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L'Etat et l'entreprise. Une histoire de la normalisation comptable et fiscale à la française
Touchelay Béatrice ; Lemarchand Yannick ; Colasse
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753513570
Quand, comment et pourquoi les entreprises privées ont-elles accepté de se plier à des normes pour tenir leurs comptes? La question mérite d'autant plus d'être posée que ces normes sont définies hors des cercles patronaux, par un État dont ils ne cessent de dénoncer l'emprise, par le fisc dont ils se défient et par une profession comptable qu'ils méprisent longtemps. Quels arguments ont donc convaincu les dirigeants politiques français et les organisations patronales de la nécessité de sacrifier une partie de l'autonomie de l'entreprise privée? Dans quelle mesure cette normalisation a-t-elle facilité la gestion des affaires et favorisé la connaissance des activités économiques? L'auteure explique cette conversion en précisant ses étapes entre la Première Guerre mondiale et le début de la V République. Détaillant le processus d'introduction progressive des représentations chiffrées chez un certain nombre d'acteurs (une nébuleuse calculatrice qui devient réseau) déterminés à comprendre et à encadrer la réalité économique, elle décrit le passage de la "France des mots" à la "France des chiffres". Le processus examiné traverse les clivages et bouscule la chronologie économique et politique de la France contemporaine. Il s'appuie sur une succession de compromis politiques entre trois entités souvent antagonistes: l'État et ses représentants engagés dans la mise en place d'une fiscalité moderne, les organisations patronales cherchant à limiter les prélèvements fiscaux, la profession comptable désireuse de s'affirmer. Sa lenteur, ses implications et ses limites constituent de véritables marqueurs de la modernisation économique. Définis par Vichy, le premier plan comptable général et l'ordre des experts comptables et des comptables agréés survivent à la Libération. La "normalisation à la française" est enclenchée mais il faut d'abord attendre la fin de la IV République pour que les autorités politiques décident de l'imposer, puis le début de la V République pour que l'obligation soit effective. Le décret de 1965 prescrit de se conformer au plan comptable général pour déclarer ses bénéfices. Malgré les résistances patronales qui retardent la généralisation des plans professionnels jusqu'au milieu des années 1970, le processus est devenu irréversible.
Eck Jean-François ; Tilly Pierre ; Touchelay Béatr
Servant d'interface entre les territoires d'Outre Mer et les hinterlands européens, les ports de la Rangée Nord, depuis Le Havre jusqu'à Hambourg, constituent de véritables carrefours cosmopolites chargés d'histoire. Ils suscitent un net regain d'intérêt dans nos sociétés et méritent d'être revisités au plan scientifique. En la matière, les approches comparatives ou transnationales mettant en relation ces différents objets d'études sont encore rares. Prenant en compte la longue période, cet ouvrage permet donc de combler en partie un vide en proposant d'européaniser l'analyse et la perspective. Plaçant les dimensions économique, sociale et culturelle au coeur des dynamiques historiques de ces espaces portuaires, les diverses communications apportent un regard neuf sur les relations étroites entretenues par les ports avec leurs hinterlands au travers des grands fleuves que sont la Seine, le Rhin, la Meuse, l'Escaut ou la Tamise. Comme espaces privilégiés où se développent des voies de communication de toute nature, physique comme humaine, les ports et leurs hinterlands oscillent entre une logique de concurrence et de complémentarité révélatrice de l'intégration complexe et progressive de l'espace européen tout en s'inscrivant dans un concert de plus en plus international au travers de la seconde révolution des transports maritimes au XXe siècle. Une articulation entre les lieux et les espaces, le lien entre les systèmes, les acteurs et les activités et enfin, les représentations, les imaginaires et les connaissances mobilisées par l'objet d'étude sont ainsi proposés dans cet ouvrage. Il invite au travers d'une grande diversité de contributions à ouvrir de nouveaux horizons de réflexion en se tournant depuis le grand large vers l'intérieur des territoires.
Aprile Sylvie ; Oliveira Matthieu de ; Touchelay B
Les dernières mines françaises de charbon ferment en 1990 dans le Nord-Pas-de-Calais, en 2004 en Lorraine. C'est la fin de la " civilisation du charbon " , aux rudes effets économiques et sociaux. Au même moment, émerge pourtant une réflexion innovante qui ambitionne d'inventer le futur des anciens bassins charbonniers. Alors que, pendant plus de 200 ans, le charbon a été la principale source d'énergie et le puissant moteur de la croissance économique à travers le monde, la désindustrialisation progressive des bassins houillers constitue un choc pour les populations comme pour les territoires, souvent traumatisés. Alors même que l'Etat (central et/ou local), le " marché " et les différents acteurs de la société peinent à retrouver un équilibre leur permettant de jouer pleinement leur rôle. Des initiatives, à toutes les échelles, surgissent et renouvellent le rapport des hommes à leur territoire. Reprenant à leur compte le concept de " résilience " popularisé par Boris Cyrulnik, une trentaine de chercheurs en sciences sociales (historiens, géographes, économistes, aménageurs, sociologues, anthropologues, archivistes...) relèvent le défi et font de ces territoires de la mine un terrain d'analyses et d'expériences. Selon les cas, ils examinent les pratiques à l'oeuvre dans le passé, dressent le bilan des actions publiques et privées menées avant comme après la fermeture des puits, comparent les situations d'un pays, d'un continent à l'autre, proposant autant de pistes pour l'avenir.
Bensadon Didier ; Praquin Nicolas ; Touchelay Béat
Cet ouvrage est le fruit d?une collaboration intensive entre des chercheurs issus de nombreux champs des sciences sociales et humaines ; il ne doit donc pas être considéré comme un ouvrage de gestion ou d?histoire de la gestion mais comme un ouvrage de réflexion pluridisciplinaire où les contributeurs ont participé à définir, selon des angles d?approches variés, ce que pouvait être la comptabilité entendue dans un sens large. Le lecteur y trouvera certes la définition de certains termes techniques comptables qui lui permettront de comprendre la genèse des pratiques contemporaines ou la façon dont la comptabilité structure les pratiques de certaines professions (i e : analystes financiers, actuariat, audit). Mais il y trouvera également des éléments de compréhension de la façon dont la comptabilité a contribué à transformer le monde économique et à le diriger vers le régime capitaliste. La comptabilité est ici abordée comme une pratique sociale qui engage non seulement ceux qui l?utilisent mais aussi la société dans son ensemble. Il est ainsi fait des liens entre la comptabilité et le droit des faillites, le droit des sociétés ou le droit fiscal, entre la comptabilité et la bourse, entre la comptabilité et l?émancipation des femmes, entre la comptabilité et les scandales financiers. L?objectif d?un tel ouvrage est de "dé-technaliser" la comptabilité pour en faire un objet vivant, certes historiquement construit, mais en prise avec le réel et la réalité d?aujourd?hui. Il n?est donc nullement destiné exclusivement aux professionnels comptables ou aux étudiants en comptabilité, même si ceux-là y trouveront certainement de nombreux éléments à même d?intéresser leurs pratiques ou leurs apprentissages. Il vise un public ouvert à la compréhension du rôle qu?une technique chiffrée peut avoir dans la transformation du monde.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.