Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La simplification de la procédure pénale
Touillier Marc ; Sizaire Vincent ; Lazergues Chris
DALLOZ
22,00 €
Épuisé
EAN :9782247217908
Que veut dire simplifier la loi pénale ? Parfois analysée et dénoncée au regard de ses effets peu probants, cette louable mais singulière prétention simplificatrice est trop rarement questionnée dans son principe et ses implications théoriques et pratiques. Pourtant, si on l'appréhende dans une perspective d'archéologie législative, on réalise qu'aujourd'hui comme hier, le pragmatisme affiché par le législateur n'est bien souvent qu'une illusion d'optique en regard de la complication croissante des règles relatives aux juridictions et à la procédure pénales. Plus encore, il semble que cette simplification de façade dissimule mal une entreprise de simplification d'une toute autre envergure. Derrière la simplification formelle du code de procédure pénale, porteuse d'une rationalisation normative (à travers la suppression de dispositions désuètes ou redondantes, la clarification de certaines règles ou la refonte de tout ou partie de ce code), se dessine en effet, au fil des réformes, une simplification [plus] substantielle de la justice pénale, destinée à faciliter l'action des autorités répressives, au risque d'affaiblir en retour les garanties procédurales des justiciables. C'est pour tenter de lever le voile sur la logique simplificatrice à l'oeuvre dans notre justice pénale et en interroger la pertinence et les effets à l'aune de la réforme majeure du 23 mars 2019 que les organisateurs du colloque qui s'est tenu à l'Université de Paris Nanterre le 9 octobre 2019 ont convié différents intervenants à livrer leurs analyses et à débattre du sens et des implications réelles de la simplification de la justice pénale, de ses manifestations les plus saillantes et des voies propres à lui (re)donner une cohérence dans un système dont la complexité ne peut être éludée, sans paradoxalement, nuire à la lisibilité de la loi pénale.
Le terrorisme est un grand sujet de préoccupation des Français et l'un des plus traités dans les médias. Pourtant, la politique antiterroriste est mal connue et peu débattue. Or elle a radicalement changé depuis une quinzaine d'années, dans un consensus quasi général. Et pas toujours pour le meilleur... Fort de son expérience dans la lutte antiterroriste, François Thuillier constate que la France, jadis enviée pour son "modèle latin" du renseignement, s'est alignée à son tour sur le versant armé de la révolution conservatrice occidentale quia choisi de faire du terrorisme son meilleur ennemi. Et qu'une série de réformes a bouleversé ses méthodes : refonte des agences, fuite en avant technologique, logiques de surveillance, lutte contre la radicalisation, etc. Au détriment d'un vrai savoir-faire, parfois de l'efficacité, et, selon certains, de l'Etat de droit. Une révolution antiterroriste, pour un changement de régime. Car c'est aussi le miroir politique d'une société que l'auteur nous tend, où des apprentis sorciers en quête d'audience et de pouvoir dressent les Français les uns contre les autres. Pour tenter d'en sortir, il propose de raviver la flamme républicaine et universaliste, afin d'allier efficacité et dignité, protection et respect.
De 1871 à 1914, des hommes politiques de premier plan ont siégé au Palais-Bourbon. Mais si l'histoire a braqué ses projecteurs sur Jules Ferry Gambetta, Clemenceau, Jaurès, Poincaré, Briand, Caillaux... elle a, le plus souvent, laissé dans l'ombre le député moyen et celui-ci est mal connu, malgré ses fréquents contacts avec ses "chers électeurs". Sa vie est épiée, ses paroles sont pesées, ses moindres déclarations examinées. Mais nul ne le regarde avec un oeil objectif. C'est donc ce qu'ont voulu faire les auteurs de ce livre en étudiant, grâce à une énorme documentation, rigoureusement analysée, la vie quotidienne des députés de 1871 à 1914. Qui avait le plus de chances d'être élu député ? Le propriétaire foncier, l'avocat, le médecin ? Comment devenait-on député ? Quel était le train de vie des députés ? Jusqu'à la loi de 1907 qui fait passer l'indemnité parlementaire de 9 000 francs à 15 000, le député qui n'avait pas de fortune vivait difficilement. Enfin, que représentait la Chambre pour le député ? Un club où les députés se tutoyaient ? Un théâtre où s'affrontaient les idéologies les plus opposées et les personnalités les plus fortes ? Les deux, pour Maurice Barrès, qui nous a laissé des pages inoubliables sur les houles de l'hémicycle au temps de Panama.
