Chef-d’œuvre de la littérature américaine écrit par jeune auteur qui n'eut jamais la chance d'en savoir le succès posthume Du portier au propriétaire d'usine, de la strip-teaseuse à la mère au foyer, du petit malfrat à l'intellectuelle gauchiste, rien n'échappe au regard aussi brillamment sociologique qu'ironique que John Kennedy Toole porte sur la société néo-orléanaise. Tout y est délicieusement ridicule, à commencer par le personnage principal du roman, Ignatius, jeune intellectuel hors-monde, réactionnaire par excellence puisqu'il ne peut percevoir le salut qu'à travers un retour à la philosophie de Boèce et doué d'une maladresse prodigieuse et cultive une passion sans faille pour les hot-dogs et la trompette dont il joue abominablement mal.
À trente ans passés, Ignatus vit encore cloîtré chez sa mère, à La Nouvelle-Orléans. Harassée par ses frasques, celle-ci le somme de trouver du travail. C'est sans compter avec sa silhouette éléphantesque et son arrogance bizarre... Chef-d'?uvre de la littérature américaine, La Conjuration des imbéciles offre le génial portrait d'un Don Quichotte yankee inclassable, et culte." On ne peut pas lire ce livre, l'un des plus drôles de l'histoire littéraire américaine, sans pleurer intérieurement tous ceux que Toole n'a pas écrits. "Raphaëlle Leyris, Les InrockuptiblesTraduit de l'anglais (Etats-Unis)par Jean-Pierre CarassoPréface de Walker Percy
« Million Dollar Baby n'est pas seulement une histoire de boxe. Plutôt celle d'un rêve. En fait, c'est surtout une histoire d'amour. La boxe n'est qu'une toile de fond. Quand je l'ai lu, je me suis dit que, d'une façon ou d'une autre, je ferais le film. » Clint Eastwood La rencontre entre F.X. Toole et Clint Eastwood relève du coup de foudre. Et du coup de génie de la part du réalisateur qui a su imposer aux studios son adaptation d'un livre salué par James Ellroy, Joyce Carol Oates et les critiques du monde entier. Encensé par la presse américaine, Million Dollar Baby est un chef-d'½uvre.
Résumé : La plus grande réussite de Toole est Ignatius J. Reilly lui-même : intellectuel, idéologue, tapeur, esbrouffeur, goinfre, qui devrait inspirer de la répulsion au lecteur avec ses boursouflures gargantuesques, son mépris menaçant et son combat solitaire contre tous et tout - Freud, les homosexuels, les hétérosexuels, les protestants et les divers excès de la société moderne. Imaginez un saint Thomas d'Aquin rétamé, transplanté à La Nouvelle-Orléans où, après une virée dans les marais qui le mène à l'université de Louisiane, à Bâton Rouge, il se fait voler sa veste alors qu'il est assis dans les toilettes de la faculté, dépassé par d'insurmontables problèmes gastro-intestinaux.
Résumé : Les années 1940. Un jeune garçon, David, grandit dans une petite ville du Sud, dans une maison délabrée juchée sur une colline. Chaque nuit il voit au loin l'immense bible éclairée de néon qui surplombe l'église, symbole de la ferveur religieuse des habitants qui méprisent sa famille. David trouve refuge auprès de sa tante, la douce et ronde Mae. Mais bientôt celle-ci part pour Nashville, et le pasteur décide de placer la mère de David à l'asile... John Kennedy Toole - l'auteur de La Conjuration des imbéciles, chef-d'oeuvre qui lui a valu en 1981, à titre posthume, le prix Pulitzer- a écrit La Bible de néon à l'âge de seize ans. Ce premier roman qui languit dans un tiroir jusqu'au succès phénoménal de La Conjuration révèle une tout autre facette de son talent.
Un des ouvrages les plus célèbres de l'auteur du Monde selon Garp, L'Hotel New Hampshire contient tous les éléments que l'on retrouve habituellement dans son oeuvre. En effet, drôle, astucieuse, originale et enthousiasmante est la saga de cette famille peu conventionnelle. Nostalgique et passionnée est la voix de John Berry, le narrateur qui parle sans équivoque du rêve de son père : tenir un hôtel. La famille Berry, les deux parents et leurs cinq enfants, ainsi qu'un ours et un chien, vont ainsi vivre des péripéties hilarantes dans trois hôtels différents, sur deux continents. Avec gravité, parfois, et toujours avec un humour grinçant, Irving fascine le lecteur au travers de cette histoire peu banale. Frank, l'aîné, Franny, la plus étrange, John, Lily et Egg le cadet sont les héros d'aventures loufoques. Des déboires de leur labrador Sorrow, d'abord empaillé puis victime d'un cruel accident d'avion, aux désirs incestueux de John et Franny, c'est un monde étrange selon Irving auquel nous sommes ici confrontés. Ce roman fait d'Irving l'un des écrivains les plus talentueux et imaginatifs de sa génération.
À quarante et un ans, Cal aborde une autre étape de sa vie : intrigué par l'histoire de sa famille, une famille au fort degré de consanguinité, il a décidé de consigner une fois pour toutes l'errance mouvementée à travers le temps de ses lointains parents, et du gène à l'origine de sa « double » nature. Tout a commencé à Smyrne en 1922. Desdémone élève des vers à soie, elle vit avec son frère Lefty qui va les vendre sur le marché. Lorsque les Turcs mettent le feu à la ville, ils fuient et s'embarquent sur un paquebot. C'est l'occasion de « reconstruire » leur vie sur la seule chose finalement qu'ils n'ont pas perdue, leur désir. Durant le long voyage qui les mènera à Detroit, ils se marient, tout en gardant le silence sur la nature incestueuse de leur union. À Detroit, Lefty ouvre un bar. Leur fils, Milton, le reprend dans les années 50, après avoir épousé sa cousine Tessie. Il le fait prospérer au point de rêver à une autre affaire. Les émeutes sociales de Detroit en juillet 1967 précipitent son projet : le bar brûle et Milton investit dans une fabrique de hot dogs. Il fait fortune et peut enfin s'installer dans les beaux quartiers : il achète la maison la plus excentrique de Grosse Pointe, la banlieue résidentielle de Detroit, une maison « moderne », rue Middlesex. Et il envoie sa fille, Calliope, dans une école pour jeunes filles de bonne famille, jusqu'au jour où elle se lie avec l'une d'elles, une « rousse originaire de Grosse Pointe » qu'elle surnomme « L'Objet Obscur »...
Résumé : Siggy et Graff, les deux narrateurs farfelus de ce roman, sont une version moderne de Don Quichotte et Sancho Pança. Seules différences : ils sillonnent la campagne autrichienne sur une énorme moto et se battent pour la libération des animaux du zoo de Vienne. Avec sa richesse, sa vitalité, sa fraîcheur, Liberté pour les ours !, premier roman de John Irving, cache cependant une intrigue plus grave : celle qui explore l'histoire, tour à tour tragique et grotesque, de l'Europe centrale de ces cinq dernières décennies.
Il voulait voir s'envoler les minutes...Gil n'a que huit ans. Mais son petit coeur a déjà connu de bien grands sentiments. Trop grands. Trop forts...À cause de ce qu'il a fait à Jessica, le voici dans une résidence spécialisée. Seul, face à la bêtise des adultes qui transforment ses rêves en symptômes cliniques, et son amour en attentat. Seul dans une forteresse de silence. Qui pourra l'y rechercher ?Une émotion pure, dans une langue merveilleusement préservée.