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L'aventure des mots de la ville
Topalov Christian ; Coudroy de Lille Laurent ; Dep
BOUQUINS
33,00 €
Épuisé
EAN :9782221112045
Le Trésor est constitué de quelque 260 articles écrits par 160 auteurs, qui étudient les mots de la ville dans sept langues européennes : l?allemand, l?anglais, l?espagnol, le français, l?italien, le portugais, le russe et en arabe, langue d?un monde dont les interactions avec l?Europe ont toujours été intenses. Des variantes américaines de ces lexiques sont aussi étudiées (États-Unis, Québec, Brésil, Amérique hispanophone). Les mots voyagent dans le temps en changeant de sens sans changer d?aspect, et ces changements font partie de l?histoire sociale des villes, qu?ils permettent d?observer de façon originale. Les mots voyagent aussi dans l?espace, parfois d?une langue à l?autre, ils font des allers et des retours. Les recherches érudites qui permettent de reconstituer ces histoires sont pleines de découvertes surprenantes, parfois désopilantes: ceux qui utilisent les mots, et ainsi les recréent sans cesse, se jouent des héritages, des concepts, des étymologies. N?attendez pas ici des définitions figées, encore moins une étude des jargons de spécialistes: ce qui intéresse les auteurs de ce livre, c?est la façon dont sont effectivement utilisés les mots de tous les jours. Ceux qui permettent aux gens - de Rio ou de Tunis, de Londres ou de Naples, de Paris ou de Marseille - de parler dans leur ville et de leur ville, pour la dire, mais aussi pour la changer. Vous y découvrirez comment le mot place ou Platz est apparu bien après les espaces nommés de cette façon aujourd'hui dans les villes françaises ou allemandes et comment le plaza de l?espagnol en est venu à désigner aux États-Unis un espace couvert au pied d?un gratte-ciel ou une zone de péage sur un autoroute. Vous comprendrez pourquoi Balzac évoque un immeuble parisien qui était composé d?une maison et d?un jardin et comment il se fait qu?en Angleterre on appelle square des espaces découverts qui sont ronds. Vous observerez les voyages du mot arabe funduq vers l?italien fondaco, ou de r?bat vers l?espagnol arrabal et le portugais arabalde. Vous verrez comment le mot quartier se trouve aujourd?hui utilisé dans les expressions « les quartiers ont envahi le centre » ou « les quartiers se sont enflammés la nuit dernière ». Ces étrangetés méritent attention, car elles ont chaque fois une signification: au fil de l?histoire et des situations, les gens s?emparent des mots pour leur donner un sens que n?ont pas toujours prévu ou prescrit les auteurs de dictionnaires. Plus tard, beaucoup plus tard en général, ceux-ci finissent par enregistrer les nouveaux usages. Mais, déjà, les mots ont poursuivi leur chemin
Il n'est pas courant de considérer sa résidence d'abord et avant tout comme une marchandise intrinsèquement liée à l'économie capitaliste. Pourtant, ce chez-soi dont on a tant rêvé, et auquel on a finalement accès, a été construit puis mis en vente ou en location par des entreprises capitalistes, sur un marché qui s'adresse à des consommateurs dont le pouvoir d'achat provient lui-même d'un autre marché, celui du travail. Et, comme l'a démontré la crise de 2008, le marché de l'immobilier peut subir des bouleversements considérables, affectant de manière drastique l'économie et la société dans son ensemble. Dans cet ouvrage, Louis Gaudreau entreprend d'illustrer le caractère évolutif de la relation entre capitalisme et logement, en retraçant l'histoire de ses trois principaux protagonistes : le promoteur, la banque et le rentier. Car même si le marché de l'habitation fait depuis longtemps partie intégrante du capitalisme, il n'est plus le même qu'au XIXe siècle ou qu'il y a trente ans. Il s'appuie désormais sur des logiques financiarisées qui en modifient le fonctionnement. Cette tendance impose de nouvelles conditions au développement du logement et à ses usages, qui révèlent à leur tour la façon dont se pose aujourd'hui la question du droit au logement.
Résumé : Avant la fin du XIXe, le chômeur - salarié régulier temporairement sans emploi - n'existe pas. Son "invention" ne résulte pas simplement de l'évolution du marché du travail ou des fluctuations économiques, mais aussi d'un long travail de classification à l'issue duquel on a pu le distinguer de la masse des pauvres et des sans-emploi. L'histoire du chômage elle-même ne peut donc se réduire à un inventaire des causes et des solutions politiques apportées à ce mal social. Une autre analyse de l'apparition du chômage était possible : Naissance du chômeur en témoigne. Historien de l'économie et directeur de recherches au CNRS, Christian Topalov s'est penché non sur le phénomène lui-même, mais sur ces représentations scientifiques qui formeront pour longtemps notre sens commun du chômage et de l'emploi. Il montre combien les sociétés savantes, les universités, les cercles philanthropiques. et les bureaux de statistiques ont été à l'origine d'un nouveau regard porté sur cette catégorie sociale. Si tant est que des remèdes existent à ce qui semble aujourd'hui ronger les mécanismes bien rodés des économies modernes, ils se trouvent certainement dans cette reconsidération du regard porté sur le travail, son organisation et son partage au tournant du XXe siècle.
