisirs de l'ivresse et de l'amour esquissent des paysages peuplés de nymphes libertines. Ces vers charmants firent les délices des plus célèbres poètes, de Paul Claudel, qui en loua l'allure élégante et désinvolte , à Jacques Réda, en passant par Paul Valéry et Philippe Jaccottet.
De tous mes livres peu me sont indispensables ; deux sont toujours parmi les choses à ma portée, où que je sois. Ici même ils sont près de moi. Ce sont : la Bible et les livres du grand poète Jens Peter Jacobsen. A propos, connaissez-vous ses oeuvres ? Procurez-vous le petit volume Six nouvelles et le roman Niels Lybne. Commencez par la première nouvelle, qui a pour titre Mogens. Un monde vous saisira : le bonheur, la richesse, l'insondable grandeur d'un monde... Lisez ensuite l'admirable livre sur le destin et les passions de Marie Grubbe, les lettres de Jacobsen, ses pages de Journal, ses fragments et enfin ses vers qui vivent en résonances infinies... Vivez quelque temps dans ces livres ; mais surtout aimez-les. Cet amour vous sera mille et mille fois rendu, et quoi que devienne votre vie, il traversera, j'en suis certain, le tissu de votre être, comme une fibre essentielle, mêlée à celles de vos propres épreuves, de vos déceptions et de vos joies."
Publié en 1985; Les Tentations de Grazia Deledda (1871-1936) est l'un des premiers grands recueils de nouvelles de celle qui deviendra le prix Nobel de littérature en 1926. On y trouve déjà la maturité qui la conduira dix ans plus tard à écrire Elias Portolu et La Madre en 1920. La diversité des personnages, des lieux y est organisée autour du thème de la tentation. Le péché charnel, l'orgueil, le mensonge sont exprimés au travers de fables, contes, qui révèlent des personnages du peuple sarde: paysans, notables, religieux, incités à la faute par l'injustice des hommes. Mis en scène avec réalisme, ces acteurs ne tardent pas à s'ériger en figures tragiques, opposant avec simplicité au "poids du monde", la conviction des gens de la terre que l'harmonie existe et que la mort n'est que le prolongement de la vie.
Récit de jeunesse de Jules Barbey d'Aurevilly (1808 - 1889), qui résume peut-être mieux que tout autre les caractéristiques et les mérites de l'art du narrateur. Publié en 1843, il se compose de cent cinquante petits chapitres épigrammiques ; bien que le récit soit plutôt long, il se ramène à un sujet très simple. La scène : les conversations et les réceptions du monde élégant parisien vers le milieu du XIXème siècle ; le personnage principal : Joséphine d'Alcy, jeune femme de vingt-sept-ans... Une charmante petite personne, au passé pas très clair, riche d'esprit et au fond sèche de coeur, résolue à se faire une situation dans la société. M. Baudoin d'Artinel s'éprend d'elle ; c'est un digne magistrat, resté veuf avec trois fils ; une sorte de beau ténébreux devient également amoureux d'elle : intelligent, sceptique et ardent, il a reçu le nom pittoresque d'Aloys de Synarose. Il fait impression sur la jeune femme qui, pourtant sans abandonner le vieillard, voudrait conquérir Aloys ; mais celui-ci devine le calcul et la mesquinerie de cette âme et réussit à vaincre la tentation. L'anneau qui est passé au doigt de Joséphine lors de son mariage avec le vieux magistrat, cérémonie à laquelle Aloys assiste, lui semble comme le légendaire anneau d'Annibal qui contenait un poison caché sous la pierre. Il s'agit ici d'un poison plus subtil, invisible, qui ne tue pas les hommes, mais l'amour. Sur le thème romantique, l'originalité de Barbey d'Aurevilly a modulé une quantité de brillantes variations, mordantes, ironiques, sentimentales, cyniques et poétiques avec un brio et un sens de la mesure qui ne se retrouvent dans aucune de ses autres oeuvres.
Niels Lyhne va maintenant s'ouvrir devant vous, livre de splendeurs et de pénétrations. Plus on le lit, plus il apparaît que tout y est: du parfum le plus léger de la vie à la pleine saveur de ses fruits les plus lourds. Il n'est rien là qui ne soit compris, saisi, ressenti, et - à la résonance vibrante du souvenir - reconnu. Rien n'y est petit. Le moindre événement se déroule comme une destinée, et la destinée elle-même s'y déploie comme un tissu, ample et magnifique, dont chaque fil, conduit par une main infiniment douce, se trouve pris et maintenu par cent autres. Vous allez connaître le grand bonheur de lire ce livre pour la première fois. Vous irez, comme dans un rêve, d'étonnement en étonnement. Et je puis vous dire que, dans la suite, vous serez toujours à travers ces pages le même marcheur émerveillé, car elles ne sauraient jamais rien perdre du charme féerique, de la puissance miraculeuse de leur première rencontre. On en jouit chaque fois davantage. Elles vous rendent toujours plus reconnaissants, meilleurs, plus simples de regard, plus pénétrés de foi en la vie, et, dans la vie même, plus heureux et plus grands."