En 264 av. J.-C., Volsinies tombe sous les coups de l'armée romaine. Ce n'est pas une cité toscane parmi tant d'autres qui meurt, mais la capitale politique et religieuse de l'Etrurie. Première civilisation née sur le sol de l'Italie, entre Tibre et Arno, entre Apennins et mer Tyrrhénienne, les Etrusques ont connu leur période de gloire aux VIIe et VIe siècles avant notre ère. Séduisante et singulière, leur culture intrigue depuis la Renaissance. Collectionneurs, princes, artistes, érudits tentent de cerner les origines antiques et glorieuses du Grand-Duché de Toscane. Lentement la science élucide le mystère étrusque: à la fin du XVIIIe siècle, la plupart des signes de l'alphabet sont interprétés, l'origine grecque des milliers de poteries est enfin admise. Depuis les années 1820, les touilles de Vulci et de Tarquinia ont livré une fabuleuse orfèvrerie; leurs fresques ont révélé la vie quotidienne d'un peuple aimant "danser gaiement au son de la double flûte". Jean-Paul Thuillier explore la riche histoire des Étrusques, aux origines de Rome. Biographie de l'auteur Jean-Paul Thuillier, ancien membre de l'École française de Rome, est professeur à l'École normale supérieure, où il dirige le département des Sciences de l'Antiquité. Agrégé de lettres classiques, étruscologue et historien du sport, il a publié en 1985 une thèse de doctorat d'État sur "Les Jeux athlétiques dans la civilisation étrusque'. Son activité archéologique l'a conduit sur des chantiers de fouilles en Algérie (Tipasa), en Tunisie (Haïdra, Carthage) et en Italie (à Rome même et en Étrurie). Il est membre étranger de l'Institut d'études étrusques et italiques de Florence. II est notamment l'auteur d'un Dictionnaire de l'Antiquité grecque et romaine, (Hachette 2002), et a publié Les Étrusques, Histoire d'un peuple (Armand Colin, 20031, Le Sport dans l'Antiquité avec W. Decker (éditions Picard, 20041 et Les Étrusques (éditions du Chêne, 2006)."
Résumé : Georges Picquart (1854-1914), officier brillant, chef de l'espionnage militaire, refuse, contre toutes les pressions, d'ignorer la preuve de l'innocence d'Alfred Dreyfus qu'il a découverte en 1896 du fait de ses fonctions à la tête du service secret. Ses chefs, l'état-major, les ministres,jusqu'au président de la République, s'irritent de ce qu'ils prennent pour de l'entêtement orgueilleux. Picquart, lui, sait d'instinct que l'exactitude des faits et le professionnalisme sont le premier rempart contre les renoncements, les injustices qui mènent à l'indignité. Dans cette vie de roman, l'officier supérieur est exilé puis banni de l'armée pendant dix ans. Il subit un an de prison sans jugement, affronte deux duels, lutte sans répit pour sa propre réintégration dans l'armée et la réhabilitation de Dreyfus. Ce symbole de la Grande muette qui prend la parole pour faire prévaloir la vérité, vilipendé pour sa détermination, devient en 1906, par un retournement saisissant qui soulève l'indignation des anti dreyfusards, ministre de la Guerre de Clemenceau. Sans se montrer un grand réformateur à ce poste, il concourt à ancrer fermement l'armée dans la République. Ambitieux, déterminé, stratège, laïc, distancié, secret, mélomane, polyglotte, curieux de tout, ironique, rejetant les réflexes antisémites que son milieu lui avait légués, mais aussi hautain, égocentrique et rancunier, Picquart reste une figure significative de celles que la IIIe République a su produire pour construire un Etat de droit. Son itinéraire, entre guerre et paix, culture et polémiques, administration et politique, Clemenceau et Jaurès, Mirbeau et Mahler, est marqué par son indépendance d'esprit et son courage. Il témoigne de l'attitude que peut choisir un fonctionnaire face à la déraison d'Etat.
Résumé : Ce lexique de science politique a pour objectif de proposer des définitions claires, assorties de quelques illustrations, de notions clés de l'analyse politique, des institutions, des idées et des faits politiques majeurs. Il aborde toutes les disciplines relevant de la science politique, les institutions et régimes politiques, le droit constitutionnel, l'administration publique, la sociologie politique ou encore les relations internationales, l'Europe, les politiques publiques et les idées politiques.
Emmanuel Macron aime les mots. Toutes sortes de mots. Les mots courants comme les mots rares, les mots politiques et les philosophiques, les techniques et les littéraires, les rassurants et les provocants... Avec plus de cinq cent cinquante citations, ce petit dictionnaire des Mots de Macron permettra à chacun de se faire une idée plus précise du plus atypique et imprévu de nos Présidents. De mieux connaître aujourd'hui ses convictions, ses obsessions, ses ambitions. D'apprécier demain ses réalisations, ses rétractations, ses contradictions.
Silem Ahmed ; Gentier Antoine ; Albertini Jean-Mar
Plus de 4 500 définitions relevant de tous les domaines de l'économie et des disciplines associées. Le Lexique d'économie est conçu pour être un outil de formation, d'apprentissage et de révision des notions fondamentales en sciences économiques et de gestion, tout en s'ouvrant aux autres sciences sociales connexes, conformément aux programmes des classes préparatoires et des premiers cycles universitaires. - La présentation des différents courants, théories, écoles et doctrines économiques. - Des définitions les plus simples aux concepts les plus techniques, expliqués de manière claire et synthétique. - Un système d'encadrés mettant en avant les 100 notions fondamentales de la matière. - Des corrélats et des renvois qui font le lien entre les définitions associées.