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VIES ET MORT D'UN TERRORISTE AMERICAIN
TOLEDO CAMILLE
GALLIMARD
22,40 €
Épuisé
EAN :9782070785483
À 17 ans, Eugène Green décide de quitter l'Amérique reaganienne. Il fuit une petite ville étouffante et, rêvant d'Europe et d'Américains déviants comme lui (Salinger, Fitzgerald, Miller, Burroughs, Kerouac...), s'installe à Paris pour y découvrir que la fête est finie, que l'esprit n'y est plus, qu'il ne reste que des jeux de miroirs, des guerres de vanité et la version hésitante, bâtarde, de l'American dream. Dégoûté, il va choisir la clandestinité, puis la violence et, parvenu au statut d'icône, presque de saint, il meurt parmi ses fidèles...Mais que se passe-t-il lorsque le lecteur découvre que cette vie d'Eugène Green est en fait le projet d'un film, God save America, en train de s'écrire ? Que, derrière l'image de la route du Wyoming où l'adolescent chemine pour quitter son pays, toute une chaîne allant du scénariste au metteur en scène en passant par les producteurs et les critiques s'interroge : faut-il que le personnage aille de ce côté-ci ou de ce côté-là ? Est-ce la vie réelle d'Eugène Green qui inspire le réalisateur ou son scénariste, ou l'ont-ils inventé de toutes pièces pour donner corps à cet anti-héros éminemment hollywoodien qu'est la figure du « terroriste » ?Vies et mort d'un terroriste américain devient alors une polyphonie acide et cruelle où l'on suit le projet fou d'un réalisateur repentant, la dépression d'un scénariste raté, l'hystérie tantôt burlesque, tantôt violent d'un performer devenu, malgré lui, un ennemi d'État, les affabulations sombres, souvent morbides, d'un adolescent mythomane, les envolées bibliques et revanchardes d'un évangéliste célèbre, mais surtout, planant comme une ombre sur cette colonie de personnages, l'épopée bien réelle d'un des plus fameux terroristes made in USA, l'ex-professeur diplômé de Harvard Théodore Kaczynski, alias « Unabomber », qui mena la plus longue campagne d'attentats jamais perpétrée sur le sol des États-Unis.Par l'auteur iconoclaste de cybermondain Jolipunk.
Ce livre, écrit à l'aube du XXIe siècle, poursuit une seule obsession: excaver le gigantesque édifice de fictions à l'intérieur duquel nous croyons vivre une existence libre et ce, jusqu'à ressentir ou, mieux encore, cerner notre commun vertige. Les Vies potentielles sont les traces de cette excavation, l'instant où le vertige apparaît pour la première fois limpide, détaché des petites chimies préparatoires. Je les vois, ces vies, comme une série de lucarnes où projeter l'état potentiel du monde, ce curieux exil immobile auquel nous sommes aujourd'hui condamnés. C'est un état de fêlure qui transparaît dans ces multiples histoires, une misère qui se prend pour une chance, des rêves qui sont une forme douce, séduisante du cauchemar, des vies qui se refusent, par ambition, mélancolie ou joie, à renoncer aux vitalités de nos conditionnels.Que sont donc ces Vies potentielles?Des vies qui pourraient être. Infiniment.
Résumé : Le livre de la faim et de la soif est une chevauchée effrénée dans les contrées du conte et du roman picaresque. Le personnage central est le livre lui-même. Alter ego du narrateur, il entame de façon autonome des récits qu'il ne prend pas le temps d'achever, en quête d'une totalité irréalisable. Chaque fois, le livre s'aperçoit qu'en nommant les choses il les détruit et doit repartir à la recherche d'une autre réalité. Sa folle cavale nous emporte dans de nombreux pays, réels ou imaginaires, dans diverses époques, dans des langues différentes, car le livre n'est jamais rassasié. Ses récits empruntent leurs univers au western, au roman noir, au Talmud ou au Coran, aux poèmes de Michaux ou au roman de Cervantès, à Borges ou à Rabelais... Voyage entre les mondes, Le livre de la faim et de la soif embrasse ce XXI siècle débutant de colères et de tremblements. Il s'agit, pour Camille de Toledo, d'allier dans une fiction labyrinthique la pensée et le rêve, la philosophie et la poésie, de fondre tous les possibles dans une narration sans limites. Une aventure littéraire exceptionnelle, vibrant à chaque page d'une joie d'inventer et d'une vitalité impressionnantes.
L'inquiétude est le nom que nous donnons à ce siècle neuf, au mouvement de toute chose dans ce siècle. Paysages! Villes! Enfants! Voyez comme plus rien ne demeure. Tout bouge et flue. Paysages! Villes! Enfants! L'inquiétude est entrée dans le corps du père qui attend son fils, comme elle s'est glissée, un jour, dans le corps des choses. C'était hier. C'est aujourd'hui. Ce sera plus encore demain. L'inquiétude de l'espèce, des espèces, et de la Terre que l'on croyait si posée, qui ne cesse de se manifester à nous, sous un jour de colère, au point qu'on la croirait froissée ou en révolte.
1882. Ilia Brodsky, l'orphelin des shtetls, Juif sans terre chassé de Russie par les pogroms, traverse l'Europe avec sa soeur Olga. À Vienne, il croise le jeune Theodor Herzl, un dandy qui commence à percer dans le monde des lettres. Cette rencontre fugace avec l'homme qui imaginera quelques années plus tard le futur État d'Israël va changer sa vie. À Londres, où il côtoie les réseaux anarchistes de l'East End, puis à Paris, Ilia se met à enquêter sur Herzl. Pourquoi ce Juif mondain, parfaitement intégré dans la Vienne des Habsbourg, a-t-il soudain pris fait et cause pour des frères sans patrie dont il a honte ? Quels rêves, quelles raisons intimes, ont conduit Herzl à oeuvrer pour le "Pays à venir", une nation où tous seraient enfin protégés des violences de l'Histoire ? À quoi ressemble le rêve sioniste dans cette Europe à l'aube du XX? siècle qui se rue tête baissée vers la destruction ? À travers deux destins opposés et étrangement symétriques, ce puissant roman graphique confronte deux versants de la pensée juive : la tradition de l'exil face aux aspirations à la Terre promise. Au moment où l'Europe du XXI? siècle connaît de nouvelles fièvres nationalistes et identitaires contre ceux qui y cherchent un refuge, il s'efforce, par la voix d'Ilia Brodsky, d'imaginer un pays pour ceux qui ont tout perdu...
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.