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Les enfants perdus de Casablanca
Topin Tito
DENOEL
20,30 €
Épuisé
EAN :9782207111581
L'embrasement1955Dix-sept heures douze. 14 juilletSept morts, soixante blessés d'après la radio mais personne ne croit la radio. La rumeur affirme qu'il y a des centaines de morts, la rumeur affirme qu'un corps déchiqueté a été projeté sur un balcon de l'autre côté de la rue Reitzer, dans les pots de géranium, la rumeur affirme qu'un homme blessé au volant de sa décapotable a percuté la vitrine d'un magasin de chaussures et a été décapité par un éclat de verre aussi effilé qu'un sabre, la rumeur affirme que les poseurs de bombe étaient deux adolescents, dont une jeune fille.Des groupes armés rameutent les indécis, parcourent les rues de la ville européenne en estropiant l'hymne national à plein gosier, en massacrant aveuglément leurs propres serviteurs ou des pauvres types qui n'avaient rien à se reprocher. Ils molestent une femme marocaine, lui découvrent le visage pour s'assurer qu'elle n'est pas un terroriste caché, ils assomment un compatriote qui s'interpose en appelant au respect des religions. Dans la cour d'un immeuble, une jeune Berbère recroquevillée sous un amoncellement de caisses vides et qui donne le sein à son bébé pour l'empêcher de pleurer est surprise, frappée à coups de barre de fer tandis qu'elle étreint son enfant en tentant vainement de le protéger.Lucas ne se souvient pas d'avoir vu une telle foule depuis le débarquement des Américains, treize ans plus tôt, ou depuis ce jour d'octobre 1948 où tout Casablanca était descendu dans la rue pour fêter le retour de Marcel Cerdan avec son titre tout neuf de champion du monde. Aujourd'hui ce ne sont plus des débordements de joie. Les manifestants sont lugubres et les cris qu'ils poussent sont de colère, les fronts sont butés, les visages tordus, les poings fermés, les bâtons cognent les murs blanchis à la chaux, une dame en deuil, pieds nus, chaussure à la main, frappe la tête d'un enfant noir avec son talon aiguille, les crânes suent, les poitrines soufflent, les chiens aboient, les automobiles klaxonnent, les sirènes mugissent, les bottes martèlent le sol. Un homme trébuche sur le cadavre d'un Marocain, il lui crache au visage mais il n'a plus de visage c'est un magma d'os de glaire d'éponge et de sang. Un photographe de presse est jeté à terre et rossé à coups de pied, son appareil fracassé. Plus loin un jeune homme cache ses larmes sur l'épaule d'une jolie fille en robe d'été de peur qu'on ne le remarque et qu'on le frappe aussi à coups de manivelle, de crochet de boucher ou de marteau. Il renifle, essuie ses joues trempées et son regard embué croit distinguer le canon d'un fusil qui se dresse au-dessus des têtes.Deux détonations recouvrent le tumulte, elles se répercutent contre les façades, saluées par la horde sauvage.Le jeune homme qui pleure son pays perdu sur l'épaule d'une jolie fille en robe d'été semble être, avec Lucas, le seul à comprendre que l'irréparable vient de s'accomplir.
Valentine et Christian atterrissent à Casablanca où ils n'avaient pas remis les pieds depuis quarante ans. Ils veulent retrouver la trace d'André, un homme qui a beaucoup compté dans leur vie. S'est-il vraiment donné la mort comme on l'a pensé à l'époque? C'est ce mystère que vont tenter de résoudre Valentine et Christian. En retournant sur les lieux de leur jeunesse, en renouant avec d'anciennes connaissances, en prenant des photos. Peu p peu se dessine en creux le portrait d'André, mais plus les souvenirs affluent, plus cet homme apparaît insaisissable et porteur de lourds secrets. Voyage nostalgique dans le Maroc à la veille de l'indépendance, roman noir sur la mémoire, photo-finish est tout cela. Mais surtout, ce livre nous parle avec pudeur et émotion du crime commis par une société qui n'a pu éviter le naufrage de sa jeunesse.
Pauvre commissaire Sépulchre (ça s'écrit avec un h, il y tient beaucoup), il a l'impression que, tout à coup, la terre entière lui en veut ! Libanais, Polonais, Arméniens, faux terroristes et véritables bombes, chasseurs de primes et voleurs de banques... Son enquête est d'autant plus délicate qu'un juge lui met des bâtons dans les roues, au nom de la raison d'Etat, et qu'elle aboutit à William et Robert, terroristes improbables mais authentiques chapardeurs dépassés par les événements, et à l'arrivée d'un bébé disputé par plusieurs confessions. Tout cela ne serait rien si Sépulchre ne devait en plus s'occuper d'un vieux père tyrannique et d'une gorge ravagée par trois paquets de gitanes quotidiens...
Résumé : Avec ce nouvel opus, le doute qui plane sur les deux premiers volets de la trilogie de Bentch se dissipe enfin. Depuis Bentch & Cie, le comportement du lieutenant Grangier, dit le Déserteur, semblait suspect, malgré son rachat, et voilà qu'il s'apprête à quitter la propre s?ur de Bentch. Surtout, un autre meurtre est commis... Ce volume, crépusculaire, invite à une relecture passionnante, comme décodée, des deux précédents. Après Bentch Blues, Cool, Bentch ! vient clore avec suspense et mystère une série policière dans la plus grande tradition, désespérée et pleine d'humour.
