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L'espace et le lieu
Torlini Yannick
LANSKINE ED
15,00 €
Épuisé
EAN :9782359630763
Yannick Torlini explore les effets de la langue sur la destinée humaine et sa portée sur les lieux qu'on habite. En se penchant sur les thèmes de l'amour, de l'échec, de la douleur, la langue qu'il emploie s'enroule autour du surgissement et disparition de l'amour, de l'autre. Par cette langue "malangue" , il capte les émotions qui nous traversent au quotidien dans une écriture de l'empathie. Comment continuer à dire, à trouver l'espace où rejoindre l'autre malgré la douleur, la fin qui rôde, comment retrouver l'autre dans l'espace habité, dans les lieux désertés. Le texte de Yannick Torlini tourne autour du lieu, de l'espace, et ce thème est central dans beaucoup d'autres oeuvres qu'il a publié. Le lieu est espace à parcourir, à se rencontrer, un espace pour la solitude, pour l'écriture.
lorsqu'il n'y aura plus rien à dire. plus rien seulement. lorsque tout et plus rien. que ferez-vous que direz-vous. lorsqu'il n'y aura plus rien, que direz-vous plus rien. lorsqu'il n'y aura plus rien à dire lorsqu'il faudra abandonner le terrain au silence seulement, abandonner le terrain et creuser. abandonner le terrain, s'enfouir dans le vide laissé par la malangue, le vide creuser, s'enfouir, patienter à nouveau le vide s'enf(o)uir seulement. encore. abandonner le terrain au désastre. abandonner encore. s'enfouir. lorsqu'il n'y aura plus rien à dire, que les mots et le temps seulement le temps lorsqu'il, n'y aura plus rien. que ferez-vous lorsque le temps manquera au temps lorsque, le temps manquera lorsque, le temps manquera et la force aussi.
Comment Ghérasim Luca ? Pourquoi Ghérasim Luca ? Dix-sept ans après la mort du poète, ses textes restent toujours aussi frappants, toujours aussi dérangeants. Ils semblent dire que le sujet, et ses relations à l'Autre, se réinventent perpétuellement grâce à la réinvention perpétuelle de la langue, dans un monde désormais instable. Nous nommerons "érotisme" cette instabilité.
Un renard, un jour, a dressé la tête vers moi. Je crois l'avoir aimé autant que toi ; je l'aime en toi, qui es fait comme lui, d'eau et d'un peu de sel. Parfois, je m'entraîne à le dire, variant les tons, faisant claquer un peu ma langue ou chuchotant à mots couverts ; je t'aime. Par miracle, il semble qu'un rien de ce qui m'appelle à toi traverse le son de mon murmure.
L'auteure découvre au détour d'une route en montagne à Taïwan, un miroir convexe qui reflète l'image d'un paysage inversé. Il montre un fragment du paysage auquel le regardeur tourne le dos. Il le cadre en éliminant tout le contexte environnant. Le miroir superpose deux paysages situés de part et d'autre de l'observateur, tout en ignorant son propre arrière-plan, dont il masque une portion. Le miroir montre et dissimule tout à la fois. . Elle va alors parcourir l'île à la recherche de ces objets et de leurs reflets paradoxaux, les photographiant. Elle va alors décrire ce qui se déploie au-delà de miroir, le hors champ.
Si nous nous éloignons à la fois du lieu où nous sommes et, en y allant, du lieu où nous allons, en nous rapprochant du lieu d'où nous venons nous arriverons au lieu où nous sommes." Ainsi avance-t- on dans un texte où on parcourt un paysage réduit à ses linéaments, faisant halte tantôt dans l'un, tantôt dans l'autre, échangeant parfois des idées. C'est une aventure au sens où il faut bien qu'il arrive quelque chose.
C'est l'histoire d'un visage qui devient. Une naissance, sa traversée. Son aventure de pensée, de langage et de corps. Quatre saisons, en regardant les ciels et ce que le temps fait à nos questions. Le nid, ainsi cousu de l'air qui traverse, car tout ne sera pas dit.