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C'ETAIT COMME ELVIS
TORNAY JACQUES
HEBE
22,64 €
Épuisé
EAN :9782889060788
«Alfred Hitchcock faisait de furtives apparitions dans chacun de ses films. Dans les nouvelles que voici, l'ombre d'Elvis Presley s'invite en douce à l'intérieur des récits par le titre d'une chanson dont le thème est presque toujours lié au propos. Les sujets sont variés : un homme se trompe de maison après un soir de beuverie ; un modeste employé voit la roue de la fortune tourner en sa faveur ; un couple attend vingt ans pour partir en voyage de noces ; trois fées se penchent sur le berceau d'un quadragénaire ; un soupirant découvre que l'amour est plus fragile qu'un oeuf, etc. Et vogue la galère.» Originaire de Martigny, Jacques Tornay a publié une vingtaine de livres, principalement de poésie. Il a reçu plusieurs prix et distinctions, entre autres de la Société des Gens de Lettres, et préside actuellement l'Association des écrivains valaisans. 2015 marque un double anniversaire pour Jacques Tornay. Il fête en effet ses 65 ans (il est, accessoirement, né le même jour que James Joyce, le 2 février...) et ses 40 ans d'écriture (son premier ouvrage, Tungstène, est sorti en 1975). En guise de célébrations, les Editions de l'Hèbe ont voulu publier trois ouvrages : outre C'était comme Elvis, deux autres recueils de nouvelles, L'apprentissage de la rondeur parfaite et L'ombre du chat sur la pelouse, permettront aux lecteurs de savourer pleinement l'univers un peu déjanté et poétique de Jacques Tornay. L'apprentissage de la rondeur parfaite C'était comme Elvis
Lévinas occupe indéniablement une place importante parmi les philosophes de la deuxième moitié du XXe siècle. En rupture avec les courants qui dominaient alors la scène française, il a élaboré une philosophie promouvant l'éthique comme philosophie première. Le présent ouvrage introduit à cette oeuvre difficile, dont le noyau essentiel paraît constitué par les notions de visage, de responsabilité, de Bien. Mais différentes questions se posent à propos de cette pensée fascinante, à la fois classique et révolutionnaire. — On y voit volontiers une philosophie de l'Autre, du dialogue, où le sujet est défini comme pour-l'autre. Et s'il s'agissait d'une philosophie centrée sur le Moi ? — Gloire, transcendance, trace de l'Infini sont parmi les termes utilisés pour qualifier l'Autre. Mais de fait l'être même d'autrui ne serait-il pas subtilement déprécié ? — Lévinas n'ayant jamais caché son attachement au judaïsme, on présume chez lui une pensée à connotation principalement religieuse. Et s'il s'agissait d'une sécularisation radicale de la Bible ? Lévinas ne serait alors pas davantage juif que Hegel n'était chrétien... Cette oeuvre forte demande à être située et décryptée. Ces questions, et quelques autres, peuvent y aider.
Ce journal est le récit du séjour de l'auteur, ethnographe en Afrique. Il restitue des échanges qui ne pouvaient se réaliser que dans la langue de la population étudiée, les Nyangatom d'Ethiopie. Etant resté en contact pendant près de trente ans avec ces derniers, il a partagé leur quotidien, les heurs et malheurs de leur existence. Il a tenté de percer quelques secrets de leur mode de vie et de leurs traditions tout en s'interrogeant sur l'originalité de leur organisation sociale : un système générationnel. Ces témoignages sont illustrés de photographies argentiques. Sans craindre le mauvais oeil, les Nyangatom étaient soucieux que des images d'eux-mêmes et de leur culture soient sauvegardées !
Ce livre raconte le singulier itinéraire intellectuel d'un anthropologue talentueux, auteur d'une hypothèse ethnologique très ingénieuse sur l'origine des sociétés humaines. Peinant à convaincre ses pairs, il se tourne vers la Bible pour lui faire valider cette hypothèse. Il fallait dévoiler les astuces exégétiques par lesquelles René Girard attribue à la Bible, et surtout aux Evangiles, la connaissance des axes essentiels du savoir ethnologique qu'il avait développé dans son oeuvre majeure, La violence et le sacré. Le coup de force audacieux opéré par Girard est de faire du Livre saint des chrétiens le lieu d'une révélation à caractère strictement scientifique. Jésus, les évangélistes, l'intelligence transcendante qui inspire ces derniers, tous étaient des girardiens avant la lettre, désireux d'informer les hommes sur le meurtre fondateur, la violence de la foule unanime qui le cause et l'innocence de la victime sacrifiée. Voir l'essence du message évangélique dans une telle opération de communication revient du même coup à bouleverser le sens communément attribué à la Révélation néo-testamentaire, notamment à la Rédemption. Quoi qu'il en soit de l'habileté du fringant René Girard, qui aurait eu cent ans en 2023, cette opération, une aberration épistémologique, était vouée à l'échec. Il restait à en dresser le constat et à conclure qu'il faut laisser l'ethnologie aux ethnologues.
C'est l'histoire d'Ahlam et de son peuple: paysans chrétiens fuyant la misère de la campagne dans les détritus du Caire, ils deviendront porchers élevant les bêtes impures, interdites aux Egyptiens, vivront dans des pyramides de déchets qu'ils trient, brûlent, recyclent. C'est l'histoire des miséreux qui s'organisent, grâce au regard que posent sur eux Soeur Emmanuelle d'abord, la communauté internationale ensuite; l'histoire de lentes victoires quotidiennes sur la superstition, l'ignorance, les aberrations bureaucratiques... Et des menacescroissantes qui pèsent sur leur survie. Fawzia Assaad nous la relate avec le charme et l'habileté des conteurs orientaux, donnant à ce drame de la pauvreté une dimension presque mythique, en insufflant la dignité qui leur est due à ces laissés-pour-compte qui vivent en marge de tout.