Il fait une chaleur inhabituelle, nais ce n'est pas ça qui fait suer le commissaire Bentch. Un redoutable criminel, surnommé Pinochet, s'en est pris de nouveau à un homosexuel mais, pour la première fois, il a laissé quelques indices que la presse relate avec précision. Bentch a la conviction qu'un de ses hommes monnaye ces infos et il est bien décidé à lui en faire passer le goût. Et puis, la fille de Saintandré, son patron, a disparu après avoir tenté de tuer son père. Fugue? Suicide? Autre disparition inexpliquée: son frère cadet, évaporé juste après lui avoir avoué sa liaison avec un rabbin. Enfin, pour couronner le tout, la femme qu'il aime, la sublime Inès, le laisse tomber sans explication après une folle nuit d'amour.Pas le temps de se lamenter. Bentch vient de comprendre pourquoi son frère a disparu: la course contre la montre a commencé.
Résumé : Le récit émouvant de celle qui fut, quinze années durant, la plus proche amie de Piaf. Paris, au sortir de la guerre : une jeune fille de seize ans se balade sur les Champs-Elysées. L'un des Compagnons de la Chanson, qui à l'époque accompagnent Piaf, l'aperçoit et tombe sous le charme de ses yeux verts. Bientôt l'adolescente rencontre la grande chanteuse ? et une belle amitié voit le jour : Edith et Ginou, deux âmes soeurs... Ginou ne sera jamais l'employée, la secrétaire ou la dame de compagnie de Piaf, elle sera tout simplement sa "meilleure amie", comme Edith le lui a écrit au dos d'une photo. Pendant quinze ans, elle vivra son quotidien, ses amis et ses amours, ses douleurs et ses drames. Personne n'a vécu aussi longtemps sous le même toit que Piaf. Personne ne peut mieux la connaître, mieux la comprendre. Tel est le portrait que Ginou brosse pour nous : celui de l'être pur, pudique, qui se cachait derrière la chanteuse mythique. Elle nous raconte son Edith, entre ombre et lumière, celle que personne ne pouvait connaître de façon aussi intime, aussi secrète. Elle nous dévoile la force de vie qui portait Piaf, dans une existence semée de tragédies. On a beaucoup écrit sur "la môme". Ce récit est sans doute le plus vrai et le plus beau.
Résumé : On a sacrifié les femmes au nom d'à peu près tout : morale, religion, politique, amour, maternité... Aujourd'hui encore, malgré les discours d'émancipation, persistent viols, harcèlements, sévices conjugaux, interdits et humiliations. Le destin de la féminité en Occident serait-il sacrificiel ? En témoignent ces grandes héroïnes qui foisonnent dans nos mythes, nos légendes d'amour, nos religions, les textes fondateurs de notre culture, toutes plus fascinantes les unes que les autres. Elles ont pour nom Iphigénie, Hélène, Penthésilée, Médé, Iseut ou Jeanne d'Arc mais elles sont aussi des soeurs, des voisines, des exilées, des femmes croisées tous les jours dans la rue, prises à leur insu dans des vies manquées, blanches... De quel sacrifice ignoré la vie de ces femmes se soutient-elle ? De quelle façon ces figures mythiques circulent-elles dans notre inconscient ? Dans un essai de mythologie quotidienne, Anne Dufourmantelle interroge et retourne les destins spectaculaires de ces héroïnes en les confrontant à ceux, anonymes, parfois tragiques, de ces proches inconnues. D'une écriture subtile, elle approche la secrète texture de nos névroses et déploie la dramaturgie, aussi énigmatique que salvatrice, d'une véritable érotique du sacrifice au féminin.
4e de couverture : IQ, le Sherlock Holmes du ghetto.Isaiah Quintabe, dit IQ, est un jeune détective afro-américain atypique. Loup solitaire, il cache sous une apparence nonchalante une intelligence et un sens de l'observation hors du commun. Ses clients sont les miséreux, les marginaux de Los Angeles, ceux à qui la police tourne le dos.Isaiah est hanté depuis l'enfance par l'assassinat de son frère Marcus. Devenu adulte, il décide de consacrer toute son énergie à la résolution du crime. Et, lorsque l'ex-petite-amie de son frère l'appelle à la rescousse depuis le royaume des casinos qu'est Las Vegas, il le prend comme un signe.Personnages hors normes, dialogues flamboyants et sens du détail : Joe Ide est l'une des voix les plus intéressantes du polar côte Ouest.
Résumé : Jim Byrd a une vie normale, jusqu'au jour où il fait un arrêt cardiaque. Revenu à lui, il apprend qu'il est resté mort cinq minutes entières. Pourtant, il n'a vu ni lumière blanche accueillante ni choeur de séraphins, juste le vide, l'absence. Grâce à un réseau électrique installé autour de son coeur, il ne risque plus rien et peut même suivre les battements et les crises de son coeur sur une appli smartphone. Cette impression de tenir son propre coeur dans sa main le fait réfléchir, d'autant plus que, alors qu'il se trouve dans un restaurant, il découvre les preuves d'une existence surnaturelle, une voix qui appelle dans un escalier et plonge les vivants dans une tristesse profonde. Jim décide alors d'enquêter sur l'origine de cette voix : peut-être existe-t-il d'autres formes de vie après la mort que la lumière blanche au bout du tunnel ? Peut-être sa propre expérience lui donne-t-elle accès à quelque chose au-delà du monde des vivants ?