La prolifération d'espaces résidentiels " fermés " dans différentes villes du monde est couramment interprétée comme l'une des principales preuves que la ville ne serait plus simplement ségrégée, mais qu'elle serait de nos jours fragmentée, voire duale. Selon cette approche, ces " enclaves résidentielles " matérialiseraient dans l'espace de nouvelles frontières sociales : à l'intérieur de leurs murs, l'entre-soi des riches, à l'extérieur, l'exclusion et l'abandon. Ce livre se propose de renouveler l'étude de ces frontières urbaines en opérant un changement d'échelle d'analyse : aux approches typologiques et macro-analytiques dominant la recherche sur les gated communities, il oppose une démarche microsociologique mettant la focale sur les expériences des acteurs et sur leurs représentations, pratiques et usages de la " clôture ". A partir d'une enquête de terrain réalisée dans les " copropriétés fermées " de Buenos Aires (Argentine), l'ouvrage montre que leurs frontières ne sont pas étanches et rigides comme le suppose la notion d'enclave, mais plutôt labiles - changeantes, toutes relatives - et poreuses - traversées jour après jour par de nombreux employés subalternes de service. En explorant ces labilités et porosités, ce sont des mondes sociaux hétérogènes, conflictuels et dynamiques, qui se donnent à voir. Au fil des pages, l'" enclave résidentielle ", plutôt que comme un fait établi, apparaît comme un modèle, que certains acteurs cherchent à transformer en réalité ou approuvent, mais auquel d'autres résistent et qu'ils mettent en échec.
Dès leurs premières incursions en Occident à l'extrême fin du VIIIe siècle, les Vikings héritèrent une réputation sulfureuse. Indignés par le sort que ces prédateurs venus du Nord réservaient aux riches abbayes, les clercs brossèrent d'eux un portrait sans nuances: barbares païens d'une cruauté inouïe, égorgeant hommes, femmes et enfants, buvant le sang de leurs ennemis dans des crânes et sachant, de surcroît, mourir dans un éclat de rire. Cette image de monstres sans toi ni loi - certains même n'hésiteront pas à les qualifier plus tard de surhommes - va perdurer jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle. Depuis, pour démêler le faux du vrai, le mythe de la réalité, les chercheurs ont sollicité l'archéologie, l'histoire, la numismatique, la philologie, la runologie et proposé une lecture plus subtile de cette société scandinave. Pillards, certes à l'occasion, mercenaires au service du plus offrant, les Vikings furent avant tout des marchands: vendeurs de fourrures, d'ambre et d'esclaves, acheteurs de tissus, d'armes et de grains. Ils furent également de grands artisans, mettant au point, entre autres, un bateau extraordinaire, aussi maniable en eaux peu profondes qu'en haute mer. Le droit coutumier et la religion des Vikings, d'une grande tolérance, jouèrent un rôle important dans le développement de cette société sans préjugés qui ignorait la violence gratuite et la torture. Ces hommes, dont la civilisation dura près de deux cent cinquante ans (v. 800-v. 1050) et qu'un concours exceptionnel de circonstances a portés sur le devant de la scène de l'histoire, apparaissent ici tels qu'ils turent réellement, loin des fantasmes de notre imagination.
Rucquoi Adeline ; Michaud-Fréjaville Françoise ; P
Ce volume nous fait vivre le mythique voyage à Compostelle à travers les témoignages directs des pèlerins, depuis l'origine jusqu'à nos jours. C'est avec l'annonce de la découverte en Galice, au milieu du IXe siècle, du tombeau de l'apôtre Jacques, fils de Zébédée, que commença le "voyage à Compostelle", faisant de la ville qui s'édifia peu à peu autour du sépulcre apostolique le but de l'un des trois pèlerinages majeurs de la Chrétienté, avec Rome et Jérusalem. Compostelle connut un élan renouvelé et depuis lors ininterrompu lorsque, au cours des années 1070-1170, la cathédrale se dota d'une énorme basilique, tandis que paraissaient les premiers textes souvent enjolivés qui n'allaient cesser de nourrir l'imaginaire des pèlerins. Il faut attendre le milieu du XIVe siècle pour voir apparaître des itinéraires écrits, issus de l'expérience directe de leurs auteurs, anonymes, pour la plupart. Ce sont, d'une époque à l'autre, autant d'évocations originales des villes, paysages et populations traversés, des modes de vie, au sud de la France comme en Pays basque, en Galice et en Castille. Cet ouvrage rassemble près de soixante-dix récits de pèlerins originaires de toute l'Europe, venus de France, d'Italie, d'Angleterre, d'Allemagne, de Belgique, depuis le me et jusqu'au XXe siècle. Ils sont présentés par ordre chronologique, ce qui permet d'apprécier les variations, à travers le temps, dans les façons de voyager, les motivations des pèlerins, leur perception du chemin parcouru. Cet ensemble offre au lecteur d'aujourd'hui le guide sans doute le plus éclairant pour accomplir son propre voyage, sur les traces de ses devanciers.
