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Théologie queer
Tonstad Linn Marie ; Thromas Apolline
LABOR ET FIDES
19,10 €
Épuisé
EAN :9782830917871
Décoiffante, la théologie queer a fait son apparition il y a trois décennies au sein de la théologie anglophone, avec comme ambition de perturber et de complexifier des visions théologiques stables, binaires et hétéronormatives de la sexualité et du genre. Le corps humain, à même la chair, est le lieu où se jouent toutes nos relations. Même si les questions liées au genre et à la sexualité y occupent une place de choix, l'optique retenue dans ce livre vient interroger la théologie tout entière, non seulement pour favoriser l'inclusion de personnes au-delà de la binarité du sexe et du genre, mais aussi pour proposer une autre vision, plus juste, des relations entre êtres humains en société. Le système blanc patriarcal hétéronormé occidental s'en trouve radicalement remis en question, en dialogue avec une riche palette de sources théologiques, philosophiques et littéraires, de Judith Butler et Marcella Althaus-Reid à Toni Morrison, Karl Marx et Augustin d'Hippone. La théologie gagne à se mettre à l'écoute des diverses voix qui s'expriment en théologie contemporaine, y compris celles issues de la perspective queer, pour interroger et dépasser certains présupposés et certaines pratiques discriminantes dans nos sociétés.
Ce livre est né d'un étonnement surgi à la lecture d'un magnifique sermon de Maître Eckhart (l'un des prestigieux représentants de la mystique rhénane, XIIIe-XIVe siècle), qui offre pour l'époque une lecture totalement inédite du rapport entre l'action et la contemplation. La question vaut toujours, à l'heure où de multiples voies s'offrent à nous, cherchant à réconcilier spiritualité et militantisme. Méditant le célèbre épisode relaté dans l'évangile de Luc où les soeurs Marthe et Marie accueillent Jésus chez elles, le théologien rhénan suggère que c'est Marthe, la très entreprenante, qui enseigne à Marie, perdue dans son assise, la vérité du chemin spirituel. Dans cette relecture admirative du grand mystique rhénan, Francine Carrillo souligne toute l'actualité de ces pages et relève qu'en nous ouvrant à la liberté d'être "avec le souci, non dans le souci" , les deux soeurs nous convient en définitive à cultiver la fécondité de ce que François Cassingena-Trévedy rassemble sous une appellation inédite : la "contempl-action" !
La religion n'est-elle pas une affaire sérieuse ? N'appelle-t-elle pas les humains à vénérer et à respecter la divinité et à mener une vie conforme aux prescriptions religieuses plutôt qu'à vivre joyeusement et à rire à temps et à contretemps ? Oui, et il en sera question tout au long de ce livre. La première approche sera donc de présenter ce que les textes en disent, négativement certes, mais aussi positivement, car de nombreux textes dans ce sens existent ! Il s'agira d'autre part de montrer qui rit dans l'espace des religions abordées et de quoi l'on rit. Il s'agira enfin de faire réfléchir sur le côté humain des religions, sur les dérives et les failles de leurs représentants et de leurs fidèles, sur leur liberté aussi et sur leur oui à la vie. Ce faisant, ce livre ne s'adresse pas seulement aux spécialistes de l'histoire religieuse ou aux sociologues, mais à tous ceux qui, croyants ou non, s'intéressent à l'héritage religieux et à ce qu'il peut apporter à la joie de vivre et à l'envie de rire.
Résumé : Dans ce recueil, des femmes et des hommes, poètes, s'adressent à Dieu pour ne pas perdre pied. Aussi se font entendre leurs cris pour vivre et leurs aspirations à gagner en humanité... Leurs prières se mêlent à leurs tentatives de dire "je" et de relire leurs propres parcours, où s'espère, se signale, se décèle, se distingue, se reconnaît... un Autre. Peu importe que ces poètes soient d'hier ou d'aujourd'hui. Si la forme de leur texte, si leurs styles trahissent une époque, il en va tout autrement du fond. Un même désir les habite : laisser filtrer la lumière qui les traverse, accueillie avec surprise ou reconnaissance.
L'éthique de la liberté vise non pas à résoudre des problèmes mais à aider à mieux les poser par une confrontation entre ce que nous pouvons comprendre du texte biblique et ce que nous vivons concrètement dans notre société technicienne. De page en page, la liberté paraît comme une dominante de la vie chrétienne : pour Jacques Ellul, la liberté n'est pas une simple vertu, elle est la vie chrétienne même et doit donc s'incarner dans un agir individuel spécifique. Dans ce grand-oeuvre de Jacques Ellul, la pénétration de son analyse sociologique et la solidité de son exégèse biblique s'unissent pour exhorter les chrétiens, à la suite de l'apôtre Paul, à ne plus se conformer au monde présent. Le chrétien, libéré par Jésus-Christ de toutes les puissances contemporaines qui l'asservissent (Etat, Argent, Technique...), a reçu le pouvoir de devenir enfant de Dieu, c'est-à-dire d'être un homme sans convoitise, qui vit la gratuité, reste disponible et lucide, donne son offrande sans frustration ? et exerce son éminente responsabilité avec joie. Car la liberté chrétienne est cette liberté orientée par l'amour, celle de Dieu, qu'il s'agit de glorifier, et de mon prochain, qu'il s'agit de servir.