Courtois Stéphane ; Werth Nicolas ; Panné Jean-Lou
Alors que la polémique sur le bilan des régimes communistes risque de resurgir avec Un pavé dans l'histoire, Le Livre noir du communisme, formidable succès de librairie, ressort en collection Bouquins au prix de 99 F. Il dresse le bilan chiffré des atrocités commises sous les régimes soviétiques actuels et passés, présente les faits, énumère les massacres, les déportations, les exactions qui ont conduit aux quatre-vingt-cinq millions de morts. Le Livre noir, livre-événement de cette décennie, a donné lieu à une polémique sans précédent. Ecrit par une équipe d'historiens et d'universitaires, il est indispensable pour qui veut comprendre ce qui s'est passé dans le monde communiste.
La communauté, l'abbé et la Règle sont les trois piliers du monachisme repris et enrichis par saint Benoît de Nursie, fondateur du Mont-Cassin au milieu du VIe siècle. Quinze siècles plus tard, des dizaines de milliers de moines et de moniales continuent à se réclamer de cette tradition et à vivre selon ces mêmes principes sur les cinq continents, qu'il s'agisse des Bénédictins, des Cisterciens, des Olivétains et de bien d'autres... Dans le monastère, tous, moines ou moniales, abbés et abbesses, sont soumis à ce petit texte, la Règle de saint Benoît. Constamment lu et relu, commenté et expliqué, puisque l'on compte plus de 1 500 éditions depuis le XVIe siècle, il forme le coeur de cet ouvrage. Chacun de ses 73 chapitres ainsi que son prologue sont analysés par des spécialistes, chercheurs et moines qui présentent ainsi l'histoire des pratiques bénédictines du vie au XXIe siècle. Quel est le rôle du supérieur ? Quelle est la forme de la prière ? Comment les moines et moniales se nourrissent-ils ? Où dorment-ils ? Comment s'habillent-ils ? Quel sens donnent-ils à leur séparation d'avec le monde ? Comment conduisent-ils la gestion économique des communautés ? Comment ont-ils appréhendé l'arrivée du téléphone puis d'Internet et des réseaux sociaux ? Comment vivent-ils la pauvreté individuelle ? Voici quelques-unes des questions auxquelles ce livre répond à travers l'étude des chapitres de la Règle. Cette Règle, véritable ADN de la vie monastique occidentale, devient ainsi accessible à un large lectorat, au-delà des seuls habitués des monastères, et cela sans doute pour la première fois depuis l'invention de l'imprimerie.
Résumé : Les règles essentielles pour s'exprimer sans fautes ! Un dictionnaire très complet : près de 80 000 synonymes pour enrichir son vocabulaire et ne pas utiliser toujours les mêmes mots. Des précisions sur les niveaux de langue pour adapter le choix d'un synonyme au contexte dans lequel on écrit. De nombreux encadrés portant sur les difficultés les plus courantes du français : construction d'un verbe, orthographe, usage d'une expression...
Résumé : Indispensable pour ne plus faire de fautes ! Plus de 130 fiches expliquant comment déjouer tous les pièges. Avec de nombreuses astuces pour éviter les fautes les plus courantes. 25 tableaux types de conjugaison.
Résumé : Bernard Fripiat, spécialiste de la langue française, et Laurent Petitguillaume nous offrent dans cette bande dessinée drôle et passionnante, un formidable éclairage sur les subtilités de la langue française. Grâce à leurs saynettes et leurs mises en situation cocasses, il ne sera plus question de faire des fautes d'orthographe ! Au programme, participes passés avec "être" et "avoir", verbes pronominaux et homonymes en tous genres (à/a, on/ont, et/est...).
Résumé : Idéal et indispensable pour écrire sans faute ! 65 000 mots ; les graphies recommandées par la réforme de l'orthographe ; les féminins et les pluriels irréguliers et difficiles ; les mots à ne pas confondre.