Jusqu'à présent, beaucoup d'homosexuels sont devenus pères dans un contexte hétéroparental avant de se déclarer publiquement homosexuels et de choisir un mode de vie correspondant. L'originalité de cette recherche est de s'intéresser aux hommes gays qui désirent devenir pères ou qui le sont devenus uniquement dans un contexte homoparental. En France, les gays qui souhaitent devenir pères se heurtent à de nombreux obstacles: l'adoption, autorisée pour des couples mariés et des célibataires de plus de 28 ans, est généralement refusée aux candidats homosexuels; le recours à une maternité pour autrui est formellement interdit; quant à la coparentalité, elle nécessite de trouver une future mère en accord avec le projet. Par ailleurs, outre les obstacles biologiques et juridiques, le modèle familial prôné par l'ordre social et symbolique rend difficile l'expression d'un tel désir. Première étude française sur la paternité gay, ce livre dévoile les arcanes du désir masculin d'enfant et explore les prémisses d'une nouvelle paternité. Une trentaine de gays y témoignent de leur désir et des arrangements qu'ils ont imaginés pour devenir pères. Biographie de l'auteur Docteur en sociologie, Emmanuel Gratton est directeur d'un institut de formation en travail social (ENSO) à Angers.
Résumé : La gestation difficile du PaCS n'interdit pas de penser au-delà la réflexion savante n'est pas nécessairement circonscrite par le débat parlementaire. Politiquement, la double question du mariage et de la filiation a été mise entre parenthèses: il s'agit d'ouvrir à l'homosexualité le couple, mais non la famille. Scientifiquement, on n'est cependant pas obligé de reprendre à son compte un partage qui trouve sa logique moins dans quelqu'ordre symbolique que dans la négociation politique. Rien ne nous empêche donc de revenir sur les évidences qui posent la différence des sexes et l'hétérosexualité au principe du mariage et de la filiation : peut-on, au nom de la science, en interdire l'accès aux homosexuels ? Plutôt qu'il ne propose un modèle de contre-expertise, cet ouvrage collectif se réclame d'une logique, d'anti-expertise. Cette démarche suppose un retour critique sur les arguments scientifiques mobilisés dans le débat, mais aussi sur la légitimité d'une argumentation de type savant pour fonder des choix politiques. Le meilleur moyen d'échapper à l'alternative, peu satisfaisante, d'une science indifférente et d'une expertise instrumentalisée, c'est peut-être, hors du cadre politique, de croiser des savoirs différents en vue d'une réflexion commune entre sociologues et anthropologues, psychanalystes et juristes, dans un dialogue avec des philosophes, non pas en faisant abstraction de l'actualité politique, mais en se plaçant au-delà. Engager un débat scientifique a pour nous une signification politique ; mais ce choix ne dicte en rien une solution. Le savoir n'a pas plus le pouvoir de prescrire que le pouvoir d'interdire. Il invite au débat démocratique ; il peut aussi l'éclairer, voire le nourrir - il ne saurait en tenir lieu. La fonction politique du débat intellectuel, c'est en effet d'ouvrir, et non de clore le débat démocratique.
À partir d'une enquête par entretiens auprès de femmes en couple, cet ouvrage propose une analyse sociologique de la parentalité lesbienne appréhendée à partir de l'exercice du travail parental fourni par les mères. Au-delà des individus, ce sont les deux membres d'un couple qui ont été rencontrés; couples de même sexe et ayant élaboré un projet parental, conduisant à diverses configurations familiales organisées autour de l'adoption, la coparentalité, l'insémination artificielle avec donneur connu ou inconnu, ou encore un rapport hétérosexuel. Le but de cette recherche est à la fois de révéler une vie quotidienne peu connue, souvent rendue invisible par le stigmate pesant sur l'homosexualité, et de réfléchir sur « la » famille et le cadre hétéronormatif dans lequel elle se définit. Travailler sur la parentalité lesbienne, c'est en effet interroger par la marge un ensemble de normes régissant le couple et la filiation à l'intersection de la sexualité et de la domination masculine, se demander: comment est-on mère quand on est lesbienne? Comment est-on mère avec une autre femme, c'est-à-dire quand la « différence des sexes » est absente et quand on n'en a pas le statut légal? Et, finalement: comment est-on mère « tout court » dans la société contemporaine?
Résumé : En annonçant la célébration, le 5 juin 2004, de l'union de deux hommes dans sa mairie de Bègles, Noël Mamère a ouvert le débat du mariage homosexuel de manière tonitruante. Des médias aux politiques, tout le monde, depuis le printemps dernier, y va de son opinion, parfois dans une triste cacophonie. Pourtant, malgré l'homophobie virulente des uns, l'opposition de la majorité de la droite et même d'une partie de la gauche, tous les sondages montrent que les Français sont favorables au mariage gay. De quoi alimenter les passions... Mais l'initiative de Noël Mamère n'est pas surgie de nulle part. L'hiver dernier, alors que le maire de San Francisco créait le précédent en mariant les premiers couples homosexuels, un petit groupe d'intellectuels français préparait l'offensive hexagonale. Le 17 mars, paraissait dans Le Monde un appel " pour l'égalité des droits ", signé, entre autres, de Jane Birkin, Jean-Paul Gaultier, Jacques Derrida et... Noël Mamère. C'est de là que tout est parti. Ce livre retrace, épisode après épisode, la " folle " histoire de ce " mariage du siècle ", fertile en rebondissements et coups de théâtre. Mais plus largement, il remet en perspective la lente reconnaissance du couple homosexuel, et les premières batailles menées pour lui conquérir des droits. Le récit précis et documenté de Daniel Garcia met chacun - journalistes, militants, politiques - au pied du mur de ses convictions et contradictions. Et s'il salue le courage des uns, il ne manque pas de déplorer, dans un style parfois pamphlétaire, la " frilosité " des autres...